‹ La Mère de Dieu et la mère des hommes (volume 4)Chapitre 81 sur 119 · I . Cett A lort t\ur · texte numérisé non relu

I . Cett A lort t\ur

du roi arien. Huoéric. Ii

le Dieu

eu. IV. — ANTIQriTé BT OKVELOPPIMENT 4^7

se» yeux pour quelques instants, puis rcparallre portant entre ses mains une javeline ensanglanlée(i) »>.Ce fait ro! " ' •ment ce que nous appre-

nait le jj: - .. ;<•, la coutume où élaienl les

chrétiens du quatrième siècle de recourir à l'intercession de Marie. Mais est-il bien aullienli(]ue, c'est une question qu'il serait difficile de résoudre, tant que de nouveaux documents ne nous auront pas apporté plus de lumière : car nous n'avons plus cette histoire d'iiellade(a).

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Un kiiKiigri.i^'c spicndidc du culte de Marie, dans le cours du quatrième siècle, serait la Trar/vdie du Christ soujfrant^ s'il était prouvé que saint Grégoire de Nazianze en est l'auteur comme jadis on le croynit assez généralement. Qu'on en juge par Tinvocalion qui la couronne. « 0 Verbe, agréez en ma faveur l'intercession de votre mère, et de ceux à qui vous avez accordé le privilège de rompre nos fers. Et von-?, ô Vierge sans tache, digne de tout honneur. Vin.. bienheureuse, vous habitez maintenant les célestes parvis, dépouillée de l'humaine corruption, re\t'!'i • du manteau de l'immorlalilé, incapable coin i > Dieu (i) de sentir jamais les atteintes de la vieillesse. « Du haut du ciel écoutez favorablement mes paroles. Vierge illustre entre toulps, daignez entendre ma prière. A vous seule, parmi les mortels, comme à la Mère du Verbe, appartient un honneur au delà de toute mesure. Plein de confiance, j'ose, f\ ma Souveraine, vous offrir cet hommage et déposer sur votre léle virginale une couronne de fleurs cueillies dans la plus belle des prairies. C'est que vous m'avez toujours comblé de gnlces sans nombre, me protégeant contre tous les genres de périls, et me sauvant de mes ennemis visibles, et plus encore des invisibles. Ce que je souhaite surtout, c'est de sortir de ce monde, après avoir vécu sous votre tutelle et vous avoir eue pour I.i plus agréée des protectrices auprès de votre Fils. Ne permettez pas que je devienne la proie du mal, ni que je sois un objet de risée pour l'ennemi et le corrupteur des hommes. Défendez-moi, arrachez-moi au feu éter-

(i) L« porte fie prctrnd p«s donner k Marir !»• celui de déesM: ; c€ terait une impitté. Il n'y a >

eu. IV. ANTIQUITÉ ET DÉVELOPPEMENT /jSg

nel cl aux lënèbrcs, par la foi qui prépare la justice et f»ar voire incomparnhle bénignité. Par vous la grâce nous est venue de Dieu : c'est pourquoi je vous chante aujourd'hui mon hymne de reconnaissance.

« Saluldonc à vous, Mère Vierge et (oui aimable; .salul à vous, belle par-dessus toutes les vierges, plus élevée que les Ordres célestes, notre souveraine, Heine de toute la création, et joie du genre humain. Soyez toujours la bienfaitrice de votre peuple, et, pour moi, le salut cl la vie. Procurez-moi, ô ma Souveraine, la délivrance de mes péchés et le parfait salut de mon âme » (i). On ne saurait malheureusement s'appuyer trop sur ce fragment [. . Les critiques les plus

içraves en refusent la | m- au Tltêotujirn de Na-

/ianzc(3). Plusieurs ont pensé que le Christ soitjffrant était l'rruvre du grammairien A{>oHinaire : attribution qui suffirait à conserver sa valeur au témoignage, puisque cet Apollinaire est du quatrième siècle, aussi bien que saint Grégoire (3). Mais, de nos jours, cette attribution même < • • n • •,,,, qu'on va jus-

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probable de la composition de la Tragédie (4).

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Mais, quoi qu'il en soit de ce dernier argument, nous n'en conclurons pas moins, autorisés par des monuments incontestables, que, lon^emps avant la «iéfinilion du concile d'Éphèse, la Mère de Dieu recelait en celte qualité les prières et les hommages des chrétiens; et, que si les §rrands évoques qui, comme (^lyrillc d'Alexandrie et Basile de Séleiicie, prirent une telle part à cet acte à jamais mémorable, ont enrichi leurs discours d'admirables louanges et d'ardentes supplications à l'adresse de Marie, c'est qu'ils avaient nppris des anciens à la prier tout aussi bien qu'û la vénérer.

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