r ici
Llir lavait f^ii il I j \i tj-nuiLiiiiLin. tiic aurait pu ajouter : L'oublier? uiais je prie »« ni' rc de rcnietlre mon Ame entre «es maios. »
i.n.NIKRS ENNEMIS. TRIOMPHE Aq?
si ce n'est pas iiisuUer à la dévotion des calholiques que de venir leur donner semblable averlissenienl ? Saint Thomas, parlant de l'espérance chrétienne, fait remarquer qu'elle a deux objeisen vue : le bien qu'on désire obtenir et le secours par lequel ce bien peut être obtenu. Ce serait pervertir cette espérance que de ! lt à la possession de Dieu comme au
suji ^ le nos désirs, ou de ne pas compter sur
Dieu comme sur la cause principale qui doit nous faire entrer en j i de Dieu, notre fin dernière. Mais
re«jpérancc t..., ...une n'exclut ni les hns secondaires qui se rapportent à la tin principale, ni les causes créées qui peuvent nous aider comme inslruments de la bonté divine à tendre vers la tin de la béatitude; et c'est ainsi que, n'es|>érant qu'en Dieu, nous pouvons toutefois espérer en l'hoiume (i).
Celle d< ■ !.)ns au moniteur
où sontles c:.. , .. iL la Sainte Vierge
comme leur bien suprême, ou qui comptent plus sur son assistance que sur la grâce de Dieu pour arriver
.-tti trnii- ! ; • ' iix où nousdevons tendre? Encore
liii.- : s. . calomnier les serviteurs et les en-
fants de Marie que de les supposer capables d'un tel '■ i l'on y I ' ' irès, pareils aver-
ii qu'un 1 iHa Mère de Dieu
•on caractère d'instrument providentiel dant l'ccuvrc «lu >>:iiiit. C'est comme si l'on disait : Gardez-vous de Ijop compter sur son secours, sur sa puissance, «int son crédit auprès de Dieu. L'Kglise l'a bien api notre espérancet ipen nostra; mais il y a dans les louanges de l'£glise» comme dans celle des Saints, de
^•jll — Lt CULTS DKS Enfants vain inn MKHE
l'hyperbole, de l'exa^^ératioi.. A-. ., idle esl la
conclusion pratùfue que veut lirer nuire censeur ; et je n*ai pas besoin d'insister davanlas^ pour montrer combien elle est " re au principe.
Non moins éii v serail-cUc, si l'on prenait la
con/tance dans la signification plus large, où ce terme exclut la crainte et renferme l'assurance d'être exaucé. En effet, bien que Dieu veuille ùUc aim«' de nous pardessus toutes choses, et qu'il soit r.olre fin dmiii-re, il n'en reste pas moins infiniment au-dessus de nous et nous ne pouvons oublier que cette majestt' si h nous l'avons indignement oulraç^^e. C'est pour nous avions besoin, pour oser nous approcher de lui, d'une introductrice qui filt tout à la fois la bien-aim«^e de son cœur et de notre sang, sa mère et la nôtre. Et voilà comment nous pouvons, d'une certain»? manière, avoir plus de cx>nfiance dans la Sainte Vierj^e qu'en Dieu lui-même. Plus de confiance, en ce s ({ue son abord e^l plus facile, et laisse moins de | à la crainte; plus de confiance encore, parce que des vœux et ' ' ,(
de voir i ^ , . il
certainement agréés, si Marie les préi>entc pour nous et les a[ipuic de sa maternelle et puissante intluence. C'est pourquoi tous les Pères de l'Orient et de !< » dent n'ont qu'une voix pour céltîbrer .Marie co. l'espc^rance, et l'unique espérance des chrétiens, et siirinut des pt^rbeurs. Et c'est aussi la ni? ju.siiiic celle parole si violemment allaquéhérétiques, et par l'auteur des Avertissements, à leur suite : a Je désespérerais, si je n'avais pas Marie ».
1^ • — On n'en finirait pas, si l'on voulait rapporter.
eu. V. — DEH^IIKHS ENNF.MtS. TRIOMPHE AqS
afin de les réfuter, tous les griefs des Avertissements et de ses inspirateurs ou tauteurs contre les différentes pra! utées parla piété filiale des enfants
(;l .sl -- la \iii:-'tf [)uiir ilonorer \c\iv nn-r»».
Kien n'c«l épargné.
