CHAPITRE V
Eorore sur le culte (TioToeatiou de la winle Vierge. — Ce culte
de . : , -..- . Je
la vèriioble Lgtise du Christ Y
I. — Kosle â résoudre une autre grave question. Est-ce, non seulement une souveraine convenance, mais encore une nécessité d'avoir pour la sainte Vierge la dévotion filiale qui se traduit par la prière? Au fond, la question ici posée diflfère peu de cette autre: y a-l-il nécessité pour les enfants de Marie de rendre un culte positif à leur mère; car, ainsi que je l'ai déjà fait mil ' '' ' ftrière en'" ' !te de
loii.-iri;;^' . , , ' le cuit»' s est,
d'une manière plus ou moins explicite, un culte de jirittc. Il faut enc<»r«* l'aNOMfr, les l iis et les
m.iiiic^ de la doctrine spiriluclle al>« ..; .i.ssez rarement cette question; au moins, pour la traiter directement, et, comme on dit, ex pro/esso. Us aiment
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[•;ts gardé le »ilence
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ci dépendent de la manière dont on entend la / iité. Jl j a ce qu'on appelle la néceitUé de précepte cl
304 t. rx. — LB CtILTB OB LA SAITTC %1CnOB
la nécessité de moyen. La première se comprend d'ellemême : une chose est n <• de nécessité de pré-
ceple, quand elle est u .....aJéc par une aulurilé
légitime. A ce point de vue, certains actes du culte de la bienheureuse Vierge sont nécessaires; par cx«'! la célébration de ses fêles, dans la mesure où IL^..-^ les rend oblitjatoires. C'est de la nécessité de nnnjen que nous avons surtout à parler; c'est à dire, de la nécessité de poser tel ou tel acte, si l'on veut obtenir ou conserver la gr;icc du salut (i). Ainsi la prière, en général, est nécessaire de nécessité de moyen, parce que c'est en priant que nous obtenons de Dieu les secours indispensables pour triompher des tentations et persévérer dans la grâce.
Mais cette nécessité même comporte des degrés. 11 y a la i ' '• absolue : telle est, pour prendre un
excmpl r, la nécessité des aliments pour sou-
tenir et conserver les forces humaines; telle aussi la nécessité du baplén>e pour qu'un fils d'Adam le pécheur devienne enfant de Dieu : car il ne peut y avoir ni grâce d'adoption, ni salut par conséquent, indépendamment des eaux baptismales (2). Il y a la nécessité relative, qu'on nomme aussi nécessité morale, comme serait celle d'employer quelque moyen de transport, quand il s'agit d'un très long et difficile voyage. Vous pourriez absolument faire à pied le trajet de Paris à IVkin; ce qui ne vous empêchera {>as de \\vzov qu'un
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(s) Joan., lu, 5. Ce n'est pa* A dire que le p^bé d'orifrine ne pnisse <lre cffnc^, »aii ' " * " ' ' " ■ ,,1
éin hu}«j»l<<' y.
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eu. V. — NKCESSlTé D*INVOQUBR M&RIB 355
vaisseau ou la voie ferrée vous sont indispensables pour l'entreprendre. Or, il est clair que celte dernière sorte de nécessité peut être plus ou moins grande cl se rapprocher plus ou moins de la nécessité strictement dite, suivant la nulure des difiicullés à vaincre. Une remarque aussi, qui n'est pas indillérenle, porte sur le terme de moyen. Le moyen n'est pas une simple condition : c'est quelque chose (jui concourt positivement au but pour lequel il est employé. Ainsi le baptême a le caractère de cause; la prière, celui d'impétralion.
Ces notions préliminaires une fois supposées, cherchons ce qu'il faut penser de la nécessité de la dévotion à la Mère de Dieu, cl tout spécialement du culte de prière. Voici tout d'abord l'aulorilé du docteur Angélique. Il parle eu général de l'invocation des Saints, ' liose manifeste que ce qu'il en dit est sur- . , ible à leur Kctne. -Vprès avoir élahli lu nécessité de la prière (i), il se propose cette question : f)'r ', s 'flous prier ies Sa ints d' intercéder pour nous ? Aliti que lu réponse soit mieu.\ saisie, je traduirai le texte eu entier : « C'est un ordre établi de Dieu parmi les créatures, au témoignage de l'Aréopagite, que les rhr- ' • intMiécs A Dicu I " -!
'|iij , , < , parce que les - .r.
la patrie sont le plus rapprochés de Dieu, l'ordre de t'i i ' nous, qui somii
pèlt :- . — . . i-neur (j), nous u :...:. .i
Dieu {>ar Ic.h Saints, comme pur des intermédiaires
(t* A<1 oratiotifni auilibrt irnrttir tx boc tnèo ouod Irnriur aii )>i>n>
(•j II Cor., V, 6.