‹ La Mère de Dieu et la mère des hommes (volume 4)Chapitre 38 sur 119 · L. VA. J 1 3y · texte numérisé non relu

L. VA. J 1 3y

S30 1 LE CVLTS DB LA SAI!<TK VienOE

des élraogcrs. Tels soupirs embrasés ti*une flme que l'amour de Dieu transporte hors d'clle>mèine, mis dans un livre en forme de médilations ou d*eœerciceSy pcrdonl tout ce qui les rendait explicables, et ne sont plus qu'une vaine et déplaisante exagération » (i). (>la dit, nous n'avons plus besoin de recourir à d'autres explications pour justifier des expressions comme celles que nous avons rapportées, quand nous les trouvons sur les lèvres des enfants de Marie, parlant à leur mërc.

Du reste, tout n'est pas étrange, même au point de vue de la seule raison, parnù les formules si vivement critiquées. Prenons la dernière, par exemple, c'est-àdire celle que loue particulièrement le P. Paul de Barry dans son Paradis otwert d Pliilagie (a). Sans doute, il n'est p8s permis de subordonner l'amour du Fils à celui de la mère : ce serait aller contre la nature de la charité. Muis la formule bien comprise ne suppose rien de semblable. De même que je peux, sans renverser l'ordre, m'excitcr à l'amour de Dieu par reconnaissance pour ses bienfaits, par la crainte des

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peines dont seront punis ceux qui ne l'ont pas aimé, par l'espérance de la béatitude qui récompensera mon amour. ain>i puis-je le faire en considération de la More de Diru. Autres sont les stimulants qui me portant à l'amour de Dieu, autres le motif et la mesure de cet amour. Quand j'aime Dieu parce que je veux être un jour du nombre de ses élus, je veux l'aimer pour, lui-même et par-dessus tout autre bien, parce que cela seul peut me mettre en possession de Dieu. Ainsi l'a-

ni'iurdo y -l'aimer son Fils plus que je

ii.> liume . pie je n'aime toute créature;

]*:irce que c'est dans cette mesure qu'il est aimé d'elle <•! <j"ip je dois l'aimer, si je veux répondre aux désirs iiialcrnels de son cœur.

Ajouterai-jc qu'il faudrait bien peu connaître l'histoirc des Saints, pour prendre scandale de ces pieuses rxtra - •- ^ ms parler de saint Paul qui souhaitait q(> .-«l le fit analhème pour les Israélites, s»*s frères (i), xoyez un saint François d'Assise, eni- V • '■'- • ' ' ' ' sla

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•ne; voyez un saint Paul de la Croix, tout hors •le lui-même, criant aux arbres, aux moissons, d'arré-

• - I ••— • -Tts à la gloire de la suprême boulé; ne

^ que c'est de la folie? Oui, mais c'est la ixlie de Tamour, une folie que Dieu justifiait par des

• >ns de grâces et par des miracles (a).

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a33 — I.E CULTB DE LA SAINTE VIERGI

Un dernier mol sur les petites pratiques par où les enfants de la sainte Vierge témoii^nent et nourrissent leur dévotion pour cette tout aimai' I.e Para-

dis ouvert à /V//7(////>,dont je pari là l'heure,

<n expose une centaine, toutes empruntées, soit à des saints canonisés par l'Kglise, soit à de pieux personnalise», reconimandahles par l«Mir amour envers la Ueine du ciel. Le charme naïf et la tendre piété qui se dégagent de la plupart n*ont pu leur faire trouver ^ce ni devant le ri- ' ' ' !isd«»Jaii ' i),

ni devant la si. , du Proti ne.

