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qui n'est autre que sa propre essence. Ce plus et ce moins se rapportent aux biens qu'il confère à ce qu'il aime; tellement qu'il aime plus celui à qui il donne plus, et qu'il aime moins celui qu'il comble de moindres faveurs.
Si l'amour de Dieu pour l'homme est le principe et la mesure des dons qu'il lui fait, l'amour de l'homme pour Dieu, tout en étant lui-même une grande grâce, appelle après lui d'autres grâces dont il est, à son tour, la règle et la mesure. Nous dirons plus tard le rôle de la charité dans le mérite des œuvres, et comment elle en est l'âme et la vie. Pour le moment, il suffit de rappeler que de tous nos actes le plus méritoire par lui-même est celui de la divine charité. Ajoutons encore que plus une âme s'applique à vivifier ses autres œuvres par un motif d'amour, c'est-à-dire à les faire pour le bon plaisir et la gloire de Dieu, plus cette âme ouvre largement son cœur aux effusions de la libéralité divine.
Voilà deux principes incontestables, sur lesquels nous allons appuyer les admirables privilèges de la Mère de Dieu : l'amour ineffable qu'elle porte au Fils de Dieu, son fils, et l'amour encore plus grand du même fils pour sa mère.
II. — Disons d'abord l'amour de Marie. C'est le dernier en date, puisqu'elle n'aime que parce qu'elle est aimée ; mais c'est le plus rapproché de nous. Saint Thomas de Villeneuve, entrant dans la considération de cet amour, après avoir rappelé que la Vierge est Mère de Dieu, non pas seulement au sens large du mot, parce qu'elle garde la parole de Dieu, mais dans la signification la plus stricte, parce qu'elle l'a enfanté
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de sa chair, ajoute ces belles paroles : « C'est là,, non seulement un nom d'une excellence souveraine, mais encore d'une perfection sans rivale. Car la perfection suprême de la créature humaine est tout entière dans l'amour de Dieu. S ummà humanae creatarae perfectio vitae hujus iota in amore Dei est » (1). Voilà pourquoi nous ne pouvons pas méditer avec trop de soin l'amour de Marie pour Jésus, son fils et son Dieu.
C'est un amour de mère. Tel est le privilège singulier de cette divine Vierge que, pour elle, c'est une seule et même chose d'aimer son fils et d'aimer son Dieu. Quelle mesure d'amour suppose et renferme déjà cette qualité de mère! Connaissez-vous rien de plus tendre, de plus doux, de plus désintéressé que l'amour d'une mère pour son enfant? Et ce n'est pas merveille : car il sort des entrailles mêmes de la nature; tellement qu'il la suit partout où se trouve la maternité, jusque dans les êtres sans raison, plus parfait à mesure que cette maternité devient elle-même plus parfaite. Une mère doit faire effort, non pour aimer, mais pour ne pas aimer : car il lui faudrait aller contre la nature, être dénaturée (2). Et si vous lui demandez le pourquoi de son amour : Ah! c'est mon fils, répondra-t-elle ; ma chair, mon sang, un autre moi-même. Est-ce donc qu'on peut ne pas aimer et sa chair et soi-même? Admirable disposition de la
(1) S. Thom. a Vill., Gonc. in f est. Nativ. B. V. M. i, n. n. Opp. n, 394.
(^) S. Thomas de Villeneuve a dit, en traitant celle matière : « Soient matres etiam déformes filios tam ardenter amare, ut eiiam severae matronae, dum lactentibus in gremio infantibus garriunt, videautur sensum amisisse prae amore. Quid non dicuut,quid non faciunt? aut quis scurra levior est quam mater ad infantulum ».... In /est. Nat. B. V. M. Conc. 2, n. n. Opp. u, 3g4. H dit encore : « Nulla enim sine insania mater in filium ». In /est. Assumpt. Conc. 4, n. 3. Ibid. 334.
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providence qui a déposé cet amour dans le cœur des mères, afin qu'elles pussent supporter, non seulement avec patience et résignation, mais avec joie, le rude travail de former des hommes.
