I.a conclusion naturelle a lircr de • , c esi
que le culte déprécalif cl laudalif envers < ntetiu
dans les odes du Typicon a comme elles son orieine dans l'ère des marlvrs. Pour rejeter celte c< ce
il faudrait prouver que les strophes innoi... ....,.,> i
l'honneur de la Vierge furent toutes de composition plus rècenlc ; or, rien ne donne le droit de le supposer: d'anlanl plus que dans le Recueil çrand nombre d'entre elles sont données sous le nom du premier rédacteur, saint Sabbas.
Ce qui confirme la haute antiquité du culte de Marie, c'est un autre monument d'une liturgie sacrilège, dont il a été déjà question dans cet ouvrage. Je veux parler du culte d'adoration proprement dite, rendu par les Collvridiens à la ! ' <" Mère
de Diea, dans le courant du quai Ils al-
laient, nous le savons, jusqu'à lui offrir des sacrifices par le ministère des femmes, comme ils l'eussent fait pour une déesse. Manifestement, ils n'auraient eu ni cette pensée, ni cette audace, s'ils n'avaient pas trouvé le culte de la Vierge établi dans l'Église de Dieu. L'erreur est une corruption de la vérité, soit {)ar excès, soit par défaut. Klle la suppose en la niulilant. Aussi bien, saint Bpipliane, qui uousa conservé le souvenir d'une adoration si mon- cl l'a
rondjattue dans ses écrits, ne repi - , is aux nouveaux hérétiques d'honorer Marie. Ce qu'il condamne, c'est de lui vouerun culte qui n'est dû qu'à la majesté suprême, à Dieu seul. « Qu'on honore .Marie, 8*écrie-l-il. mais que personne ne l'adore: car ce culte
. — ANTIQUITÉ ET oévELOt>PE>ie.NT 4^3
-l le propre duPëre, du Filseldu Saint Esprit » (i). Or, l'honneur qu'il revendique pour Marie, tout en lui refusnnl I" " >n, c'est celui-là nu^me que, d«'(Hiis Ion 'itMups, . ;.. '-offrait aux marlvrs; un honneur iix, fondé sur l'excellence surnaturelle de la créa* turc; un culte, par conséquent, de louange, de vénération, d'in- '■ ri. Et comme il est peu de Pères à
parler si i. juenienl des prérogatives de Marie
qae ce savant docteur du quatrième siècle, n'avonsn<'i ' * ' '■ ' ' I sainte
É- . j. ^ , j r saprès
ceux qu'il réservait exclusivement à Dieu?