CHAPITRE IV
Autres preuves de rantînnili- Hii riillr «le tn M>'rp <!«• Di»-!!. — l'rêdicatioQ d<*s ticulicrs de
de fêles en »na honneur, ce culte â-t-il eusonoriun
divine, au concile d'Éphèse, el C4tiu>i(iéraliuiui sur c« Uièuie dëveioppemenl.
I. — Les monuments des catacombes ne «ont pas seuls à |»r<irlamer le mit»» «les premiers chrétiens pour Mario; et je parle iturtout du culte d'invocation, puisque c'est lui que les adversaires de la bienheureuse Vierçe ont surtout comlnillu. Cent fois, dans les Actes cl dans les Lettres des Aprtlres, nous voyons ceux-ci réclamer des fidèles l'assistance de leurs prières et de leurs vœux. Or, si les chrétiens de ces temps primitifs ' ' ' ' ' > frères d'interrétliT [ par' ^ lient les disciples el du Christ, est-il possible qu'ils aient alors oublié d'implorer auprès de la Mère du Christ l'aumône de ses intercessions devant le trAne An Christ? Mais si -'• '^ cette époque, ou pria Marie vivante, on dut la ; mieux encore, lorsque son Fils l'eut appelée de la terre au ciel, de 1.1 • '*'■ " • " ^ - inniiit*' «le i
ment vers les justes morts dans le Seigneur qu'en ces premiers tetny>s. comme toujours, montaient les prières des rlin'l iiMis.
en vvnQciré et développement ^^7
Dira-t-on que cette preuve est trop abstraite, et qu'on voudrait des témoiernaçes précis^ déterminés, atlcstanl, pour l*l%4i:lisc primitive, l'usage d'honorer et d'invoquer la Mère de Dieu. Je réponds d'abord que les cim«'ti»Tes ciirétiens nous en ont déjà fourni plusieurs de ce genre. Si ce sont des lémoiçnaçes écrits qu'on demande, il serait, je l'avoue, assez difficile d'en produire ; tout d'abord, parce qu'il nous reste très peu d'ouvrages antérieurs à la paix de rtç^lise, au commencement du iv« siècle; en second lieu, parce que ceux de ces ouvraçes qui nous restent sont, pour la meilleure part, des livres d'apolos^étique et de controverse, et, par conséquent, des œuvres où l'on ne doit pas chercher ce qu'était alors la prière chrétienne.
Nombre d'auteurs, il est vrai, se sont appuyés sur des discours ou des hoinélies qui contiennent de belles et fréquentes invocations à la Vicrije Mère ; homélies et discours qui senûent du iv* siècle, du m* et Mième d'une époque plus reculée de notre ère. Je ne m'en — - • ' ri-rtement au moins. C'est 'V'*^
je ne V i ici que des documents pu :-
tement authentiques. Or, comme j'ai eu plus d'une fois l'occasion de le faire remnnpier, en citant la plu- |«rt de ces œuvres dans le ct»urs du présent ouvra^, ces discours de saint firégoire de Néocésarée, de saint Méthode, de saint Kpiphane, de saint Alhanase, de saint Jean Chrysonti^me, de saint Cyrille de Jérusalem, de saint Kphrem, et d'autres, sont tous, aux yeux de la critique moderne, d'une authenticité pour le moins •! '
1 1 1 Voir eo p«rticiilicr •. Gr^foirt et KlntimHt, kom. § in AnniÊm-
44^ L. XI. — LK CULTS OEs rNFA?«T.H POUK LBUR MJLuB
Pourtant, lors môm» .j,. ...K-unc de ces œuvres n'aurait pour auteur celui des P«'Tes auquel elle est attribuée, elles témoigneraient encore, au moins indirectement, en faveur du culte d'in- i rendu à Marie, à l'époque prétendue de leur ^ tion. En effet, on ne les aurait pas mises ou reçues, dès la plus haute antiquité, sous le patronage des grands hommes auxquels on en a fait honneur, si l'on n'avait pas été persuadé que c'était bien là ce qu'ils croyaient, ce qu'ils pensaient etce qu'ils faisaient, avec les chrétiens de leur temps. Or, semblable persuasion, à un siècle ou deux de distance, ne pouvait guère être erronée. Si donc personne ne s'étonnait d'entendre des Pères, comme saint Oréi^oire le Thaumaturge et les autres que je nommais tout à l'heure, invoquer la Mère de I>ieu; si cela paraissait naturel, c'est que vraiment ce culte déprécatoire n'était pas une nouveauté dans l'Kglise de Dieu (i).
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Je ne m'appuierai pas directement^ non plus, sur les antiques Liturgies, qu'elles portent les noms de Pierre, «If ' • ^s ou de tout autre apôtre. Ou pourrail me r^ juc CCS Liturgies, fussent-elles, quant à leur substance initiale, l'oeuvre des premiers dis- < * • • • ,,.^ rje„ nç prouve manifestement que