CH. II. — MULTIPLE VARIETE DES LOUANGES
femmes, a été choisie comme iiislrument de notre salut. En elle les oracles des justes et des prophètes ont eu leur consommation... A tous ces titres, il convient de lui donner J/yers noms. Elle est le temple du Fils de Dieu, un temple où il est entré sans corps pour en sortir revêtu de notre chair. Elle est un nouveau ciel mystique, dans lequel le Roi des rois a fait sa demeure, et d'où il est en quelque sorte tombé sur notre terre, revêtu d'une apparence terrestre (i). Elle est une vigne odorante dont le fruit a pris à l'arbre sa ressemblance (2). Elle est une fontaine jaillissant de la maison de Dieu, d'où coulent des eaux vives qu'il suffit de goûter du bout des lèvres (3), pour ne
plus jamais avoir soif » (4).
Je ne poursuivrai pas cette nomenclature ., soit parce qu'on en a déjà les éléments dans les pages qui précèdent, soit parce qu'on peut la rencontrer longuement développée dans des ouvrages spéciaux (5).
(i) Apoc. , XXI, I.
{2) Eccli., XXIV, 23.
(3) Joël., ni, 18.
(4) Opéra S. Ephraem. Syrit. III (syriace), p. 606, 607.
(5) Voir, par exemple. NomencLator Mavian., clans le t. XX des œuvres du P. Théoph. Raynaud; Maracci, e Conç. Cleric. Regul. M. Dei, Polyanth. 3Iarian., in qua libris xviii, Deipare Virçiois sanctissima nomina.. . juxta alphabeli seriem lectorum ociilis exhibentur (S'a/Tiina aiirea, t. IX, p. 858, et X) ; item, Kaym. Jordan., Piae contemplât. de B. Y. M., Parle XIV (Sumina aiirea, l. IV, pp. ioo3, io65) ; Richard de Saint Laurent, de'Laiidibus B. F. 0pp. Albert. M., t. XX, etc.