BIENFAITS POUR LA VIE TK
prum-iuf liii I' '•- nssuré s'il venait à pécher. Car,
en dehors d'un- on spéciale, on ne peut savoir
ceux que Dieu s'est choisis » (i). Donc, la certitude du salut dont parlent nos auteurs ne peut être qu'une grande, une très grande probabilité, tout au plus ce qu'on appelle d'ordinaire la certitude morale.
Il faut en dire tout autant de V impossibilité de la damnation pour les serviteurs de la Heine du ciel. A prciuire cette expression au sens strict, on aurait le droit de la regarder comme insoutenable et contraire \nr -i de la foi; car, s'il est ri
mci- . , ju'un serviteur de Marie , •,
il devient également nécessaire qu'il soit sauvé. Mais il n'est pas dans l'intmtion de ceux qui l'emploient de lui donner uncsigniticution si rigoureuse. Eux-mêmes s'en défendent et montrent, par nombre d'exemples empruntés soit aux Saintes Écritures, soit au lan I foule d. •
nie très v i-
possibilité morale, qui, l'une et l'autre, ne portent aucune atteinte à la liberté.
Or, parce que cette assurance du salut a sa raison d'être dans la dévotion envers la Mère de Dieu, il suit manifestement de 1.^ qu'elle doit élre proportionnelle à la même d«'v«»linn. d'autant p' ' ' i d'autant
plus faible (pi'oii ^t>^a plus <mi i.. ^ lU^neut le
serviteur et l'enfant de Marie. Votre culte pour elle va-t-il jus({u'à vous rendre imitateur de ses v»Ttus : étcs-vuus chaste, patient, scrupuhrux A garder les commandements de son divin Fils; fuyez-vous jusqu'd l'ombre du mal ; en un mot, èlcs-vous de ceux que
I) ConcU. Tridml., êe$». M.
993 L. X. — aiCNS ATTACHÉS AU CL'LTE IlK MAAIB
leur amour pour Marie porlcefficaccmonl à suivre avec fidt'lilé l'averlissemcnt donné par elle aux serviteurs de Cana : « Faites tout ce qu'il vous aura dit »; c'est à vous surtout que la dévotion envers la Sainte Vierge est une ma: • de pré.î.
vous avez c: mdre, mm ^
céleste protectrice, mais du vôtre : car cette dévotion môme, vous pouvez la laisser refroidir en vous, la j>erdre m«îme. Il y a des exemples d'un pareil malheur. S'il en est ainsi, disaient le Jansénisme et ses fauteurs, pourquoi nous annoncer la dévotion à la Sainte Viert^e comme un siçne, un ^ngc infaillible de «alut? En effet, pourvu qtio je fasse pénitence et qu'une fois justifié j'observe fidèlement la loi divine, à l'exemple de Marie, je serai rerlainemenl du nombr*'
quand bien même je n'aurais pas eu de p;i.:
dévotion pour elle. Au contraire, si je ne remplis pas ce double devoir, eussé-je multiplié sans fin mes pratiques de dévotion, il n'y aura pour moi ni pardon ni salut. N'est-ce pas une loi de la justice éternelle, que le ciel est pour quiconque paraît au justement revêtu de la grdce, et seulement pour lui? II est vrai, répondons-nous, personnr n'est sauvé, s'd ne porte la charité dans son cœur. Mais le culte pieux de la Sainte Vierge n'en est pas moins un ^age de prédestination pour ceux-là même qui, justifies par la pénitence, marr' •• • ensuite avec courage dans les voies de la ju Pourquoi? Parce que c'est à leur dévotion fiour Marie qu'i'- * ' ' ' v qui assureront leur {j :•• leurs chutes
s'ils viennent parfois à faillir, et finalement les conduiront, sous la protection de leur céleste mère, à la bienheureuse éternité.
CH. I. — BIE.XrAITS POIR LA VIE PRÉSENTE SqS
Gage et siçne de salut pour les justes, ia dévotion à Marie l'est aussi pour les pécheurs : je parle de ces :liiirs qui, trop faibles et trop lâches pour rompre les liens du péché, gémissent de leur servitude, et domanil«-ul par Marie la force de volonté qui leur manque, iitin de reconquérir la lil>erlé des enfants de Dieu. Sans doiitt', r«'tal oii je les ' inconqialible avec le
salul. Taiil que ces • . Meurent, ils sont loin
de Dieu, quelques témoisrnages de respect et d'amoui «jirils f)tTi.rii à sa mère. Mais ils peuvent, et doivent iip-iue espérer que Marie, touchée de leur misère, fera jaillir sur eux du cœur de son Fils ces grâces victorieuses qui transforment un pécheur, et le ramènent humilié et repentant entre les bras du Père qui est aux <i»iix.
Je me demande ce qui pourrait infirmer cette espéraiK .• S.M (ii-ce que Marie n'aime pas les pécheurs, et <)ue leurt invocations ne sauraient la toucher? Mais tout en elle proteste contre une si désolante doctrine: sa lM)nté, sa miséricorde, sa mission; tout, jusqu'à son («xislencc même.
