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[Il :Wa seconde, qui fera plus directement l'objet
de UuA COd
Je dis d"ii. .j.M ■» '"" '•'^^-
ces divines sont n( faveur (»ar les Saints du ciel, et surtout par leur lieux-
iZ^ I TB OB VA •AOtn VIBBOB
et la nôtre, est d'une merveilleus convenance, à quelque point de vue qu'on l'envisage.
Tel n'a pas été l'avis dos : ' K*
catholique. Dieu, nous rc^ ; s
nos misères, puisqu'il est par nature la science infinie. Jésus-Christ lui-même a dans son humanité la connaissance parfaite de ce qui nous touche; il l'a ;:'•'•» à la vision béatifi(|ue, il l'a grâce à la science inli. deux sources de connaissance qui dépassent immensément en clarté comme en étendue toute autre connaissance créée, iJe plus, Dieu est de lui-même le Père des miséricordes, et, par suite, il trouve en lui-même une inclination naturelle à nous combler de ses dons. Pourquoi donc faudrait-il qu'une pure créature vint lui représenter nos besoins et solliciter pour nous sa libéralité paternelle, comme s'il ignorait notre condi* lion présente, ou n'était pas la bont<' — - -''nce, une bonté «jue sa pente innée porte à s ' en bien-
faits?
Voilà ce qu'ils nous opposent, ou [>lulôt ce qu'ils opposent au rôle de la Mère des hommes, et je leur réponds avec l'Église et ses docteurs : si pareil raisonnement était solide, il n Irait à rien moins qu'à supprimer toute prière adressée par l'homme à Dieu. Il faudrait condamner les .\pOtres et les chrétiens, disciples in^médiats des Apôtres, qui se demandent et se prêtent mutuellement le secours de leurs prières; condamner la Sainte Ecriture, qui rapporte ces faits et qui les approuve; opposer enfin le démenti le plus manifeste à Jésus-Christ lui même, puisqu'il a prié pour nous son Père, cl qu'il nous a donné dans l'oraison dominicale le précepte et la manière de prier, non seulement pour nous, mais aussi pour tous nos frères.
cil. IV. — CULTS d'iîCVOCATIOλ 2 89
Disons plus, ce raisonnement mènerait à rejeter en bloc toute l'économie des sacrements de l'Éj^lise cl rKi,'lise elle-même avec l'uni versa II le* des moyens de salut dont elle a reçu le dépôt : car el l'Etj'lise avec tous ces moyens, et les sacrements de l'Éijlise ont pour fin d'ouvrir les sources de la divine crràce cl d'en apporter jus(]u'à nous les salutaires elTusions.
Allons encore plus loin : conséquemment aux mém*"- rrail dire avec un droit >'■
Vvu. , . . .. : Ljr de notre salul à I'Hit
Dieu ; qu'était-il besoin qu'il se posât comme notre nir.liateur et notre avocat auprès de son Père; à quoi puuvaieni servir et .ses mérites et ses infinies satisfactions? Dieu n'avuit-il pas as.sez de puissance, de sagesse et de bonté pour nous relever par lui-même, !;on des - • l
• rt par li lO
•erail plus di;;ne de sa miséricorde : car nous ne verr ' ses c«>lés la justice • ' des rii|^u»*urs
jut ,•.»..,.•.■» sur '"'""'•'•'>'■'■ '>'•! lî.inv. !(• S;ii|.
veur mourant.
Il faut encore ici rappeler une belle et solide docinri.- .lu .! M-r, ,ir \ ' :-. Saint Thomas fait donc n iiÉ.irjip I .j 1 ,1 > ,is l'antiipiité trois erreur»
relatives ik la ptière. Suivant les uns. Dieu ne s'occupe p,,s .!■ H .',.,v.,. I,, ; J'où celte conséquence
naiurcllc 'ju il C5I 11. .: h; le prier, inutile même de
l'adorer. Suivant d'autres, tout dans le monde arrive par nécessité, soit parce que les ' » Pro-
vidence sont immuables, soit j....,, .j,., .. ment des actions et des causes n'admet ni c<)i. ni liberté. D'autres enfin confessaient, il est vrai, le
1^0 L I.\. — LE Ct'LTE DB LA SAl!«TB VIKRGE
^ouvcrncmenl de la Providence, el rejetaient celte inéluctable nécessité qui ne laisse aucune place aux faits •nts, aux actes libres; mais c'était leur opile les dispositions de la Providence sont sujettes au changement, el que, par suite, le but de la prière est de les modifier à noire profil. Trois err<> ég^alcmenl pernicieuses auxquelles on échappe en >.^alenant, d'un côté, l'utilité de la prière, et, de l'autre, en rejetant et le règne de la nécessité dans le gouvernement des choses humaines et la mutabilité dans les dispositions de la Providence divine.
