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(MVERSALITÉ DE LEUR CL'LTB 383
gcs), et les Ordres dévouas à Marie (i). Finalement la Somme (Ton fait entrer dans la Famille de Marie les Confréries et Congrégalions de celle bienheureuse Vierge, etcelles-Id surtout «jui flt'urissont actuellemenl sur notre terre de France (a).
Faisons un r-' i lesConv '»r(Jies
religieux : car ^u'on \uu i . . i-splus
splendidcs manifeslations de la dévotion pour Marie. Faut-il s'en étonner, quand on sait que la vierelij^ieuse est, par sa nature, une école de perfection? Ce qui serait inexplicable, ce serait de ne pas rencontrer le culte le plus fervent et le plus assidu de celle que Dieu a faite la Mère de la divine grâce, le modèle de toutes les vertus, la protectrice singulière d^ enfants de Dieu, parmi des hommes destinés par une vocation s{- * ■ lire la vie du Seigneur Jésus dans
se- ....... ...Lires. Nous l'avons vu, la bienheureuse Vierge est au berceau de toutes les familles religi«Mis«'s. C'est d'elle après Dieu qu'elles sont nées, et
[»ar illf aussi qu'elles *^^ ■ rvent ou sont rétablies
dans rt-sjirit de leur pi iustitution.
yjne des choses qui prouvent le plus sensiblement quelle allianc- «les familles rcli-
çieu.ses et la l»i' hommes, c'est que
nombre d'entre elles ont été fondées dans le but spécial d'- l'un de ses mystères, ou quel» ,111'iifi. ,....v..-.;i-. it>.i-rii. •!!..< î'ii •••i-"ir (|UC
Antittitf» Mariani, Ihirpura Mariana, ... .,,. !.. . tf.;ria0 par on ietnitr »(►-
ourt M l0MBg« {Mirfaitr trc* tk» >■■
SS'i '- CULTE DES BMFANTS POUR LEUA Ui^K
Je citais, il n'y a qu'un instant (i), l'a montré par de nombreux exemples. C'est ainsi que les filles spirituelles (le sainte Elisabeth, sœur de saint Louis, devaient être la commémoration vivante de Vlliimilité de Xotre-Damfi; et que le Annonciades, instituées par une fdle de nos rois, sainte Jeanne de Valois, avaient pour but d'imiter les dix vertus qui furent pour la Sainte Vierge la préparation à sa divine maternité. C'est encore ainsi que les Hospitaliers et les Hospitalières de Notre-Dame continuent les chastes soins prodigués par elle à l'humanité dans la personne de Jésus, de Joseph cl des membres mystiques du Christ. Les Cisterciens rep; ' a la vie contemplative et laborieuse delà Vir: ■, à Nazareth. Les Scrvitcs
et les Brigittins honorent le mystère de la Compassion; lesreliirieux de Notre-Dame de la Merci, la coopération de la Vierge à la rédemplion du monde; l'ordre de Fontevrault, l'adoption de saint Jean par Marie sous la croix du Sauveur. Qui pourrait énumérer en détail toutes les ConL'-' - '■ us s'honorant des noms de la Vierge, ou de m ^ rcs et de ses secourables fonctions? Il y a les congrégations des Sept-Douleur&, de la Consolation, de l'Assomption, de la Charité de Notre-Dame, de sa Visitation, de l'Immaculée (Conception, du Cœur de Marie ; de Notre-Dame du Cal* vaire, de Notre-Dame de la Miséricorde, de Marie Uéparatrice, de .^Iarie Auxiliatrice, et cent autres du même genre : multitude toujours vivante et toujours croissante, en dépit des obstacles suscités par l'enfer et ses alliés.
a Le c<italogue des Ordres reliirieiix. dit encore
0) Pbilpio, L'niond* âtaruaajcjidilet... i P., c. ii. § l,p. a53.
CR. I. L*U:«IVEIl$ALITé DE LEUR CULTE 385
notre auteur, ressemble à un calendrier plus que séculaire, où chacune des fêles de Marie vient s'inscrire à V ' irêlre CL-l«'l>rée, jour et nuit,dansloute
la -;es, par »pu'l<pies milices (iaiitjcs ter-
restres ». C'est la France surtout qui, dans ces derniers jours ou même dans ces derniers siècles, s'est le plus einpri'ssre de témoigner par le nom môme de ses familles ie!iu^ifUses,son dévouement pour la Mère de Dieu. La seule lalile des communautés de religieuses p<. ' ' de Paris en contient trente, au moins,
(iti ^ le nom de Marie ou celui de quelqu'une
de ses attributions. Qu'on juge par là quelle liste on aismil. s'il fallait nombrer toutes les contrréijalions et coiimiuiiaulés de ce geitf ri-Mandues dans le monde chrélien.