>.i.i.i-ce que Jésus-Christ ne l'exaucerait pas si, confiante dans son emploi de médiatrice, elle s'appro-
que nous avons en vue. Quel(]ue»-un8 même s'cmpop*
îrr'ti* ii-j l'a [irécherqiie, M s'il arrivait (pic la Sainte
\ !• Hirlunéc r ■■ '•- vcrux, parle- •■■- •« et
pi! lesd'un, . vouliU se r :nr
diairice auprès de son l'ils, son Fils pour punir le pé-
'■e, et il ;i\ ' '
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ledaïuneiait, de même que Salomon fil mourir Ado-
■MJ^ L. \. BIENS ArrACllt.> A. ■■■ MA.....
nias, [taroMju'il s'élait servi «le liiii ' " '''-
saWc, sa mère, pour lui demander . il
fait lorl à sa puissance et A son aiilorilé » (i)- Paroles et pensées qui sonl autant de hlaspli- Ure la Vierge cl contre son Fils : contre la Vic:^^ . ..telles nient la puissance d'intercession; contre son Fils, qu'elles transforment en un tyran sans entrailles pour les mallu'ureux, sans cœur pour sa mère.
Serait ce peul-èlre que le pécheur lui-même rendrait inutiles par son obstination la tendresse de la médiatrice et la bonté paternelle du Médiateur? Mais nous parlons d'un pécheur qui gémit de son état ; qui crie du fond de sa misère et de son impuissance, implorant la main puissante et sccourable qui seule peut le relever, le fortifier et le sauver. Donc, le privilège promis aux «lévols serviteurs de la Vierge n'est pas seulement pour les justes; d'autres peuvent s'en prévaloir, puisque leur dévotion jkmit elle leur obtiendra des grAffs «•flic.'irf^s Al' nriiit«Mi«M* «'l (le sincère ronversion.
Outre les péclieui-s dont je viens de parler, il en est d'autres, plus enfoncés dans leurs désordres et moins désireux d'en sortir. Ils ont bien quehpie velléité de revenir un jour à Dieu. Mourir dans sa disgrâce et paraître devant lui, sans avoir '' ' ' '" ! tu de leurs crimes, est un malheur .' , ut pas
résignés. Mais ce retour ci cette conversion, ils les retardent indéfiniment. Leur disposition présente est de vivre au gré de leurs cap'-'' "- ■•» de leurs passions.
( Tinon pr^:hé à Parif, ver» 1676. le jour de la N«ti-
rii' . Cf. A[>ologie de«dtTot» de laSainle Vierfc, p.4>'
cil. t. — mzxrxm rouR la vie rni:sENTE sqS
S'ils prient la Mère de miséricorde, s'ils l'honorent, ce !t'est pas avec le dessein d'obtenir par elle grâce et se- C" " ■ l'un si funeslcëtat, puis-
tju .- ...-;... . , : jvérer, mais uniquement
dans respérance de s'arrêter avant l'heure fatale, et de ne pas mourir sans être réconciliés avec Dieu.
Il faut bien le dire, une dévotion si imparfaite est bien loin d'inspirer une infaillible confiance : car, je le répète, l'assurance du salut que donne la dévotion [Miiir I.I Siinli* 'v icr.'o tst [)ri>por(iunnelIe à la mesure <ic tftic iij«'inc dcMiti'ii. Ur, est-ce avoir pour Marie Itrs disposi lions d'un serviteur et d'un fils, que de se iVsi.,'Ui.T «!r L'ilclé de cœur à demeurer si constamment en ojipo.siiion avec ce qu'elle aime, et de résister opiniàlntucnt à ses appels? ^ui me prouve même qu'une dévotion si languissante et si faible ne sera pas ellenicmi- cltaiiïrc sous la masse d'iniquiî ' ' t on la tliargf; ti ii al-je pas des raisons trop s d'en
prévoir le triste abandon? Je dirais à ces obstinés : V' rde; la mort a des surprises, et qui se dé-
tac. .1 de Dieu finit souvent par abandi>nner aussi
la Mère de Dieu pour ne plus l'honorer, pas même des lèvres. Mais n'allez pas toutefois laisser périr
cr , éteindre cette ,^'- " •. C'est encore
iiii Dieu.CIondiien ti is dont « l'évi-
dente oriji^ine se rencontre, sous les ruines de l'éduca-
s\\ Ile-
a^C - BIENS ATTACHés AU CCLTB DB MA MB
(ion relit^ieuse, dans un dernier dt^bris de dévotion pour Marie, conservé par le souvenir d'une mère ou d'une sœur, dans un Aue Maria réelle tous les soirs, dans un scapulairc, dans une médaille relit;ieusemenl portée sur la poitrine, dans une messe entendue réçulière- MRMit à certains jours, en l'honneur de la Heine da ciel » (i;?
Il y a une dernière dévotion, si (outeTois il est permis d'employer ce mot, dans laquelle la plupart des auteurs dont je citais les témoi;jnages, au commencement lie ce chapitre, ne voient aucun ga^e, aucun signe de prédestination. C'est celle de ces présomptueux qui s'encourageraient, grâce à quelques hommages his à la Mère de Dieu, à persévérer dans leurs déics avec une plus entière sécurité. Il importe de
(i) Mer Pavy, évéqoe d'Alger. Du culte <U la lri$ SainU Vitrgtf
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