L. VIII. — LES KMFANTS OB lUtllE
éclatante comme une torche embrasée. Mais voici que les deux personnages se mirent A conférer ensemble de la dociriiu*, objet de ses troublantes i ' ' Kt c'est ainsi qu'il apprit leurs noms : car ut
m se parlant l'un à l'autre. Et il entendit celui des deux qui s'était montré sous l'cxlérieur d'une femme, inviter nommément Jean l'hvangéliste à expliquer à ce jeune lioinme le mvstère de la vraie piété; et Jean de répondre qu'il était prêt à complaire en cela, comme en tout le reste, à la Mère du Seis^neur, Or, après que rhvangélistc eut clairement formulé cette doclrine, la vision s'évj.nouil. Grégoire, resté seul, écrivit immédiatement ce qu'il venait d'apprendre ; si bien (ju'il enseigna toujours dans son église conformément à celte règle, et qu'il la transmit à ses successeurs comme le patrimoine et l'héritage divin, grâce auquel la foi seconscrva pure de t(»ute hérésie » (i). Grégoire de Nysse affirme que, de son temps, on conservait encore à Néocésaréele texte original, écrit de la main du saint évéque, et « c'est de quoi rhacun peut s'assurer de ses yeux, en l'allant voir dans les .Vrchives de cette É^^Iise », dit encore le même Grégoire de Nysse, après avoir rapporté le symbole ainsi miraculeusement enseigné par la Mère de Dieu (a).
(i)S. Gregor. Njueo., Oe. de VUa :»'. Gregor. Tkaomal P. G.
JtLVl. <»<><(, ir|<|.
Cr kid »
tlll ri
lie-
ck - r
an' ir
UD<- ir
•ra...... ... ,... -. . — ^..- IcsL
ooaserrMt (Uns soo oœar. et : :ioumt, poar «io»! dire, et» le
cil. 11. — l'église, fille de mahic 35
Ce que la sainte Vierge a fait pour le Thaumaturge, (Je cuiiibieii de manières ne l'i^-t-elle pas renouvelé pour d'autres.
Il ' î (ie le tieinontrei [iir unr iouir tir ii-
iikm. faits, si notre graïul l*onlife Léon XIII
n'avait pas magistralement exposé ce rôle de Marie dans \xixt Lettre aposloliijue qu'il adressait récemment à toute rÉ;;lise. C'est donc lui qui va nous dire ce qu'est la Sainte Vierge, et quelle est son action constante dans l'ordre de la foi.
« Nous le savons, le fondement et le [iniicipe des dons divins, gr;l<'e auxquels riiommc, dépassant l'ordre de la nature, s'élève jusqu'aux biens éternels, s, c'est très justement aussi qu'on le , -, - - n'est efficace pour acquérir et perfec-
tionner celle même foi comme l'action secrète de celle qui nous a donné V Auteur de la Joi^ de celle qui fut saluée bienheureuse à cause de sa foi, de celle enfin dont il a été dit : Personne, ô Vierge très «Eiinte, n'est rempli de la connaissance de Dieu que [.;tr ^ '-Us : î. ' • , ' " *-!
que par vous (i).
« Et I ne paraîtra pas ex;i'' i .1 aflirmer
que c'est , .i>.«l«Mnrfii sous sa conduite cl par son
assistance que l.i ^ ,....• et la lui évangéliques se sont ;<■(>. iiilu - - r.ipidcment, à travers des obstacles et ■\''^ '" -- ins nom, portant avec elles, chez l'uni-
^«•t II 'TfiMies, un nouvel ordre de justice et
•■tm: ë. Bwl . hp. »o4, od Stocmnar., n. 6 P. Q. sxxit« 7^. • -"' Gtrai. CoMUnI , Or. a tn Oarm. D. '•'
?>C> L. VIII. — LES EMrAMTS DB MARIB
uc j..«ix. C'est là ce qui inspirait l'âme et la prière de saint Cyrille d'Alexandrii', lorsqu'il s'adrcs$;ait en ces termes à celle Werge bénie : Par vous les Apôtres ont pt ■ ' ' ' <alut aux nations...; par vous la sainte croix < ;iiêe et adorée dans tout l'univers...;
par vous toute créature, emprisonnée jusque-là dans les erreurs idolAtriques, e^' • à la coi re
de la vérité ; par vous les h .jnl arrivi > ,..iiil
haptéme, et des églises ont été fondées dans toute nation (i). C'est elle encore, comme l'en t^loriHail le même saint docteur, qui a procuré à TEt^'Usc et aiïcrmi dans ses mains le sceptre Je la foi; elle dont le soin constant fut toujours de maintenir parmi les peuples, ferme, inlucle et frconde, la foi cadiolifpie. « Nombreux cl bien connus sont, dans l'histoire, les monuments de cette maternelle vigilance; el parfois on les a vus s'y révéler d'une manière vraiment admirr.ble. Ce fut surtout aux éporjues et dans les pays où la foi s'alanguissail par suite d'une indiiïérepce jamentable, ou bien encore chancelait sous le cKoc I ix des erreurs, que Tautrusle Vierçe
rendit , •; à lous sa miséricordieuse influence.
Alors, en elTet, sous son impulsion et grâce à son a; hommes éminents par leur sainteté et leur
zv.K ..^, .-u»lique se levèrent pour repousser les efforts des méchants, ramener' les esprits à la piété de la vie chrétienne et les enflammer d'amour pour elle. Fi" * îN, et pnîssanl à lui seul comme f>lusieurs. Iir - celle tluuble t;iclie Dominique de (juzmaii,
r^ qu'il était de sa confiance dans le Hosaire de Marie.
(I, S. CyrilL, //(M/i. II. « diiftrti». Eneonu B. M. Heip.V.Q. lzxvi; io3s.
eu. II. — LêGUSE, FILLE DE MARIE 37
'< Non, personne ne peut mellre en doule la très lu::»' pari revenant à la Mère de Dieu dans les serviras rendus par les vénérables Pères et Docteurs de i'i;„'lise, qui travaillèrent avec un dévouement admirable soit à défendre, soit à mettre en pleine lumière ! ■ •' ' ; '" -t, en eiïel, de celle qui est le
v^, qu'ils reconnaissent avoir reçu la féconde inspiration de leurs meilleures pensées; et, [lar ronst'-.jiient, c'est à elle et non pas à euxmêmes qu ils Kl! ili'ril !»'Mr< virtnîr<*>; mir 1:» in:ilic(^
des erreurs.
'( lliirin,les rois et les Pontifes romains, défenseurs
' ' '" »', ont toujours imploré, les uns pour leurs
•ns saintes, les autres pour la promulgation
de leurs décrets solennels, l'assislanjce du nogi de la
' s sans en éprouver I'
, - ! quoi l'É^'lise et les 1 . '
à Marie des > aussi méritées qu'elles lui sont
L'I< •rieuse» : Sulul, ô bouche perpétuellement élo- .ji.ffitr »!" *■ *!re8, solide fondement de la foi, rem- (<a!l ;u ,1? de riCglise (i); salut, ù vous par
qui nous avons été enrôlés parmi les citoyens de
la divine sagesse ont jailli, refoulant par les eaux très jiiiies et très limpides de l'orlhodo-vie le flot montant des erreurs (3). Kéjouissez-vous, parce que, seule, vous avez détruit toutes les hérésies dans le inonde entier (4). Telle est la part, la grande part que la très y. I prise dans l'expansion, les combats,
•■ n. P. O. «m, fy».
(.3 11 i.i I' << »' »iii. .<■
(k) ia ofHcio U. M. V