‹ La Mère de Dieu et la mère des hommes (volume 4)Chapitre 25 sur 119 · TOI · texte numérisé non relu

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on révèle ce qu'ua w>ïi eo soi-mime cl de soi-m^ipe.

cil. VI. — LA Mt'.nC DES AMGES l/^S

par Marie » (i). Ilicn de plus, rien de moins. Est-ce là, je le demande, lui attribuer la gr&ce qui sanctifia les Ançes ? Je ne trouve rien de plus décisif dans les paroles d'AII>ert le Grand. Le bienheureux, après avoir accumulé des raisons qui militent pour ou contre le privilège qu'aurait Marie d'ôtrc une mère, non seu- ' ' ' ' >, mais encore pour les espriN

, . 1 : « On peut dire aussi (pi'!!»'

est mère des Anges au point de vue de l'origine, ^^/ï/'- /arrt, parce qu'elle a engemlré le père et le restaurateur des Anges w (2). Etre le restaurateur des -Anges, c'est rendre la grâce aux hommes déchus, et leur faire prendre place dans les phalanges angéliques.Donc, rien de - ' ■ ' dans ce premier membre du texte. L'autre- -u aurait plusde force; maisil faudrait,

avant tout, démontrer que, dans la pensée du bien- ' Albert le Grand, le Christ est le père des

..... .1 raison de ce qu'ils tiennent de lui comme

homme, et non pas seulement de lui comme Dieu.

Cette dernière distinction suffit également à renver- .,,... '■ • -unient basé sur un j ■ - ' ' - où saint

i recherche de quelle ; — < Ihrist a

été fait rédemption pour le» Anges (3)..., attendu qu'ils n'ont jiiiiais été rarhelés : les uns, par ce qu'ils iiL-ti ont pas eu besoin, les autres, parce qu'ils n'ont pas mérité celte grdce; ceux-là, parce qu'ils ne sont pas {niiil.--.. ceux-ci, parce que leur ruine est irrépar.iMi-. \\>ici, répond-il, en deux mots, la solution du prubL-rne. Celui qui a relevé l'homme tombé, a donné

. d« Lauilib. B. M. Y. L. rr, e. g., o. 7.

V '1 M .Vu/.-r .VdlWfir, q I 4''. Opp., U XX. P {S. I ' "' .1. So.

lt\\ L. v: s KKFANTB DE MARU

à l'Ange de ne pas (oniher : brisant les chaînes de l'un, il a préservé l'autre, et c'est ainsi qu'il a été la rédemption de l'Ange aussi bien que celle de l'homme » (i).

D'accord, c'est de la personne du Christ que les Anges ont reçu leur beauté surnaturelle et c'est par lui qu'ils l'ont conservée : car il ne serait pas Dieu, s'il n'était la première source de tous les biens dans l'ordre de la nature , de la grâce et de la gloire. Mats ce n'est pas là ce qu'il s'agit de prouver. Pour inférer du texte de saint Bernard que la muternilé de Marie s'étend aux purs esprits dans la mesure où elle embrasse les hommes, il faudrait encore montrer que, dans la pensée du saint, c'est du Christ en tant qu homme et de ses mérites que les .Anges tiennent leur rédemption largement dite, c'est-à-dire, et leur grâce originelle cl leur persévérance dans ccî" '■ ' • . Or, il n'y a rien dans le texte qui nous obli. i-

metlre. Tout au contraire, le contexte nous le défend. En effet, avant de poser la question qu'il vient de résoudre pour les Anges, saint Bernard avait exposé la manière dont le Verbe est devenu pour l'Église justice, sanctification, rédemption. Or, son explication renverse de fond en comble la théorie qu'on veut lui prêter.

lOcoutons-la plutôt, a 11 est vrai, au commencement, dès le principe, existait le Verbe, mais ce fut ^ ' ni quand on leur eut annoncé qu'il avait re\ ;'•

chair que les pasteurs vinrent en hâte le contempler dans sa crèche... Jusque-là, tant ({u'il n'était que Dieu, ils ne pensaient pas à s'approcher d«' '•■' ^"•■îne

(i) s. Deroard.. Serm. t in Canlie., D. 6. P. L. clzzxui, 8So.