Le moyen de concilier entre elles des vérités si contraires en apparence, c'csl de po^
«lisposilionsde la Providence ne . :,: . : ,
ment aux eiïels à produire, mais comprennent aussi les causes et l'ordre de production des effets par ces causes.Or,cntrebeaucoupd*autrcscauses,ilyalesn '" humains. Il faut donc que les hommes posent cei i actes, non pour changer par eux la disposition divine, mais, tout au conti
veut l'existence des -. : , , ^ : :
Il en va de même au regard des causes naturelles : car elles aussi n'ont leurs effets voulus de Dieu qu'à la condition d'exercer l'acliviié qu'elles ont reçue pour la production des mêmes effets.
a Voilà ce qui se voit également dans la prière. En
effet, U'
cet acte , ,
«n priant, ce que Dieu a résolu dans ses conseils d'accorder seulement aux prières ; de telle façon, dit saint Grégoire, que les hommes méritent |)ar leurs dentandes de recevoir ce que le Dieu tout-puissant, avant tous les siècles, a décidé de donner, mais en considération
— CULTE o'iXVOCATIO:* 3^ I
et à la suite de ces mêmes demandes » (i). « Donc, •outenlr qu'il n'est pas besoin de prier pour obtenir qiit'!<]iie bienfiil de Dieu, par colle raison que l'ordre de la Providence est immuable ; c'est comme si l'on disait qu'il est inutile ou de se mettre en chemin pour arrivera quelque endroit déterminé, ou de prendre des alin ' ^ur se nourrir : toutes choses manifestement ab- (a).
Si vous demandez au saint docteur pourquoi Dieu, qui csi riche en mi -, a mis celle condition à
relTasion de ses plui — .; Jantes faveurs, il vous répond, au même endroit de ses œuvres. Ce n'est pas qu'il ignore nos i>esoins, encore qu'il interrogée parfois comme s'il ne savait pas, pour tirer de nous l'humble aveu de nos fautes ou de nos misères (3), ou même pour montrer que rien n'échappe à son reirai il \ . M t> c'est qu'il nous importe souverainemf^nt Je biiiicuuuaûre comment il est, lui, la source de tous les biens, et comment, nous, de notre fonds, nous sommes indi|^(*nce et néant; c'est pour nous mettre
'! '•• ' ■■ ■ " • ■■ *'• de penser à lui, de con-
' esprils et nos corurs pardessus les choses visibles jusqu'au principe invisible «î<- ' ' ' 'le toute richesse, de tO(i!
c"< - I ur resserrer les liens d- . ,-.
d'amour qui doivent nous unir à lui comme des enil Père, des sujets à leur Roi, la créature au
(1)8. TImm.. ••«. q. tS. «. •.
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Mais, puisque les adversaires du culte de prière envers la bienheureuse Vierge cherchent un appui dans les perfections divines, nionlrons-ieur que ces mAines perfections, la sagesse, lu boulé, la miséricorde, loin de condamner l'espérance que nous meltons dans l'intercession des Saints, et particulièrement dans la médiation de Marie, rappellent et la confirment. Je ne prétends pas qu'il serait impossible à Dieu de nous sauversi ni les Saints ni sa divine mère n'intercédaient pour nous. Il le pourrait, assurément, comme il aurait pu le faire sans les sacrements, sans l'Église, sans les mérites et la mort de Jésus-Christ. Qui donc a le droit de mettre des bornes à son pouvoir? Ce que j'affirme, c'est «ju'il a choisi de toutes les voies qui s'offraient à lui pour opérer la sanctification des hommes la plus convenable à ses perfections divines et la plus harmonieuse à notre nature. Celle vérité n'est plus à démontrer, tant elle ressort manifestement des pages qui précèdent (i); elle va pourtant ressortir plus évidemment encore dans la question soumise au présent examen.