Si cela est vrai de toute mère, que sera-ce donc de Marie? Se pourrait-il bien qu'elle n'eût pas aimé de toute son âme et de toutes ses forces ce Jésus, fruit béni de ses entrailles; elle surtout en qui rien ne paralyse, n'entrave et ne fait dévier le mouvement d'une nature excellemment délicate et droite; elle, qui l'emporte sur toute autre mère en cela qu'elle a été faite uniquement pour être mère?
Mais ce serait trop peu de mesurer l'amour de Marie pour son fils à celui des mères communes. Que de raisons pour qu'il surpasse en tendresse, en dévouement, en vivacité tout autre amour maternel! C'est un amour qui ne se partage pas. Cet enfant est le sien, tout entier le sien, exclusivement le sien; sola soli (i). Partout ailleurs, l'amour des parents subit une certaine division. A côté de l'amour maternel, il y a l'amour paternel, et tous les deux restent distincts en se complétant; celui-là plus tendre et celui-ci plus fort. De là vient «que quand l'un des deux a été enlevé par la mort, l'autre se sent obligé par un sentiment naturel à redoubler ses affections »*(2). Ici, point de partage entre le père et la mère : tout l'amour se concentre dans le cœur de Marie, parce qu'elle est Vierge, et que Jésus- Christ n'a, sur la terre, qu'elle seule pour auteur (3).
(T) « Sicut est unicus unico Patri, ita est unicus unicae Matri ». Ricard, a S. Laur, de Laudib. B. M. L. m, 38. Inter opp. Albert. M. xx.
(2) Bossuet, Allocut. pour la veille de l'Assompt., au collège de Navarre, 1C00, ier point. Lebarcq. Œuvres orat. de Bossuet, 1.
(3) Tertullien a dit cette belle sentence : « Personne n'est père autant que Dieu; Nemo tam pater nisi Deus ». De Marie ne peut-on pas
Point de partage non plus entre les enfants; solus soli. Ce premier-né est l'unique, non pas seulement par accident, mais par un dessein absolu de Dieu, certainement connu de Marie. Je ne veux pas dire que les enfants soient toujours moins aimés, quand ils se pressent plus nombreux au foyer maternel; mais il y a naturellement pour l'unique plus de soins affectueux, plus de prévenances. Le cœur de Dieu seul est par nature assez grand pour que la place de l'un ne diminue pas la place de l'autre; puisque ce cœur est immense comme Dieu lui-même. Mon bien-aimé est à moi, uniquement à moi; et moi, de mon côté, je suis uniquement à lui (3) : c'est ce que peut dire la Vierge en regardant Jésus.
Voilà certes de quoi nous donner une haute idée de l'amour maternel de Marie. Mais il est d'autres circonstances qui le relèvent comme à l'infini. Jacob aimait tous ses fils; toutefois il avait une affection spéciale pour Joseph, parce qu'il l'avait eu de Rachel, la plus aimée de ses épouses. Isaac était plus aimé d'Abraham que ses autres enfants : c'est qu'il était « le fils de la promesse » (i), objet de longs désirs et né contre toute espérance. Encore qu'une bonne mère porte tous ses enfants dans son cœur, ceux-là même qui l'ont déchiré plus d'une fois par une conduite indigne de leur naissance, cependant elle se repose avec plus de tendresse sur celui dont les qualités et les vertus répondent mieux à son dévouement, à sa maternelle attente. 0 Marie, que je vois là de nouveaux motifs
dire aussi : Aucune mère qui Je soit à l'égal de Marie, puisqu'elle n'est la compagne d'aucune autre créature dans la première formation de l'Enfant-Dieu.
(i) « Dilectus meus mihi, et ego illi ». Cant. n, iG.
(2) Rom., ix, 9.
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pour enflammer votre amour de mère! Ce Jésus était le fruit d'entrailles non plus stériles, mais vierges. Pouviez-vous attendre qu'il pousserait jamais sur la tige de Jessé, sans en altérer la verdeur; qu'il serait le fruit virginal de votre virginité conservée dans son enfantement, que dis-je, consacrée par lui? Ce n'est pas seulement par une de ces grâces faites à d'autres avant vous que vous êtes devenue sa mère, mais par l'opération du Saint-Esprit. L'Amour éternel, l'Amour personnel vous l'a donné à vous, mère du bel amour.
