‹ La Mère de Dieu et la mère des hommes (volume 4)Chapitre 83 sur 119 · CH. IV. — ANTIQUITÉ ET DÉVKLOPPCMENT · texte numérisé non relu

CH. IV. — ANTIQUITÉ ET DÉVKLOPPCMENT

la messe parfaite, lors même qu'elle tombe en carême. Elle est supposée pareillement comme ancienne par le di.xi»*mo concile de Tolède (65G), qui la transfère au huilicme jour avant Noël, comme avaient déjà fait plusieurs églises, afin que le temps du carême n'empi>ch;\l plus de lui donner une oclave.

Thomassin.donl on connaît la sévère critique, après avoir rapporté ces fails et d'autres du même g^enre, n'hésite pas à conclure que les solennités principales delà Sainte Vit * ' ' s généra-

lement par tout , îiioilié du

septième siècle, avaient commencé depuis longtemps à se rt^andrc parmi les églises particulières: car « un intervalle de deux cent cinquante ou de trois cents ans n'est pas trop long pour faire que, sans aucun statut général de l'Eglise, la seule dévotion, soit des particuliers, soit d<> ' ' lit fait d'une dévotion libre n e dans toute la chrétienté » (l).

licMiitt XIV, sur cette quci»tion de ranti<|uilé des féU's tic la Sainte Vierge, ri notamment tic la ftMe de l'Annonciation (a), enchérit encore sur le docte Oratorien, qu'il juge trop timide dans ses affirmations. Ce qui ; • ^ - ' ' • *• .

son, c'r

se trouve universellement célébrée chez les chrétiens

<lt* toiii'* < M et de tout rite, («recs, Copies.

Svru-a.s, l.l... .->, Ethiopiens: d'où l'on poutiaii

naturellement conclure que son institution est antérieure à la séparation des églises. Quoi qu'il en soit, le

i) TbOfllMMS, Troité dr n I rif raiivn ur§ r>iri. i.. ii, c. M. | >J

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/t64 — LE CVLTB DBS KNPATTTS POUR LKUn xèM

seul fail de la prédication de saint Proclus est une preuve inconlcsl I/. i que, du moins en Orient, les solennités en l'honneur de Marie précéilèrent le concile d'I'lphèsc. Et cette conclusion tiendrait encore, lors môme que riiisloire ecclésiastique n'enregistrerait aucune fête spéciale de ce genre. Car, et c'est une remarque de Tl ' > --'^ jç (.| Nais-

sance et de rin« lient par leur

nature elle-même des fôles de Marie. Pouvait-on célébrer ce double mystère du Fils, sans fêler du même coup la Vierge en qui et par qui ils s'claieni opérés ? Aussi l'on peut dire que, par une touchante pénétration, la mère est honorée dans les fêtes du Kils comme le Fils l'est, ù son tour, dans celles de la mère.

Passant des fêtes aux églises dédiées à Marie, noua rencontrons tout d'abord, en Orient, la grande <■ d'Éphèse, celle-là même où fut solennellement , clamée la maternité divine de la bienheureusf- Vierge (i) : témoignage incontestable que ni son culte privé ni son culte public ne furent inaugurés par ce concile la).

(i) i« l'artir. L I. C. 1 : t. I. p. iS.

a. riu^ir'in? anrirr,'; ftin'riirrt rt Ptflrrinmrt ic la T'-rr Snîn'

de " id., pp. i5o, làl, 197; de lbrudw»c, tbiit., p. 0><

du M- T5t.

n de Terre Sainte, {^«nsc qtie la [X'iit'' Ml de \m Vierjfc.datc tlu ir« fkcle. Il en

M. de «*gli»c qui

CH. i> AriyvnÈ rr dcveloppemext ^65

II serait intéressant d'étudier les orig-i nés de la Basilique romaine, connue sous nom de Sain(c-Marie-Majt'ure. Cette vénérable église est, dans son ensemble cl .... I .- .. ,)p nombreuses retouches, un monument de la moitié du v« siècle. Ce fut le pape Xvsle III 432-44o)qui ta fit bâtir, presque immédiatement après la o ■ ' ' ' ' ' (i). Elle était

cornu , du triomphe de

la Mère de Dieu, ainsi que l'atlestaienl non seulement le texte de l'inscription dédicatoire, qui se développait en mosaïque au-dessus de la porte d'entrée, mais encore la conception générale de la décoration. De là, sans doute, on est en droit d'inférer la préexistence ('. '* ' ' ' ■ ' *■ [M)ur avoir une

1 , , Il remonter plus

liaut dans le cours des âiçes, et montrer que le nouvel édifice n*«>tatt qu'une restauration plus splendide d'un aïonumont antérieur, également consacre à la mémoire de la Vier^jc .Mère. C'est ce que Uenott XI V, après bien d'autres, a conclu de l'antique tradition, consi- : la iiasî-

I ^ , I II, avait

été construite sur la demande même de Marie ; de- ! -le de la Neige.

Il • • ■•■ I

|ui, suivant le iocle Poritif».', « sufBsent à rendre moralement éviiente la vérité du prodige » (3). G>mme le pape

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