Le^ - cl les solennités consacrées à
l'honneur de .^ inoigneraient évidemment en fa-
veur d'un culte de louançe et de prière. Si donc nous trouvions les unes et les autres dans les siècles antérieurs à la {grande assemblée d'Lphèse, ce serait une démonstration nouvelle et sans réplique de la haute antiquité de ce culte dans l'Lglise, Or, cette démonstraliim n' ' ' > à faire ni jiour les fêles ni pour les sancluaii' sa la Mère de Dieu. Il sérail malaisé,
je l'avoue, d'établir avec certitude l'époque où remontent les plus anciennes fêles et les pins anciens sanctuaires spécialement consacrés à Marie. Sur l'un et l'autre point les écrivains ecclésiastiques ne sont pas d'accord; et je n'ai ni la compétence ni le temps nécessaires pour élucider ici de si graves questions.
Four parler lout d'ubord des fêtes, il est manifeste que la Sainte Vierge avait sa place dans les solenni tés de nii-lise, avant le concile d'Éphèse, puisque la premicrc léiutalion publique de l'hérésie (jui niait sa <livine maternité fut faite par saint IVoclus, aux ap-
eu xyrriQvni it développement 4^i
plaudissements du peuple de ConstantinopIe,dans une solennité célébrée tout particulièrement pour g^loritier celle divine mère (i).
Si les sermons dont je parlais au commenccraent de ce chapitre étaient authentiques, et si les titres qu'ils [Mirtent, venaient de leurs auteurs, ils suffiraient pour établir avec certitude que plusieurs des fêles principales de la Vierge étaient tout au moins en usage dès les troisième et (]uatnème siècles. Mais, comme je Tai dit, l'un et l'autre de ces points est plus que douteux. Il faut donc recourir à d'autres preuves.
Avant tout, il est nécessaire ici de faire une remarque importante: c'est que, filt-il impossible* de signaler une seule fête à l'honneur de la Vierge, avant la seconde moitié du quatrième siècle, le culte de Marie n'en serait pas moins certain pour les âges antérieurs. En effet, culte et fêtes ne sont pas des termes tellement C4irrélatifs que l'un ne puisse jamais aller sans l'autre. Le» fêles emportent le culte, puisqu'elles en S' ■ ' ••<; rnais le
eu. , -- — 1 us que les
chrétiens n'ont pas toujours honoré la naissance du Sauveur? Et pourtant la fête de Noël était encore
irtf ' ■••. notre Occident vers le milieu du troi-
s, , plus forte raison, l'élait-elle en Urieni, puisque c'est de Home que celui-ci l'a reçue. La plus ;ni de son « ' ' ndrier /'/' -0 à U'- . ;.t Jean Chrysoslome, dans une homélie prononcée vera l*an .*iHC, affirme de la même solennité que son introdurt',..n .t.i.w i'.. ,i;.« .r V >,r'... ],.. M,. .1,1 .If ,,„.. ,]•
4Ca L. XI. — LB CULTE DES E.^FANTS POUR LEUIl MàRB
dizaine d'années (i); et c'csl vers l'annt'e A3o seulement (j4relle semble avoir été adoptée par IVglise d'Alexandrie (2.
Ce qui tendrait encore à confirmer la vérité de celte première remarque, c'est l'opinion de ceux qui prétendent que l'Église de Rome ne paratt avoir célébré aucune fête particulière de la Vierge avant le septième siècle, alors qu'elle adopta les quatre fêles byzantines, c'est-à-dire, l'Annonciation, la Nativité, la Présentation et la Dormition de la Vierge (3). Il serait, en effel, par trop ahsurbp de prétendre que jusque-là la Mère de Dieu ne recevait ni culte de louanges ni culte de prières, au centre de l'Église catholique. Pu rcst»'. fiU-il vrai que l'introduction des fêles de la N'icrgt'à Home, ne remonte pnsau-tlessusdu septième siècle, il ne s'ensuit pas que leur première institution date de cette époque. C'est ainsi que les pays de rite gallican paraissent avoir célébré, dès le sixième siècle, une fête de la Mère de Dieu (4). Dans la vie de saint Théodore, l'illustre fondateur de tant de monastèn's, lequel vivait au milieu du cinquième siècle, il est fait mention d'une fête de la Sainte Vierge, si solennelle qu'elle attirait un grand concours de peuple (5). Si le premier monument incontestable de l'Annonciation est un canon du concile in Trul/o, tenu à Constantinople, en 692, le décret suppose la fête et ne la crée pas, puisqu'il permet seulement d'y célébrer
M) ^ st.. P. G, xux. 35i.
(a wae. P. G., Lzxznu, 197. Cf. Duchnne.Originea
■I. • <i. VI. I 5. o. s, d'où Doos arons tire ceUe remar-
• , "/>. cil \k) UucliFMir, Ltber Ponli/icati$, t. I, p. 38i. {b) Siiriu&, 1 1 jan-, c. aï.