‹ La Mère de Dieu et la mère des hommes (volume 4)Chapitre 80 sur 119 · II. — i.M-ii iir K iiiiirmcr celte aiiiMjm- at · texte numérisé non relu

II. — i.M-ii iir K iiiiirmcr celte aiiiMjm- at

-«lation de lu « <• des Ciiréliens dans l'inlerces-

sîonde Marie par des faits particuliers? Oui. J'en choisir ' parmi plusieurs autres ; et la raison de cette I. .. c, c'est (ju'ils me paraissent avoir une force ère pour montrer combien familière devait être aux fidèlen des premiers âges l'invocation de la ^' de Dieu.

<s prendrons le premier chez l'un des plus illus-

-s Pères du iv* siècle, saint Grégoire de Nazianze.

i) > -de saint C.\ " * lie,

il I • futur ma rtw , .;cr

\à foi et fort adonné aux pratiques de la magie, s'en»

llumma d'amour pour une vierge consacrée i^ Dieu,

'i nom de Justine. Dans le délire et l'aveuglement

sa passion, il ne craignit pas de recourir à la puis-

itice des démons pour séduire cette vierge, objet de

s poursuites.

>t\ Adv, H««rt9.. haer. 7g. n. I. P. 0.« wm, •fii%.

fyb'i l.. \t — l.>: CULTE DES E?CrAMTS POUR LEUR MERE

Or, ciil saint Grégoire, la jeune fille eut bientôt senti le péril qui menaçait sa pudeur ; car c'est le privilèj^c des âmes pures de n'être pas longtemps sans découvrir les pièges du diable. « Que va-t-eile donc faire pour échapper ù cet ouvrier d'iniquité? A défaut d'autres ressources, elle se réfugie près de Dieu, et contre un détestable amour elle appelle son époux à sa défense, celui-là même qui délivra Suzanne et sauva Thècle... Et quel époux? Le Christ qui chasse les esprits mauvais... Et puis, elle se Jette suppliante aux pieds de la Vierge Marie, la conjurant de venir au secours d'une vierge en péril ; Virginemque Mariam supp/ex obsecrans ut periclitanti virgini opem ferrct a (i). Cette invocation de Marie ne fut pas stérile ; car Cyprien, guéri de sa folle passion, devint bientôt pour Justine un compagnon de martyre ci de gloire.

Ce fait, arrivé durant la persécution de Dioclétien, est bien remarquable. Supposons que l'invocation de Marie fût alors chose inouïe parmi les fidèles; croyez-vous que saint Grégoire eût ainsi raconté simplement le recours de Justine à celte puissante protectrice ; croyez-vous surtout qu'une jeune fille se fiU comme naturellement réfugiée dans ce pressant besoin sous l'aile de Marie ? Ne fallait-il pas «ju'ellc eût appris, dans le sein de l'Église, à voir en elle le secours des chrétiens, la mère qu'ils peuvent appeler en aide toutes les fois qu'n ! -,-r les menace, qu'une grande grAce leur est né< ^) ?

(i) s. Gregor. Nazun., Or, s4> "• taudem S. Ctjpriani, n. lo, ii. P. G., zxxT, 1181.

(1) Il importe peu que Grc. ait fail erreur en idenli-'

fiaot Cypnen d'Aiiliocbe «v irihage (/. c, o. 6). Cela'

OL nr. — AÎOIQUITÉ BT DÉVELOPPEMENT 4^5

Le second fail est la conversion de l'illustre pécheresse, connue sons le nom de sainte Marie Éj^-ptienne. Lui aussi est antérieur au concile d'Kphèse. puisque l'on s'accorde assez s^énéralcment à placer celte conversion vers l'année 383. Marie, venue toute enfant dans la grande ville d'Alexandrie, y vivait depuis !:tns le plus honteux désordre, quand I pour la Palestine avec la foule des pèlerins qui s'en allaient adorer la Croix du Sauveur à Jérusalem. Le voyance, dans son intention et dans la réalité, fut pour elle une continuation de sa vie précédente. La curiosité, bien plus que la piélé,la conduisit, à la suite des autres fidèles, vers l'église où se t la Croix. Ccst là que l'attendait la divine rde. Trois fois repoussée par un bras invisible, elle ouvrit les yeux sur son malheureux étal, et roti- roslerner devant uneimaye de la bienIi»Mi-

ri'u.N. V .. . „i-,elle la supplia toute en larmes de la faire arriver jusqu'à la Ooix de son Fils. Elle s'engageait par une promesse solennelle à tout quitter ensuite pour ni!, r ■ ■-' ;t oiï sa médiatrice voudrait la conduire. « )ii - Minent celte prière fut exaucée par la Mère

de miséricorde, et comment, dès le lendemain, la purifiée de ses fautes et forlifn'

1, alla, sur l'ordre de Marie, s

dans le désert pour y pleurer sa vie criminelle. Là, comme elle le raconta plus tard au solitaire Zozime, r'!.' ftit peiidanl <lix-«epf "■•- ■■/iléc de tentations fu- !i .:m>; mais lt>uj«>ur» .. • et toujours délivrée

r m fji»riir i\f dr IliCU.

iJÔC L. LE CULTB DES OPAXTS POUR LKUR MÉRX

par la Mère de Dieu qu'elle in%'oquait à grands cris dans son elTroyaMe solitude (i).

il ne faut pas, ce me semble, de lons^ues réflexions poil 'ire de ce récit comlûen l'usaire de recourir

à \ .' ire de la divine mère était alors chose na-

turelle ci commune. Aulremenl, verrail-on une personne sans mœurs et livrée dès son enfiince aux pires débauches prier ainsi publiquement, à l'entrée d'une «'•çlise, devant une image de la Vier^, cl n'avoir plus désormais d'autres recours efficace contre les emportements tl'une chair rebelle que ses invocations répétées à la Mère de iJieu (a).

A ces deux faits, on pourrait en ajouter un troisième qui nous a été transmis par saint Jean Damascène. Celui-ci voulant prouver contre les Iconoclastes ranti(|uitédu culte des saintes ima^s:«t Voici, dit-il, ce qui est écrit dans la vie du bienheureux Basile, composée par I!cllade,son disciple et son successeur dans l'épiscopal. Un homme très saint vint jadis f»rier devant un tableau de Notre-Dame, où Ton voirait aussi représenté le martyr du Christ, Mercure. Or, il conjurait la Vierge de faire disparaître l'impie Julien, l'empereur apostat. Là même, il apprit par l'imai^c (c qui devait arriver. Car il vit le martyr s*évanouir à

(i) Votrîc» n-î!mr1io-<, ArtaSS.. i aprtl., p. 7«; h.» Yita B. M^irirt'

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