‹ La Mère de Dieu et la mère des hommes (volume 4)Chapitre 47 sur 119 · AM\L X · texte numérisé non relu

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Des principanx bienfaits attaclies pour les hommes, et dant tous leurs ctats. au culte de leur divine mère.

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Bienrails de tout ordre pour b vie présente. — La dévntîoo à lu

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pour qui le porte au moment de la mort.

I. — La dévotion envers la Sainte Vierge, c'csl-à- (liff, une '. ' «le lui rendre le ciillo «le vé-

nération, , îiourquVIle mérite est, dans

une certaine mesure, de nécessité de moyen pour arriver au .salut; plus nécessaire encore pour monter à la pfrfiTtion Mirri.iturcllc, à la sainteté. Une autre cjucNiixii vi.iii M- (K'MT naturellement à la suite de cette ronsiatation. ^)uelle est l'utilité, quels sont les fruits de lu I * ' lion? On i ' i;\ regaril * le»tion n lie : car M de la bc : ' use

Vierge est de telle importance pour ses enfants, c'est principalement i\ cause den avantages inrstimahtes qu'il leur procure. Toutefois il ne suffit pas d'une ré{)onse si générale. Les auteurs qui ont écrit sur ce sujet ne se lassent pas de redire à leurs lecteurs tout

V ^ \. — BIENS ATTACU^S AU Ct!LTS OB MAniB

ce qu'un fidèle serviteur de la Reine du ciel peut attendre de sa tout amoureuse et puissante protection, dans, quelque état qu'il se trouve.

Entrer dans le détail de ces faveurs serait la matière d'un gros livre. Nous nous bornerons aux points principaux, étudiant par ordre quels avantng^es la dévotion à Marie procure aux hommes, suit dans l'état présent de la uoiey soit après que la mort les en a retirés.

Commenrons par ce qui nous touche «le plus près, c'est-à-dire, par les biens qu'apporte avec elle, pendant les jours de notre pèlerinage terrestre, la dévotion à la Mère de Dieu, notre mère à tous. J'en résumerai le plus grand nombre en quelques phrases, pour m'attacherplus longuemcfit à ce fruit d'un intérêt universel et fondamental, exprimé dans la formule si souvent répétée: la dévot! ' " -e Vierge est un

gage de salut, la marque ■ : , nés.

Quand donc vous demandez ce qui revient aux serviteurs de Marie du culte et des hommages qu'ils lut rendent, docteurs et Saints vous répondent d'une voix unanime : tous les biens. Parmi ces biens, les uns se rapportent spécialement aux nécessités du corps, aux ' ' fite : ce sont les î i lu-

is les maladies, uce

ilans les dangers, réussite dans les affaires, succès tion des 'la-

.... . -vw . .u vont diri c. ,..: .... , — . - iide

l'être spirituel, je veux dire à ce qui forme, conserve, développe et consomme en nous l'enfant de Dieu, l'héritier du ciel.

C'est de ces derniers surtout que la bienheureuse Vierge est prodigue à l'égard de ceux qui l'honorent

et ircc qu'ils sont les biens rentables,

diu 'S [Kmr eux-mêmes. Quant aux au-

tres, elle est une mère trop sainte, trop sa^e et trop bonne pour les donner indifféremment À qui les lui demande. Avant d'ouvrir le trésor où ils sont renfermés, elle veut savoir s'il est expédient pour nous de les recevoir. Ce n'est donc pas rebuter les prières que de n ' ' ' s sortes de biens; tout au con-

trit 1 d'une manière conforme à sa

qualité de médiatrice et de mère. Demandez et tous recevrez : c'était la parole • par le Seiirneur à

ses disciples. L'expérience li « ...^^.cs est là pour attester que la bienheureuse V^ierg^e a le droit, elle aussi, de la ré(>éter à ses serviteurs ; et si le ciel pouvait s'ouvrir sur nos tètes, nous entendrions l'armée des élus nous affirmer de la «lévtdion à Marie ce que l'Lcriture a dit de la Sagesse : « Tous les biens me sont venus par elle

II. — Dans le chapitre précédent, le culte, et sûrtout le culte de prière envers la bienheureuse Vierçc,

nous ri -■■■ ■ ■■' ■- ...... « ,ns un sens très véri-

blc.ui. ^ iP les hommes. Est-

il permis d'ajouter de cette même dévotion qu'elle

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374 L. A. — SIKItS ATTACHiU AU CULTE DE MAAIB

constitue par elle-même une note positive de *.'••• • -n d'autres termes et pour me servir des exj n

communément employées dans cette matière, peut-on dire qu'être dévot à la Sainte Vierjçe, c'est porter, dès cette vie, le caractère, le signe et la marque des prédestinés? Grande question qui ne saurait nous laisser indifTércnts, si nous avons quelque souci de nos destinées éternelles.

