‹ La Mère de Dieu et la mère des hommes (volume 4)Chapitre 18 sur 119 · I . . rien), et que (roulât elle · texte numérisé non relu

I . . rien), et que (roulât elle

|Hlil<'if, riir tir »ct«ii p*' rcvuicx V .

(i) Act., tr. 11.

cil. IV. — MAIltC, MÈRE DE TUL'S LES HOMMKS Qit

que vous nous avez rachetés pour Dieu par voire san*^, de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation. El vous avez fait de nous un royaume et des prêtres pour notre Dieu... » (i). El c'esl dans ce sens que « IWgneau a été immolé dès l'origine du monde » (a) : immolé, non pas en réalité, mais dans la prescience et dans la volonté du I*ère; immolé de telle sorte que c'était dès lors, en considération de son sang et de ses mérites, que Dieu répandait sur les liMiiitnes et sa grike et son Esprit. Or, s'il n'y eut jamais de sanclilication en dehors de la victime du Calvaire, ne voyez-vous pas quelle est la pari de la bienheureuse Vierge dans le salul des anti(iues générations, puisque c'est d'elle que le monde a reçu le Sauveur, et qu'elle l'a suivi jusque dans son immolation ?

' MIC que les justes, antérieurs a la venue du

Il ^ ur universel des hommes, ne furent pas

sanctifiés indépendamment de ses mérites futurs, de m tue aussi la foi du môme llédempleur fut pour eu.x,

le elle l'est pour nous, nécessaire au salut.

>ique le Christ ne fût pas encore incarné de fait au temp4 des patriarches de l'ancien Testament, l'In- «aruation existait déjà dans les préonlinations diviiio el dans leur foi, dans cette foi par laquelle ils furent justifiés : car les temps sont changés, mais non la fui, dit sainl Aut.nistiii (3); pourlaiil les ruisseau.x de la ffr«lcc coulaient ali>r'< moins .iliomlaiils ijue de

<0 A|ioe., V. 0, 10.

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jii», li.lf» ruirl 1 ri rr«i;rri:çliuiii» rju». .\

94 L. Vlll. — UU KHTAXt* OS MARIE

nos jount, parce que les sources des sacrements de la nouvelle Alliance n'élaient pas encore ouvertes, ni l'obslacle enlevé, qui fermait l'entrée iln ' '-;

d'Adam, le pécheur » (i). Ainsi parle s et, avec lui, toute la tliéolot^e catholiqii<

11 faut pourtant le remarquer, celte fui plus ou moins expiicile dans ceux que Dieu avait plus spécialement destinés à conserver le dépôt de la révélation, ne devait pas nécessairement l'être dans tous autres. Il leur suffisait « de s '' r à la providcjc-c

par une foi implicite; c'est- 1 <■ croire que Jieu

délivrerait les hommes suivant les modes qui lui plairaient, et de la manière que son Esprit l'avait fait connaître à ceux qu'il pouvait avoir honor't de ses révélations » (a). Telle est l'importance de cette doctrine que le docteur Ang^élique la reprend encore dans ses commentaires sur la sainte Lcriture. a A! la chute de notre premier -père, il n'est persom pouvoir être délivré du péché d'origine sans la foi du Rédempteur. Mais cette foi s'est diversifiée quant au mode de croire suivant la diiïcrcnce des temps cl des étals. Pour nous qui sommes venus après l'accomplissement du grand mystère, l'obligation de le croire est plus grande qu'elle ne le fut pour coux qui l'ont précédé. Même avant la venue du Christ, il en était qui devaient le croire plus explicitement; à savoir, I ' ores^ et ceux à qui Dieu

l'avait -, . . - De même, en ceux qui

vécurent sous la loi mosaïque, la foi du mystère devait l'emporter sur celle des hommes qui vécurent avant

i) s. Tbom. io III. Seat. D. i3. q. a. a. a, soi. i, ad 4; cf. O.sS, q. 3, a. 9, M>l. 9.

^a; S. Tbooi., a-9, q. a, «.7, ad a; col- q. 1, a. 7 tôt.

en. IV. — MARIE, MènE OB TOUS LIS HOMME.H ()5

Il loi; car ils avaient dans leurs sacrements autant .lo fii^nircs qui repr«^scnlnienl le Christ et son sacrifice. Oiiaiit au.x gentils qui furent sauvés, il leur suffisait «le croire en un Dieu rtWnunératcur, parce que la rémunération promise n'est que par le Christ. Ce faisant, ils avaient la foi ' '" te au Métiiatour » (i). En résumé, nulle ju- >n non .seulement sans

les mérites, mais sans la foi du Christ Rédempteur, parce que, toute justification depuis la cImiIc orii^inolle venant de lui, nous ne pouvons être sauvés sans nous unir à lui. Or, le principe de cette union est, de notre part, la foi. Mais si la foi du Christ est nécessaire, il

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