‹ La Mère de Dieu et la mère des hommesChapitre 41 sur 78 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Le fondement des grandeurs delà Mère de Dieu. — Ses relations avec le Saint Esprit dont elle engendre le principe, et dont elle est la coopéralrice et le sanctuaire. — Dernières remarques sur les rapports de la bienheureuse Vierge avec les trois personnes divines.

I. — Ici, comme partout, nous trouvons à la base, et comme premier fondement, la divine maternité. Cette relation de mère à fils, qui rattache indissolublement la Vierge au Verbe de Dieu, appelle une affinité très intime entre la mère Vierge et le Saint-Esprit, affinité qu'on peut regarder à un double point de vue.

Au premier, Marie nous apparaît comme mère d'un Fils qui, conjointement avec le Père, est le principe d'où procède le divin Esprit. Elle peut dire au Père : Je suis en toute vérité la mère de votre Fils; elle peut dire au Verbe incarné : Vous êtes mon fils, tout aussi réellement que vous êtes le Fils du Père, et je vous engendre comme lui. De même, avec une égale assurance, peut-elle dire à l'Esprit de Dieu : Celui de qui vous recevez éternellement la nature qui vous fait Dieu, il est mon fils, et je suis sa mère.

Gardons-nous pourtant de certaines exagérations. Quoiqu'elle engendre un même fils avec le Père, c'est du Père seul, et nullement d'elle, que le Fils tient cette dilection féconde qui le rend avec le Père un même

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