Quel problème capital, en ciïet, que celui-ci : seraije du nombre des élus de Dieu, ou dois-je partager un jour le sort des malheureux qu'il it va loin de

sa face? Des saints môme ei «le grau is ne pou-

vaient, sans trembler, en envisager la solution. Entendez plutôt saint Bernard commentant le texte de l'Ecclésiastique : « Personne ne sait s'il est di|^ned'amuur ou de haine w (i). « Oh! les terribles paroles, el qu'elles sont capables de jeter le trouble dans les consciences les plus assurées. Oui, je l'avoue, rli '' is que je suis tumbé sur ce passage, j'ai été pu , ii)%nte à cette pensée : qui peut savoir s'il mérite ou l'amour ou la haine », s'il sera damné ou sauvé (3). Quand saint Uernard tremble, lui ce grand serviteur de Dieu, illustre par sa vie, par sa doctrine, par ses miracles, comme le qualifie le Martyrologe romain ; lui, le Père des moines, brillante étoile au firmament de l'Église, comme il est encore appelé par les souverains Pontifes; comment nous, si lâches au service de la divine majesté, si chargés de fautes et si pauvres en mérites, n'avons-nous passujet de craindre en présence d'une si redoutable alternative, et ne chercherions-

(1) Ecd.. tx, I.

\ii) s. Bcraard., ê«rin. »3 ioper Cant., o. 19. P. L. clzuui, p. 891.

CD. I. — BIBNFAtTS POUR LA VW PRÉSENTE 276

nott« pas quelque marque de noire hëatilude future, quelque préjugé de noire prédeslinalion , qui relève noire confiance, cl nous préserve des anxiélés excessives où celle incerlilude esl de nature à nous précipiter?

Or, une des marques les plus encourageantes, un ■ - plus solides esl la dévotion envers la

.^t',Mère de Dieu. Kl cela, je ne le dis

pas de moi-même : c'est une doctrine devenue comme un lieu commun dans les ouvrages et chez les auteurs qui, depuis des siècles, ont écrit sur la dévotion à In V'icr;;e bénie. Elle esl passée dans le sens chrétien; témoignage et garantie de sa vérité. Pour en fournir la prriiNf.il " '" 'Terlous les livres

où onjair-^ , . ^ née : car, à l'ex-

ception des oeuvres plus ou moins viciées par l'esprit du ' me, il n'en est pas qui la rejettent; et c'est

<••• . ,,, ,, lecteur pourra s'assurer par lui-môme, en fuu.ll.iiit les bibliothèques. Ainsi pensent les Saints; ainsi, les théologiens; ainsi, nos auteurs ascétiques; et tous SI , (il de îjr.i ' • ' ' I

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iiti i'!;ind saint, un grand théologien et un grand m. . saint Alphonse de I.iguori : «r II

est ;..., ,.. un serviteur de .Marie se damne,

pourvu qu'il la serve fidèlement et se recommande à sn maternelle protection» (i).

(I) SaiBtAlfk. 4tLifaon. OUurti a* Mart*. p. i, c. p.j i Vojti. par «sMopIt t Vcf». Thaotogia Mmrham, PaicMir* i.*. rrr

laiB. S, n. l^Si. rt Palf«l nrxut^m , CCTt. Q, B*o<>>iî<*l. PLi.-i.i Viifii

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i-jG I iilCNS ATTACnés AU CULTE DE MARIE

Or, celle tlocirine ils ne la donnent pas seulement comme une pieuse croyance assez rccenlc d'invention, plus fondée sur le sentiment que sur des raisons convaincantes; ils ont la prétention de ia^ipuyer sur Tautorité de l'Lglise, des Pères et des Saints.

J'ai dit : sur l'autorité de l'Kglisc. En cffel, TÉçlise, dans ses chants liturgiques, applique ù Mûrie des textes de nos saints Livres, d'où celte croyance peut être aisément déduile, une fois qu'ils sont entendus de la Mère de Dieu. Tels sont, par exemple, ces passages suivants et d'autres semblables: «t Moi, j'aime ceux qui m'aiment; et qui me cherche dès le malin, me trouvera... Mes fruits sont meilleurs que l'or et

on VI, I*. I, c. 7 fiap.. i »,

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'.II. I. — BIKSrFAITS POUR LA VIE PRtSENTE 277

.^ 1' ii.iilc pierre prériciisc, el mes produits valent mieux que l'arçeril rjwouvt». Je marche dans les voies de la justice... pour enricliir ceux qui m'aiment et leurs tnVsors » (i). Aimer la sainte Vit •ne ^Ire aimé d'elle; el posséder sjn an c'est être riche des biens de la gnlce. Cela même, qu'estce autre chose qu'un ^^age de salut pour les dévols de la ViiTU"C? Ojnscquenrc d'autant plus frappante que le iiii'iiie texte (ait dire encore à Marie : « Bienheureux l'homme qui m'écoute, veille chaque jour à l'entrée df ' -• et se tient en observation près de ma ; qui me trouve, trouvera la vie, et puisera le salut dans le Seig^neur » (3). Et ailleurs : « G'Iui qui m'a créée s'est reposé dans mon lahernacle. El il m'a dit : Habite dans Jacoh,et en Israël place ion hcrilage; et au milieu de mes élus étends les racines... Et j'ai pris racine dans le peuple honoré de " • ' ' ri de Dieu, ! " * liéri- <• esl dans 1' «* des Saints... Qui m'écoute ne sera pas confondu; qui me i'î r fi- j. -- ■ vie éternelle • (3).

Lcitcs, .i.i . - ..lierai, c'est de la Sagesse éternelle el non de la Viert^ Marie que le Saint Esprit parlait dans CCS textes. Mai.«< puisque l'I'l^lise les a si souvent

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