donc au coinm •iicriiii'nt l'iaii le- Verbe, m'iis ^ f'rbe en Dieu..., ainsi, dès le intime coiiitnencctnent, le Verbe était sagesse, était justice, était rédemption,

ir Us Anges. Afin qu'il le fût au«si pour les

^. le Père l'a fait tout cela dans la chair, et

liii-méme s'est fait ce que l'a fait le Père. Aussi est-il ' Ht : Dieu l'a fait pour nous sagesse, justice, sanciilicution et rédemption (i). L'Apôtre ne dit pas sim- ()U>ment qu'il l'a fuit sagesse et le reste, mais qu'il Ta tait tel, dans la chair et pour nous, parce que ce qu'il

ir les Anges, il l'est alors devenu pour les

Est-ce assez clair? Le Verbe qui était en Dieu, et tel qu'il était en Dieu, c'est-à-dire, esprit purement

i- " "cl, a été la justice, la sanctification et la

i*jn des esprits angéliques. C'est afin de l'être

aussi pour nous qu'il s'est fait visible dans notre chair,

"ut que les pasteurs ont adoré. Donc, au

--- , le notre saint docteur, les hommes et les

Antres ont été différemment sanctifiés par Jésusst : ceux-ci par le Verbe demeurant au sein du • • <c, ceux-là par le Verbe incarné dans notre nature et mort pour la sauver

Acceptons de confiance un passage de saint Vincent i' <|ui, si l'on < ' ■' " tyeret c<

Ii. .. il, serait plu- , « Dieu

iilès l'origine, aux esprits angéliques que leurs ordres peraient un jour rétablis dans leur int re.

y leur dit donc à tous qu'il s*» •"■■•>•.... ... j,.w>iuirc :>. Mo.

Uk uJiMM Ma uommt- 10

li^C I.. Mil. - LC« KXrATrX DE MAftir.

Imaginez quelle idée se fonnèreiil les saints Anges de cette Vierge sainte qui devait un jour réparer leurs ruines » (i). Relisez nos observations sur le texte de Kichard de Saint-Laurent; c'est assez pour ôirc convaincu que saint Vincent Ferrier n'apporte aucun a[)point à l'opinion qu'on voudrait étaycr de son témoignage.

A plus forte raison scrail-il chimérique de faire appel à l'autorité de saint Cyrille d'Alexandrie, parce qu'il a dil au concile d'Lphèse, en parlant <!' ' *! ;•• de Uieu : « Par clic, les Anges et les Arcliai 3, ni

dans l'allégresse, les démons prennent la fuite, le tentateur est tombé du ciel ». Il suffirait, en effet, de rappeler que le saint est l'un de ceux qui, parmi les anciens Pères, ont le plus explicitement assigné la réparation du péché comme motif déterminant de rincarnutiou. Mais il n'est pas besoin de remonter jusque-là pour montrer combien ce texte prouve peu ce qu'on voudrait lui faire dire, a Par elle, dit saint Cyrille, les Anges et les Archanges sont dans l'allégresse. » Oui, et justement, puisque leur joie, c'est de voir Dieu glorifié, les pécheurs venant à la pénitence, et les vides de leurs propres phalanges comblés par l'accession des hommes. « Par elle les démons prennent la fuite et le tentateur est préci[)ilé du ciel. •> Oui encore, puisqu'elle est la femme prédestinée qui, dans son Fils et par son Fils, écrase la létc d- 1,

plus terrible aux démons qu'une armée r . u

bataille, tour de David d'où pendent mille boucliers et les armures des forts. N'est-ce pas assez pour justifier les paroles du saint docteur • ^' • uit cela ne peut il

(1) S. Vioc. Ferrtr., Serm. 4 de Concept. V. M.

eu. VJ. — LA XEIIB DES AXGSS l'i7

••• "'f lieu, à moins que Marie n'ait concouru à hj'ns- '.ion des Aiigfs, comme elle a cooprrc^ à la ré- '*fiiption des hommes?

l-on, cela ne va-t-il pas n d lunuer en

ère les liuutes idées que nous devons

voir de la bienheureuse Vierge Marie? Sans doute, si

nous lui ôlions son diadème royal, el si, parce qu'elle

n'est pas mère des Anges aux mêmes litres que nous

I saluons mère des hommes, elle devait perdre à leur

^'ard sa qualité de Reine et de Souveraine. Non,

: ' • ■ " ! mts de la part

sanctification.

Msoiisplus : c'est cela môme qui doit porter jusqu'à

»lre culte pour la Mère de Dieu; car il ne

.. v^.ai plus de lutter avec les es(»rits angt'liques,

• respect, de confiance et d'amour envers elle : ce

ai serait assez pour eux serait trop peu pour nous,

lous lui sommes incomparablement plus fils

nous est plus mère.

D'ailleurs, Marie, pour n'être pas mère des Anges

ne manière qu'elle est la nôtre, ne leur en

.., ,...o moins une aiïection qui n'est égalée que par

Ile du Dieu fait homme. C'est qu'elle les aime en

>ieu et pour Dieu, suivant le degré d'union qu'ils

;it avec Dieu. Pourtant, elle ne peut avoir pour eux

je ne ^ai.s quoi qui vient à l'amour de la maternité

mplèle, de la communauté du sang, des sacrifices

• iouleurs que la vie des objets de cet

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