‹ La Mère de Dieu et la mère des hommesChapitre 12 sur 78 · INTRODUCTION XVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XVII

les mêmes collections, et dont les auteurs sont inconnus ou douteux. Grand nombre de ces ouvrages sont d'une valeur assez médiocre ; mais il en est de remarquables, et qui méritent à tous égards d'être consultés et mis en œuvre.

Tels sont,par exemple, deux traités sur l'Assomption attribués l'un à saint Jérôme, l'autre à saint Augustin; un sermon des Louanges delà Mère de Dieu rangé communément parmi les œuvres de saint Epiphane ; un opuscule sur l'Excellence de la Vierge, un autre sur sa Conception, dont on a longtemps fait honneur à saint Anselme de Cantorbéry. A côté des œuvres que je viens de signaler, on pourrait en énumérer nombre d'autres qui, pour n'être pas authentiques, c'est-à-dire, pour ne pas émaner des Pères dont elles portent encore, ou dont elles ont porté le nom, sont loin d'être sans autorité. Nous en tirerons donc parti; mais nous aurons soin de les restituer à leurs auteurs, quand il sera possible de les découvrir, ou du moins d'avertir le lecteur qu'ils ne sont ni du temps ni des Pères auxquels on les a rapportés.

Je disais plus haut combien il est déplorable de trouver une doctrine si vague et superficielle dans une foule d'ouvrages, écrits pour vulgariser les privilèges de la bienheureuse Vierge parmi les fidèles. Ce qui ne l'est pas moins, c'est de voir avec quelle incroyable légèreté, pour nepas dire, avec quel sans-gêne, les textes des Pères sont allégués dans ces mêmes ouvrages. Il y a de légitimes excuses pour les écrivains des temps plus reculés. Les éditions qu'ils avaient entre les mains

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