Les cier:zes qu'ils font iii iller devant ses autels ou devant ses iniai;es sont pour eux, comme ils l'étaient pour les anciens héréti({ues, chose au moins superilue : comme si ce n'était rien que d'attester symboliquement I ' 'i Sainte Viertje a délivré le monde de s , que notre espérance est de recevoir par elle la lumière de la grâce, et notre désir, de voir nos cœurs se consumer d'amour pour elle.
S'ils emploient l'argent et l'or à lui construire de beaux sanctuaires, à parer magniii(]uenicnt ses autels, c'est faire outrage à Jésus-Christ, dont les autels et î' ' ■ ' i-'és; injure aux pauvres, que
ers , , ^ps privent des secours aux-
quels ils auraient droit : comme si les honneurs rendus à la Mère de Dieu étaient incompatibles avec le cuit** iMicharisliqu*» et le soulagement des mcin'" - HouilianU du Christ; quand, tout au contraire, J tlbritt et ses pauvres sont d'autant mieux honores et :' ' ■ ir et de vénération pour I suivant la nature et de cetix-cî selon la grflce; comme si, pour tout dire en Mti ' * ■ ',• longage n'» n*!m-
hju; ....... liiiifiiK i!ii ; lit
Judas.
S'ils s'enrôlent dans 1rs u sa l'hoti-
• .. . Il (lu
Scapulairc, on les avertit que ces pratiques de dévo-
^qC) — LE CULTB UES F-NFANTS POrii I.EVn ukHK
lion envers Marie sont, la plupart du temps, n des Irompcries du diable qui, sous prt^tcxle d'une dévotion aisée et tout extérieure, endort les pécheurs dans une fausse confiance, afin qu'ils négligent de faire péi.ilence et de mortifier leur chair... » : comme si, dans ces pieuses associations, tout se réduisait à des exercices purement matériels; comme si lesCongrégations n'avaient pas été, de tout temps, le rempart de la vertu chrétienne et de la foi chrétienne, une terre féconde entre toutes en fruits de sainteté; comme si ton* ' ^ •• ns ou Confréries n'étaient pas
rec< lise et les saints les |)lus illus-
tres à la piété des fidèles, et magnifiquement enrichies de grâces spirituelles par les Pontifes romains et i'épiscopat tout entier.
Que dirai-jc encore des attaques perfidement dirigées contre les images de Notre-Dame, et les pèlerinages à ses plus vénérés sanctuaires? Pourquoi nous avertir de ne pas imiter les païens, en mettant notre confiance dans les représentations de Marie, parce qu'elles n'ont en elles-mêmes aucune vertu? Q' nous montre un catholique qui riijnore. L'aven, ment, pour ne pas être inutile, a donc un autre but inavoué, mais facile à reconnaître. Lequel? Celui d'ôter aux fidèles un des moyens les plus puissants de vivifier en eu.\ le culte de leur céleste mère : car c'est à travers ces symboles extérieurs qu'elle l^ur devient plus sensible, et qu'elle reçoit plus communément leurs hommages.
Pourquoi faire dire à la Sainte V^ierge elle-même : n Ne pensez pas que je sois autre ici, autre à Montserrât, autre à Montaigu;je suis partout la même »? d'où découle cette conclusion naturelle, encore qu'elle
eu. V. — DKRMCRS CNNCSIIS. TRIOMPHB ^97
soit habilement soiis-ontendue : il est inutile de visiter un sanctuaire de Marie plutôt qu'un autre; inutile même d'' ■ le plus simple |»èKTinage aux
lieux con>... ,... ..ilemcnl à Marie; puisque nous
b trouvons partout, et partout ta même; et non seu-
inent inutile, mais dangereux, puisque ces pénrt^rilutions ex|M)senl ' ' ' ' ' ''\s erreurs. El voilà comment nos J.i' - relaient avec plus
d'astuce les diatribes des protestants contre tes pcleri' ils; comment ils condamnaient
>; , c qui les a rcconmmndés à la
if'lé de ses enfants par des Indult;ences spéciales;
«ïnt ils s'en prenaient à la Sainte Vierge elle-
,^ plaît, non seulement à répandre plus
>i SCS fa>eurs dans certains snncluaiies,
ion qu'elle soit partout secourable et bonne, mais encore AI ' ' - que nolro
oiété lui il , I e-niôme, en
* révélant providentiellement aux hommes. El de peur '>s, maintes fois obtenues dans ces '■••"* soient un encouragement potir la
!'*« envers leur divine mère : <t C'est Liieu, continuent les Avertiisementâ^(\W\\ faut «tlri*
•lcs..r', ' • ^„l
^... ». En lez
•(é la mère, ri n'attendet rien d'elle : car tout
•Mit du I ni mé-
..rilé -"' '•' ,.. ■ ■ hèe par
:éc par . dèmunlrée par les
• ils les plus manifestes, à savoir : que tout bien dea- 'nd de Dieu, mais par le ministère et par Tinterresion de Mai'c (i).
