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CJI. I. — OIENFAITS POLR LA VIE PBÉ.SE>TE 287
A bien considérer les choses, il n'y a rien là qui doive nous étonner. EnetTet, c'est, d'une part, un point de doctrine acquis que, dans ses desseins providenti«' ' is octroie ton " es, et surtout
Ie> : hoix, par la i ; • Marie. D'au-
tre part, il n'est pas moins certainement établi que, de par la volonté divine, les intercessions particulières de la Sainte Vierge en faveur des hommes sont, en règle générale, attachées à la dévotion qu'ils ont pour elle, aux prières qu'ils font monter vers son trône. D< ' ir de la Mère de Dieu, c'est réaliser
le^ >es par la divine miséricorde à la
réception de ces grâces victorieuses qui font les prédestinés. Si donc Notre Seigneur m'a donné d'aimer sa m«>re, de l'honorer, de recourir comme un tils à sa prtJlcriion maternelle, je trouve dans celte grâce un gage, un signe grandement consolant qu'après l'avoir s< ■ ' ■ " • de larmes je serai près d'elle
et ^ ;i des élus.
Tels étaient, on peut le dire, les sentiments unanit!. hréliens, maîtres et fidèles, quand le Jansé-
u;> ;.i, par sa funeste influence, jeter le trouble
dans les âmes, «r Ne croyez pas, faisaient-ils dire par la Vierge elle-même, ne croyez pas que vous soyez du ipiruhrc des {)rédeslinés pour i/uriffur prtit cuiir que \ 1:-^ me renth'Z, si vous n'avez point de churi* ><- 1). Or le petit culte dont parle si dédaigneusement le </' ravisse'' >•> saint
Alphonse Uc L.^-iJri dcva me iifi
n*r«. Ohl aallMtdoax. aa nooMDtd* l« ■»• eontribÎMr i ladlaaur dmtlueaon i« drrud' . . . v. Il) Àpiê êalmtairt» d* ta SuimU Yurft à ta dtwta utUt*>.rti$, | •.
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gai^c lie salut : « visiter les images de la " réciler son Rosaire, jeûner pour lui plaire 1et la veille de ses félcs », porter ses livrées, faire parlie des congrégations et des confréries érii,'écs en son honneur (i).
L'unanimité que nous avons constatée parmi 1rs vrais callioli(|ues,on la retrouve, mais renversée, parmi les partisans de la secte et ses fauteurs plus • s
conscients. C'est ainsi que liaillet, loin de re< <•
dans la dévotion des pécheurs envers la Mère tic Dieu un cage de conversion future, une maniue la plus légère de prédestination, nie « que celle dévotion puisse être véritable «. Et de peur que les exemples de grands pécheurs extraordinairement ramenés h Dieu, grâce à leur amour pour cet t' '' ' mère,n'i " if trop de confiance à leurs s< . s, il non i
de « chercher dans l'Évangile des sûretés suffisantes contre les fables qu'on pourrait a%'oir inventées sous le spécieux litre de ri'-vélalions, d'apparitions, de prédictions et de miracles.. . ; moyens, dit-il, imaginés parle pérc du mensonge contre la vérité étcniclle»(2). Ne lui parlez pas de l'application faite à Marie par l'Eglise des textes où la sainte Écriture a chanté les louanges de la divine Sagesse; application si propre à confirni' ' ' Saints et des Docteurs; il
vous rcj !it cl lourdement : « L'É-
glise, pour honorer Marie,... a poussé, si on l'osait penser, au delà de ce que l'on peut imaginer dans les bornes delà condition humaine, lorsqu'elle a emprunté
(a a la Sainte Viergt et du eut ta
<jai /. . i. 35;, etc.
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de rÉcrilurc, en faveur de celle Mère de Dieu, ce que le Sainl Espril n'a dicté que de la Sac^csse éternelle <»(i).
I.e ^'^ave Nicole, iiii des hommes de Porl-Iioyal qui {•assaierit pour les plus modérés, n'a pas évité ces excès. Examinant " la maximo qui se répand assez ordinairement dans pIusitMirs personnes du menu peuple, (ju'on ne saurait ()érir élcrnellemcnt quand on est dévot à la Sainte Vierge », il ne lui trouve aucune sis^nification qui ne soit ou fausse ou dani^ereuse.
'Vf- - |tioi, w la prudence chrétienne veul que l'on
s'.i d'avancer celte maxime parmi le peuple;
et môme il faut en désabuser ceux qui en sont prévenus, rttpii la prennent dans un mauvais sens m (a) : ce qui pratifjuemcut revient à blâmer et même à condamner tant de saints et de pieux auteurs qui l'ont •Mi-MMi^'iHN* .|;iti< leurs ouvrages, pour la gloire de la tucre et la consulation de ses enfants (3).
Ibid , p. t09.
.1- i,..i,„,i >/.>.,'.., ,1 fjxriraU» tur t'oraiêon domin.. la
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39<^ — OICMS ATTACHÉS AU CULTE DE MAniE
Mallii'iueusemcnl, les cfTorlsdcs nouveaux docleurs ne restèrenl pas sans résultat. A force d'cxacrcrer les périls de la croyance populaire, ils en vinrent à la rendre suspecte, même à des écrivains catholiques, et,
ce qui < ' •• • •' ,,u.^ ^ [)ii isi la
Sainte N , 'Me lui j t.