Et pourtant, rien de plus simple, rien de plus naturel; rien aussi de plus efficace que ces petites prati-

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Ctl. III. — Ot QCC RÉCLAME LA MèRB DB GRACE a33

ques de dévotion envers la Mûre de Dieu, quand on a le bonheur de l'aimer. J'ai dit : rien de plus simple et de plus naturel. Si j'aime Marie, si je la reconnais pour ma véritable mère, que puis-je mieux faire que de la saluer souvent, que de la porter dans ma mémoire^ que de la visiter dans ses sanctuaires de choix, que d*a%'oir sur moi le chapelet, le rosaire ou quelque image d'elle, que de me réjouir de ses privilèges, que d'aimer à parler de ses vertus et de ses j^randcurs, etc.? N*e«l ce pas ainsi que des enfants bien nés eu agiraient à l'égard de la meilleure des mères? Rien aussi de plus efficace : car, si l'on y regarde de près, ces ■ ■ ■ vont toute-- , , . : . , . uvcraine,

à faire descendre sur nous les dons du Fils par l'intercession de la mère, à reproduire les vertus de ce parfait modèle, à détacher les cœurs des biens périssables, à vivre entin d'une vie digne de la filiation dont elles sont la reconnaii»sance et la sauvegarde.

CITVPITP.F IV

Du < ru rst 11 S —

<1" -> dans le I I. —

<1^><^"*^° ' vcc la cuaJuitc de Dieu daus la distri» butiuQ <:

I. — Après ce que nous avons médité du culte de la l»iciiheijrciise Vierge, dans les chapitres qui précèdent, il serait assez inutile de vouloir en démontrer la lég^itimité. Du reste, on ne pourrait la mettre en doute sans encourir les analhèmcs de la sainte Éi^lise qui tant de fois l'a définie, dans la suite des siècles, en condamnant les adversaires du culte des Saints; et qui, chaque jour encore, l'atteste en célébrant partout la lI ire, la puissance et la bonté de notre au^ste iiifie.

Ce n'est donc pas seulement du culte de la Vierge, pris en général, que nous avons à traiter d'ins ce chapitre. Notre dessein est d'en considérer tout spécialement la partie qui nous amène [tlushabituelIcmiMit aux pieds de la Sainte Vierge, je veux dire te culte spécial d'invocation. Ton* *" -n alxirdant ce point particulier, nous n'abati' i^ pas la question plus large du culte de la Mère de Dieu. C'est d'abord que la prière en est un des pnncipaux actes. L'Ange de l'Erole se demiride, dans un article de la Somme théolofjifjue, si la prière, il pai.e de celle qui s'adresse directement à Dieu, doit être tenue pour un acte de la vertu de

cil. IV. — CULTE d'invocatioîc 235

religion^ en d'autres termes, de la vertu par laquelle nous rendons à Dieu le culte de latriey qui lui convioiit à lui siMil. « Oui, rt'pondil-il sans lu^siter : car c'est le propre de la relit/ion d'oiïrir à Dieu la révérence et l'honneur qui lui sont dus. Voilà pourquoi tous les actes qui vont d'eu.x-mt^mes à remplir ce de- %-oir ont cette vertu pour principe. Or, il est manifeste que l'homme en priant Dieu l'adore el le t^lorifie, puisque, ce faisant, il s'abaisse devant lui et reconnaît qii. ' ' '. comme de leur première source, il reçoit

lui. IIS » (l).

Objectez-vous que le rôle de la prière est celui d'une soili'citeusey au lieu que par la rclii^ion nous offrons nous-mêmes à Dieu l'hommai^e de notre dépendance, cela même lui sert à fortifier sa thèse : car l'homme qui prie Dieu lui iiure son âme et son cœur, puisqij* ' ' ' ife comme absolument dépendants

^\r \r sa munificence (a).

Aussi bien,fau(-il que nos prières, pour être agréées de la divine majesté, [ il dc\ant elle tout im-

pr^,„/...v ,lcs actes sp ...i.al propres à la vertu

,], I. De là vient que nous flécbis.sons les genoux pour prier, que nous nous prosternons à terre, .jiic rii.iis liv.ins n.î'i veux et nos coeurs vers le ciel, roiimir n < 1 ml -!• i...iis-mémcs que inisèn» et néant devant Dieu. De là vient encore que, voulant prier, m)us ' IIS de p ' heure rt'Wr .i . .-, et de ! '«-li les . iiii ' N .Il licremenl consacrés à la célébration du culte divin. Si la prière est un des actes d- n,

rriix-ci,cn retour, «ont tous eu.x-méf!-- •••",... iil

o , »•>, 11. ti a. S.

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