IV. — Un autre témoignage de la dévotion universelle et profonde pour la Mère de Dieu, ce sont les ouvrages de tous genres, composés dans la suite des s. ' ir la faire mieux connaître, mien r, M i ifier. Kn cela, comme en tout le i >i réalisé l'antique adage: de Maria nunrjuam salis. \U' cune ré>clali()n n'est plus frappante «pie relle-<i, car si l'on a tant parlé, tant écrit sur Marie, c'est manifestement parce que les crrurs étaient avides de se r> !' Ire en ses louanges, insatiables aussi de s'en nouriir. Vous - ■■•-■- '- ■ - -- " - > « ,,^. lies, les p.»»i. .^ ,le toute sorte (|ue vous offre la t'atroiogie grecque et latine. ....... . c'est aussi par milliers qi j .. .. licsetlea cantiques d**
toute nature, de tout rythme et de toute forme, qn' iiuus ont laissés les poètes de l'Orient et de l'Occident,
LA M»»« BM ■OKIlKft. — ' a. — tS
38 1> — LE CL'LTB DBS ENFANTS POUH LEUR M&MB
à partir des âges les plus lointains jusqu'à l'aurore des temps modernes; et l'on sait assez (|ue cette floraison ne s'est pas épuisée, de cette époque à nos jours. J'en atteste la multitude des Recueils^ populaires ou savants, que je me sentirais impuissant à dénombrer.
S'il faut en croire .Vu^uste Nicolas, dans l'un de ses livres sur la Vierge Marie, il n'y aurait pas moins de vinjj't-deux mille ouvrages traitant des gloires, drs privilèges et des bienfaits delà Mère de Dieu; et tout porte à pi-nser que, dans ce total, on ne doit pas faire entrer les ouvrages des anciens auteurs ecclésiastiques. Benoit XIIf,un pape appartenant à l'Ordre des Frères Prêcheurs, comptait dans sa famille religieuse, ci pour une période d'environ quatre siècles, trois cent rantc-qualre écrivains, qui s'étaient occupés spr. ment de célébrer les louanges de Marie. Faute de documents authentiques, il m'est impossible de donner ici l'état de la littérature sacrée concernant la Sainte Vierge, dans les autres Ordres religieux. On pourra peut-être en juger par la DibliothecaMariana delà Compagnie de Jésus (i). Eu dehors des traités doctrinaux, des panégyriques, des sermons et des autres pièces qui se trouvent éparses dans les cours de théologie, dans les recueils de sermons ou de m'' tions et dans les traités ascéliijues, cette bibliolh , conlienl l'indication de deux mille et quelques ouvrages, spécialement consacrés à établir ou à propager le culte de la très Sainte Vierge.
Je ne crois pas que personne ait encore entrepris de réunir tout ce que la science et la piété des serviteur de la Reine du ciel ont écrit pour la glorifier, et
(i) Bibtiotheea Mariana, S. J., par le P. Gi. SommerrogeL
i.a. I. — UNIVERSALITE DE LEUR CULTB 387
je (i«»(iie qu'on parvienne jamais à le faire. Mais ce que je sais bien, c'est que tous cesouvraçes, assemblés ensemble, suffiraient pour former une immense bibliolh«''que, qui dépa^^'^erait certainement de beaucoup le chiffre donné plus haut par Auguste Nicolas, si étonnant déjà qu'il paraisse. Or, rien ne nous fait soupçonner que ce mouvement liltéraire soit à la veille d'aller en décroissant. Peut-être le temps des in-folio est-il en voie de passer, quoiqu'il s'en publie, de nos jours encore, de grands et beaux volumes. .Mais quel que soit le format qu'on choisisse, on ne cessera pas d'écrire sur la Mère de Dieu : de Maria mmqtiam tatit. C'est, d'un côté, que l'amour ne se lasse pas ; et, de l'autre, que la matière est inépuisable, parce qu'on peut toujours étudier Marie sous de nouveaux points de vue, tant elle est pleine de grâces.
Voilà bien des témoignages en faveur du culte univer- ' ' fils à la Mère des hommes.
