XVI INTRODUCTION
Une deuxième remarque, ou plutôt le second chef de remarques, concerne l'usage que je ferai des Pères. Tous n'ont pas une égale autorité, différents qu'ils sont par l'ancienneté, par la science et par le rôle qu'ils ont joué dans l'Église de Dieu. Nous nous adresserons de préférence aux plus célèbres, à ceux-là surtout qui ont plus spécialement traité des prérogatives de la Mère de Dieu. Je n'ai pas la prétention de ranger au nombre des Pères proprement dits les écrivains ecclésiastiques qui leur furent contemporains ou qui les suivirent de près; bien que leurs œuvres soient mêlées aux ouvrages des Pères dans les collections de Patrologie. Si les témoignages de ces écrivains sont par eux-mêmes de moindre autorité* ils ont pourtant leur valeur; soit parce que les auteurs nous révèlent par eux quelle était à leur époque la pensée de l'Église, soit parce qu'ils ont eux-mêmes puisé leurs inspirations dans la doctrine et dans les écrits des Pères. Voilà pourquoi je leur ferai de fréquents emprunts; qu'ils appartiennent aux églises orientales ou qu'ils soient de notre Occident. Ainsi nous irons interrogeant sans interruption les panégyristes de la bienheureuse Vierge, depuis les temps apostoliques jusqu'aux temps plus rapprochés de nous, où la théologie scolastique héritera des enseignements des Pères pour les coordonner en un corps complet de doctrines.
Entre les. écrits authentiques des Pères et des écrivains ecclésiastiques dont je viens de parler, se place toute une classe d'ouvrages insérés, eux aussi, dans