^1) L«» Irctcara r^ui. m^iUoI In Krtreiett ipintmtt» dt Saint Igosrr. LA mu* in Hojiiiu
Les lrisl«»s soctaircs n'ont prt'valu ni contre la doo- Irin*» de l'K;^'Iise ni contrôla pillé filiale de ses enfants. Noire Seiçneur a pris contre eux le parti de sa mère. Au moment où ils travaillaient à nous détacher d'elle, il nous a révélé plus manifestement les trésors de son propre cœur; et, dans ce cœur de notre Dieu, le monde a pu lire quel respect et quel amour, lui le Fils de Marie par nature et sc lier-né, nourrissait toujours pour elle, et, par o , ut aussi, de quelle vénération, de quelle amoureuse confiance, nous, ses 61s d'adoption, nous devons entourer cette divine mère.
Vainement les mêmes Jansénistes onl-ils, avec une éçple astuce, combattu le culte du Cœur de Jésus et la dévotion pour Marie. Leurs efforts, malgré quelques succès plus apparents que réels, en tout cas bien momentanés, n'ont abouti qu'à rendre leur défaite et plus éclaianle et plus durable. Nous n'avons pas h dire ici le triomphe du Cœur de Jésus. L'univers entier en est l'heureux témoin. Celui de la Reine du ciel, notre mère, n'a été ni moins certain ni moins çlorieux. Tout ce qu'ils avaient tenté de détruire a pris un plus puissant essor. Ces pratiques pieuses qu'ils dépréciaient, loin d'avoir disparu derEjjlise,)* sont plus que jamais en honneur et chaque jour les a vues se mullipInT et s ^.
des sanctu ' -
^^tions cl des Confréries? N'avons-nous pas de nouvelles fêtes, comme sont, par exemple, celles i\u Cœur de .Marie, de la Manifesi -»•'"" ■?'* '» '•"•
•iiliiMirciisi
lecei. oapucuses du JaAtctUBtoe. \ou ta
|MII ..
|jjn>i»n> t.>.-«r.Mi>. iniiiMii'
S "' ' 'Ip miraculeuse, - ier des
:i : :. j : ulise à un ordre , iir; de
ouvelles dévotions, telles que le mois de Marie, le mois du Rosaire ; de nouvelles et solennelles niunifestations des privilèges les plus chers au cœur de la inère et des enfants, comme la di-fini(ion de la Conceptt'on Immaculée ; de nouvelles visites sensibles, rendues par I ■' ' ' ;'i son peuple, et par ce
peuple à sa 1>' ■■., cunime les apparitions
de Lourdes et le concours prodif^ieux des chrétiens
'*rs ce lieu béni. Vovez Nolre-Danie des Victoires et
''••^-moi si les chrétiens ont cessé de nieltre en Marie s leurs espérances, ou si Marie ne verse pas tou-
furs à pleines mains sur eux les grâces temporelles «î ' '' es spirituelles, comme aux plus beaux jours
Ce qui était arrivé au temps de Nestorius, au temps
des I s des AI!)ig«'ois,uu temps de
î "iJ . i . , 1 renouvelé dans ces derniers
s, et, par une loi constante, se reproduira tou-
, si d'autres hérétiques viennent battre en brè-
- :!tede la Mère de Dieu. Non seulement celui-
I victorieux d«* la lutte, mais il prendra de
louvelles forces, et sans rien perdre des richesses dont
i ' 'Mes â:-' •<, il en '" lu-
! - , .: les coui^ . - . L que les i :, le
I ils qui rè;;ne au ciel, el les enfants qu'elle compte
iir la terre, prennent à corur de com|>enser par un
' ' icment continu de vénération, de hmanges el
.<>ur les outrages faits à leur mère; c'est que cette
tuère elle-même se venge, comme elle a vu son Jésus
' ■ fjin* sur la croix, i - effusion toujours crois-
s.iiil»' tic cr.'iccs et de I ^.