Vous nous opposez la bonté de Dieu. Mais ne savez-vous pas que la plus belle manifestation de cette in< '^ ' ' ' .>nté, c'est non seulement de comn u^r
sa ; '»n particulière à chacune des c; . •^,
mais encore et surtout de les faire coopérer, sous son action loutc-puissanle, soit à leur déveh' 'pro-
pre, soit à la perfe'i'"" 'b* ses autres u .. ' II y
is '('-firislu») sciret lioc (quod a Paire pcielwl) e««e in Dci voI
ihil' ■llnli. iir .!,jl illll.-l xrirhar l)cll!ll IlOC M lie iillliliri I|iT M^
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nih lioii
M Sent IJI. D. I-. a 3. sol. i. od3. (I) Voir, en particulier, II* Partie. !.. t. c. i.
cil. IV. — GULTS d'wVOCA.TIOÎI 243
eut, au moyen âq^e, des philosophes assez aveugles pour nier toute activité productrice, en dehors de celle de l>ieu. A celle absurde prétention les docteurs cathuli<jues (i), et nolainincnt saint Thomas, opposaient entre autres raisons Texcellence de la bonté divine : car il • ' ' ' :re de faire participer les créatures
à sa I' .«rès les avoir fait participer à son
être. Il n'y a rien de plus divin que d'être le coopéraleur de Dieu (2). Lors donc que Dieu, qui n'a besoin de personne, communique, au degré voulu par sa divine sagesse, la divinité de causes aux œuvres de sa main, il s'honore lui-même en les honorant. Ce n'est d - non plus, défaut de miséricorde 1 la-
1» . s'il veut que les Anges et les Sur tit
en quelque sorte les complices de sa clémence, et nous
f I ) Diooyv., dt Caelttl. ffUrar., e. S. 1 1. P. G. m, 107, col. 1 ; Cor.
alholi-
{•oonpoi «'i irait
l'p^rulalii riiMI
a. I. *••! :tr
244 I . — LK CUI.T» DB VA BAIXTC VIERGB
aident auprès de lui par leur intercession ; puisque la compassion qui les porte à nous aider de leurs suffraîjes est une émanation de sa miséricorde iiirinic(i). Une source ne se déshonore pas pour alirn-" - l" ses raux d'autres sources qui naissent d'elle.
Ajoutons une autre considération non moins divine «le rem.jnpic. Dieu, étant l'i:; l'unité dans ses œuvres, si m , .
tUre, et les marque au coin de l'unité. Or, ce qui fait l'unité dans l'ordre entre les créatures de Dieu, le nœud qui les relie les unes avec les autres, c'est avant tout la dépendance mutuelle où les relient l'influence que les unes exercent au profil des autres, sous le gouvernement de Dieu. Brisez ce lien ; qt.Sl n'y ait plus entre les créatures cet éclians^e de services, ce commerce incessant d'actions et de réactions : dès lors plus d'unité, plus d'ordre, plus d'harmonie (i). Par conséquent, de ce chef encore, c'est faire outrage à la bonté comme à la sagesse divine, que de vouloir relranchcr de ses œuvres ce qui est en elles la cause et le sceau de l'unité. Personne, je pense, ne serait assez aveugle pour accorder au monde delà nature cette manilestation des perfectionsdivines et pourla nier du monde surnaturel, où ces m resplendir d'un éclat inco::., - ,
Voilà pourquoi l'.Vpôlre, en maint endroit de «es lettres, a proposé l'unité des membres dans le corps du Christ comme le privilège insigne de l'Église. N'est-ce pas à la perfectionner q«e tendent les dilFérents ministères du nouveau TesUmenl, et plus encore la présence et l'action du Saint Esprit, opérant et demeu-
(i) s. Tbom., c. Otnt., L. lU, c. 69.
cil. IV. — CCLTE D*WVOCATIO?l 2^5
rani an milieu derK/lisr^ insiin'A In <()ti«înnim:iiion des sit'cles (i)?