CM. IV. — CULTE O'IWVOCATIO.I
En effet, la gloire de Dieu, c'est d'être tellement grand, tellement bon, tellement riche et tellement beau que, sans s'épuiser ni s'appauvrir, il puisse à toute heure verser à torrents sur ses créatures bonté, richesses et beauté. Ainsi, la gloire du Fils par nature est de pouvoir, en restant l'Unique dans l'incoii ' ' '■'!<• de sa sphère, devenir en sa
qu^' ! unienl inefTable des adoptions
paternelles.
Préten<lre e.xclure celles-ci pour l'honneur du Fils unique, c'est dire ou que la perfection de cet Unique est trop bornée pour se communiquer sans déchoir, ou que le sang versé par lui sur le Calvaire n'est pas d'un pr' ' ' ipnl la dignité des enfants
d .1 ^ », mon frère et mon iJieu,
▼eus m'apparaissez d'autant plus beau, d'autant plus riche et plus aimé, d'autant mieux l'Unique du Père, qu'il vous donne plus de frères et de cohéritiers. Leur éclat rehausse votre grandeur; et plus nombreux je les VOIS se presser autour de vous, plus je vous admire
et je vous aime. Tm - ' ! -es à la pui.ssance
d'intercession, et v<> /comment la mul
titude des intercesseurs, loin d'éclipser la gloire du M»'«!i,tteur uni'! " mis Christ, la relève et lui dunne, auprès i. et des Anges, une splendeur toujours croissante : car c'est par lui qu'ils prient, et leur prière est à la mesure de la vertu que leur ont imf -^ ••' • ■ - .:.,.
C^s con . i -ni, même en
dehors de tout le reste, à faire comprendre combien il éi < ■ ' sus-T^hrisl de c<" i
•"• , ssion que nous a ;s
€0 elle. Marie est Mère de Dieu; donc il se devait (k
î48 L. IX. — LE CULTB Ol LA SAITCTE VlEnGK
lui-mAmc de la glorifier au-dessus de toute créature. El [tiiisqjie la gloire de la créature est de coopérer aux rruvres divines, à cellcs-lA surtout qui vont à la pcrfcc-tioa surnaturelle des hommes, il fuUait que les prières de cette bénie Viei^e, appuyée sur son Bien ■ ,'. rn lit î ii".iirs un lihre : ' i irAne de la . i . : Il ' iNt en priant «j- ut fair«* des-
cendre sur nous les grâces de salut.
N'oublions pas, en lui reconnaissant la primauté d'intercession, mi^mc à considérer les raisons qui lui sont communes avec les autres Saints, qu'elle a des titres qui lui sont exclusivement propres. Je ne les o.\[>Iiqucrai pas à nouveau : ce s. * néter ce que iKHis avons surabondamment d- dans cette
deuxième partie (i). Mieux vaut passer à la conclusion qui se dégage naturellement de ces vérités.
III. — Si les effusions de la grâce sur les hommes sont attachées aux i -iuns des Saints, et très
spécialement à celles (i ', il est bon pour nous, il
nous est salutaire, et c'est dans les intentions de Dieu, que nous, de notre c<ilé, nous recourions par la prière à sa médiation. L'embarras n'est pas de trouver les preuves de cette conséquence, mais de faire un choix dans la foule de celles qui se présentent.
Tout d'abord, il serait facile d'appliquer à ce nouveau point de doctrine les art,Minieiils de convenance par lesquels nous avons tout à l'heure établi le premier. En effet, c'est par cette invocation que se consonim(> l'unité que Dieu a voulu mettre entre ses créatures, <]uand il a fait dépendre de l'intercession de Marie l'octroi de ses grâces.
(t> II* Partie, I rtc.
eu. IV. — CtLTC o'i.NVOCATloN aii(^
CVsl encore parla que Dieu, Noire Seia^neur, a.ssure à - - < , I :. - '.rificalion qu'il recherchait pour
e'i lant le privilège dV'tre l'instru-
menl privilégié de ses miséricordes. Saurions-nous a— notre salut est dans ses mains, si nous ne
dt ....- ,-iS implorer son assistance, et reconnaître en la priant qu'elle est vraiment notre bienfaitrice et notre avocate toute-puissante auprès de Dieu?Auraitel! ■ ' • rneiit celte consolation, cette joie la plus déli . une mère, de nous faire du bien, si nous
ne tendions pas les mains vers elle, si nous n'allions p: ' lits entre ses bras; si nous ne
du . ... j iu fond de notre misère : Il/os
iuos miséricordes oca/os ad nos converte: si nous recevions ses bienfaits, sans qu'il nous fût besoin de
fjjj,.. 1 , ., coeur; en un mot, s'il ne fallait
jai. tidfl nos prières avant de prier elle-
même pour nous?
" ' savons ' ni peu
d • , '.-ment à ' ^ : . u, une
foifl affranchis du besoin de s'élever rers lui par la prière, en vue d'obtenir son assistance ; et c'est ce que Notre S<'i;,Mirur a bien compris, puisqu'il a fait du culte divin, c'rst-à-dire, de l'a.ssistance au saint sacrifice, des sacrements et des autres parties de la Liturgie sa< ; ' ' ' ■ ' ' ,H.
Il eu II I ' <'ij, si le bénéfice de vos intercessions auprès de votre Fils n'était pa^ pour une l" rt, aux prières
que uuu!» \>.. .■ .. ^ au pied de vt*;.. <-, ou que nous
remettons entre vos mains pour que vous daigniez le<i pirs«Miter vous-même en notre nom.
Vainement on nous prêcherait que vous vies iuu(«^
' " ' ' tics crc.iturcs cl la
, r et noire inère;vai-
nemenl on ajouterait que toutes les grâces répandues par Dieu sur les hommes sont atlachées à votre intercession, tellement que tout don de la divine bonté doit passer par vos mains, avant d'arri%'er jusqu'à nous ; ces motifs et d'autres encore seraient bien faibles pour attirer les hommes à vos pieds, le cœur pénélré de respect, de reconnaissance et d'amour, tant que Texercice de votre médiation ne dépendrait pas des hommages qu'ils nous rendent et des supplications qu'ils vous offrent. La preuve '' i est dans un phénomène journalier. Qu'allons-nous porter à vos sanctuaires de choix; qui nous amène à vos autels; que
renferment perpéluellemontnos hymnes de lor — ^
Des demandes, encore des demandes. Nous comme ces petits enfants qui courent se jeter dans le sein de leur mère, quand ils sont poussés de quelque désir qu'elle seule peut satisfaire, trop oublieux d'elle tant qu'ils n'ont rien à réclamer de sa tendresse. Au ciel, ni notre louans^e, ni les témoignages de notre amour n'auront besoin d'un semblable stimulant. Mais alors l'imperfection présente aura cessé; alors surtout nous vous contemplerons dans le plein rayonnement de \ ' ' Te, de votre bonté maternelle et de toutes vos j >ns.
Voulez-vous d'autres raisons de convenance? Pourquoi devons-nous prier Jésus-Christ, per Dominum nostrum Jesiim Christum, quand nous allons à Dieu pour lui demander ses ^^râces ? Parce que c'est par Jésus-Christ qu'il a décidé de nous les donner. Or cela môme nous mène à prici ' ' » Mère de Dieu :
car c'est aussi par elle que .î irist répand sur