Et pou: -)n de croire celte matière
épuisée, quand on les a tous énumérés. J'ai nommé plus haut un ouvrage réiemment publié par un catholique anglais, pour montrer à quel point le culte de la Suinte Vt<>rgc s'était emparé des institutions, des coutumes et de toute la vie des habitants de la fîr.âii.le Bretatfne.antérieuremcntà I " ' >rjtion
• lu sci/ième siècle (^i).< '.'est là qu'il détail
les innombrables manifestations, publiques et privées, de l'amour des chrétiens pourleur mère, aux époques où la fui et la piété pouvaient s'épanouir au grand jour, librement, pleinement, sans entraves. Ilois, prin-
■s, universités, collèges, ordres de chevalerie, corpo-
,1) PitUê Manana BrUmmicm,
3S8 t.. M. — LK. CL'LTB DES KNPA.NTS POUR LEUR MÈRK
râlions, malelols, soldats, rivalisent de zèle pour la gloire de Marie. Partout vous trouvez son nom, ses images, ses autels, avec mille pratiques qui rappellent sans cesse la mère aux enfants et les enfants à leur mère. Or, ce que cet auteur a fait pour l'Ani-ieterre, d'autres l'ont fait ou pourraient le faire, avec la même vérité, pour les autres nations catholiques : car c'était partout le même amour. In nirin.' \i'rii't;ifi,,ii l.n ..ima culte de lu Mère de Dieu.
Et si, de nos jours, il n'est plus permis de faire au dehors une profession si générale de sa dévotion pour la bienheureuse Vierge Marie, griWe à Dieu, son culte n'est pas renfermé dans les temples, ni restreint aux cérémonies dont les églises sont le théâtre ordinaire. Quand je lis chez les auteurs des siècles passés tant de pieuses et saintes industries, destinées à glorifier ma mère du ciel, à lui dire la confiance, les vœux et les prières de ses serviteurs : pèlerinages, érections de statues de Notre-Dame sur le bord des chemins, à la façade des maisons, aux coins des rues ; processions se déroulant à travers les can . récitation du
petit Office, du Ilosaire et de 1 , >, abstinences, œuvres de miséricorde en l'honneur de la Vierge, enr<Mement dans ses congrégations et ses confréries, offrandes de cierges et d'ex-voto devant ses images, prières récitées en commun dans l'intérieur des familles, consécration des nouveau>nésà Marie; quand. dis-je, je lis c«- ' ' 'es de
rendre à la M' , i^ niè-
ritc , je peux regretter que quelques-unes d'entre elles tendent à disparaître; mais tout à la fois, je suis heureux de constater que le plus grand nombre survii encore à tant de bouleversements, et que la piété des
CM. I. — IMVERSALITÉ DE LEUR CCLTt 3SCf
chrétiens sait môme en inventer qui furent inconnues aux siècles antérieurs. Tels, le mois de Marie, par exemple, et le mois du llosaire.
Oui, j'ose le dire, noire mère du ciel n'est pas moins universellement honorée de notre temps qu'elle le fut aux plus houux ' *L"es. Jamais [)lus
pieux et plus eriî , '^'"-'S ; jamais plus
nombreux sanctuaires érigés à la louange de Marie ; lis foules plus empressées courant à ses autels. .! • nais, non plus, Marie ne montra pur des signes plus <(I, liants qu'elle est pour nous une mère. Là même où son culte semlilait être aboli pour toujours, les cœurs r "• pour qu'clK'-méme, à son tour, les
r ({u'ils avaient abandonnée. Je parle
surtout de r.Vngleterre. On y voit ce phénomène plein uce : des hommes, encore séparés de l'unité , ..v...,...jiie, rompant avec les vieilles traditions protestantes, et chantant les louanges de la Heine du ciel, si longtemps blasphémée par leurs pères : gage et movcn d'un retour plus ou moins prompt, mais infuillibU* pour un nombre toujours plus grand, au giron de Il >aintc Église, cette autre mère de vrais chrétiens.
< heureux où Mario srra reine, non plus
seul. . -c droit, mais de fait, nous pouvons l'espérer pour U Grande-Bretagne et pour d'autres pavs, •■.^<^'ment éloii^Miés de plier unanimement le i^cnou !• int elle; car, l'histoire en e*it témoin, la Heine du M 1 *'st une conquérante ; conquérante par l'amour <>t par les bienfaits 1 1). Hn attendant celte heure À
1.1 tt.:^ .■-.• sJ-K.^ »■ <4..^... 11. ri. •!•>«.•• r.iP»/-lo nr.>t>l.>lim.« ,.r^
ci»€ «1« Xlartc. et* ^ttrtiU* «U l» Jituw bflgciw ° • la itutu tuutti» kuui.
SQ" — LE Ct'LTE DBS BXFANTS POUR LEUR MÈIIB
jamais bénie, qu'elle daigne rég^ner tolalemenl sur nos cœurs à nous, enfants de l'Église, et que rien de notre part ne résiste à son tout .litnaMo empire !
rt in cirtUte »anctiûc«ta similiter reqttierî, et ta Jerosalem potetUs v.\'». et radicari in populo honorificalo ». Eccli., zxir, i5, i6.