‹ La Mère de Dieu et la mère des hommes (volume 4)Chapitre 16 sur 119 · L. VIII. -— LES B^FANTO OC MARIE · texte numérisé non relu

L. VIII. -— LES B^FANTO OC MARIE

les vivants, régénérés par la grâce de l'adoption; ceuxlà en6n, comme saint Bernardin de Sienne et saint Anselme, la font mère des é/its et des prédcsiincs (i).

On pourrait à l'Infini muiiiplicr les exemples de divrrgrnce. Mais il vaut mieux montrer que cette divergence ellc-môme n'est qu'à la surface, et qu'au f nul il n'y a chez tous qu'une seule et mAme doctrine, prrsenlée sous des points de vue différents. Une preuve sans n^plique, c'est que les mômes auteurs, et souvent dans la suite des mômes passages, d«*finissent ainsi diversement la posléritc spirituelle de Marie.

Essayons de rendre manifeste l'accord entre des textes si opposés en apparence; et pour le faire avec plus de clart'", posons comme principe une vérité reconnue généralement par tous. C'est que Marie est la mère de tous ceux qui ont Jésus-Christ pour Sauveur, et Dieu, pour père. Sur ce point, pas de discussion, ni d'incertitude : l'axiome est aussi incontesté qu'il est incontestable. Demandons maintenant si -Jésus Christ est mort pour sauver tous les hommes; ou, ce qui revient au même, si to.; nt appeler Dieu

leur père? La réponse n'est [i us*. Il faut l'af-

firmer, si l'on ne veut pas aller se ranger parmi les ennemis delà saine dt»clrine, au dix- siècle,

les Jansénistes (2). Oui, le Fils de Die -janl sur

le Calvaire offrit son sang, non pas seulement pour les prédestinés, non pas seulement pour les justes et pour les fidèles, mais encore pour l'universalité des

(0 Inotile de confirmer on diveraei apprllaiions par def exemple*.

{», Vtiir U iicrunirc de* an^ proftotiliuns coodiiui:uc« daas le lirr* de Jansèoius.

cit. IV. — MARIE, MèRE DB TOUS LES HOMMES 87

hommes. Si celte proposition n'est pas dans toutes SCS parties article de foi, c'est du moins l'expression • i ' ' ' ' 'Ijolique, telle qu'elle nous est ma-

li . lire, parles l'éres, par l'ensplirne-

ment et la persuasion commune de l'Église (i).

El pourtant, personne ne l'ignore, des Pères et saint An;^uslin, pour ne parler pas des autres, ont nié dans certaines circonstances que Dieu veuille le salut de tous les hommes, et que le sang de Jé?us-Christ ait été vo: ' r tous, s;. Il, On dirait plutôt

que, ^ mi, la vui ^ jne et l'effusion du

sang rédempteur atteignent ceux-là seulement qui en ont recueilli pleinement les effets. Mais un de ses disciples, sainl Prosper d'Aquitaine, à l'aide d'une simple remarque, a fait disparaître l'apparente opposition du grand docteur avec le commun des Pères, et " " r- s propres »:crils. « Oui, dil-il, on assure

ti , t que le Sauveur a èlé crucifié pour le

salut du monde entier... Mais, d'autre part, on peut 'lin* qu'il n'a élé crucifié que pour ceux à qui sa mort a profité. Il a donné son sang pour le monde, et le monde n'a pas accepté la rédemption » (3). Saint Jean Chrysoslûine avait déji\ donné la solution. « II a élé

(^" -• - '^ ' péchés (Ir ' itip tPhommes.

I' .elnouj' '/«? Il est mort

pour tous, afin que sa mort !*■> ~ > i\M tous, autant <|'i" ■ '' en lui. Celle mort alluil à r • " • ruine

ni: •• : Il tllli'f(ii«i ••lî(* 11*:» r» is f;iil 1! .• tous

(1) Cf. I Tin.. M. 1. «iq. \n, to: tl Cor., v, t4*i6. CooMlt«r pear « l'em PeUa. da D'à, L. i. e. 4. S; 4« Inearm. L sut. c. 1. «M. \t, S. Procper.. Htutonta ad objttt. Oatlor. O'jJ. 90. P. L. u. luij.

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