Et ce fils, né de l'Amour et dans l'amour, vous n'avez pas besoin de recourir à des fictions menteuses pour le trouver souverainement aimable, infiniment digne de vos affections maternelles. David, son aïeul, l'a vu dans le lointain des âges, éclairé qu'il était par une lumière prophétique. Il l'a vu comme le plus beau parmi les enfants des hommes. La grâce était répandue sur ses lèvres. Il s'avançait, puissant et victorieux, dans tout l'éclat de sa divine beauté (i). Pourquoi parler de David? Vous-même vous l'avez contemplé plein de grâce et de vérité (2). C'est dans votre maison, sous vos yeux, qu'il croissait en sagesse et en grâce, devant Dieu et devant les hommes, à mesure qu'il croissait en âge : type unique de toute pureté, de toute humilité, de toute amabilité, de toute perfection, c'est-à-dire, en un mot, de tout ce que vous aimez. Comment votre cœur aurait-il pu ne pas se fondre de tendresse?
Oh î comme à cette question faite à l'épouse des Cantiques : Quel est-il votre bien-aimé, ô la plus
(1) Psalm., xliv, 3-6.
(2) Joan., 1, 14.
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belle des femmes? vous auriez mille fois le droit de répondre : « Mon bien aimé est blanc et vermeil, il est choisi entre mille. Sa tête est un or très pur. Ses cheveux sont comme les rameaux des palmiers, noirs comme le corbeau. Ses yeux sont comme des colombes penchées sur les eaux... et baignées dans le lait... ses joues comme un parfum d'aromates... Ses lèvres sont des lis; elles distillent la myrrhe la plus pure... sa voix est très suave et il est tout désirable. Tel est mon bien-aimé, et il est mon ami, ô filles de Jérusalem » (i). Oui, il est son ami : car s'il est tout aimable, il est aussi tout aimant ; plus que cela, le bienfaisant par excellence. Elle le sait, il est venu du ciel en terre pour elle, afin de se donner à elle, de la sanctifier, de la déifier. Les mystères, les travaux, les prières, les souffrances de ce cher fils seront le prix versé pour le salut du monde; mais ce prix est pour elle avant d'être celui des autres; le prix des privilèges qui lui sont uniquement propres, de son immaculée conception, de sa virginité féconde, de sa pureté plus qu'angélique, en un mot, de tout ce qu'elle est par la grâce et de tout ce qu'elle a. Mesurez, si vous le pouvez, quels élans pareille certitude devait imprimer au cœur de Marie.
Une dernière circonstance vient s'ajoutera tant de stimulants d'amour. C'est une idée souvent exprimée par les Pères que le sol de tous le plus favorable à l'amour de Jésus est le cœur des vierges; et la doctrine inspirée de saint Paul, où ils ont largement puisé, le confirme expressément (2). Aussi, lisons-nous clans S. Bernard « qu'il n'y avait pas, au cœur virginal de
(1) Cant., v,9-i7.
(2) I Cor., vu, 34.
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Marie, une particule vide d'amour, et que cette Vierge était vraiment la mère d'amour » (i). On dit communément qu'il faudrait avoir le cœur d'une mère pour concevoir ce qu'est l'amour maternel. Qu'il faudrait plus encore le cœur de Marie pour se faire quelque idée de son amour envers Jésus, son tout aimant et tout aimable fils !
Et pourtant, nous n'avons fait jusqu'ici qu'effleurer, en quelque sorte, une si belle matière. Ce serait assez, si Jésus-Christ n'était qu'un homme, le plus parfait des enfants des hommes. Mais il est Dieu, et la Vierge sa mère, instruite par le Saint-Esprit, croyait de toutes les forces de son intelligence et de son cœur que cet enfant, né de ses entrailles, était le Fils éternel de Dieu, Dieu comme son Père et consubstantiel à lui (2). Par conséquent, son amour maternel ne s'arrêtait pas à l'homme; il ne pouvait séparer ce qui était indissolublement uni. Dans son fils elle voyait, elle aimait son Dieu. Une bonne mère aime tout ce qui appartient à la personne de son fils, et dans Tordre même de la dignité des parties : le corps et l'âme, mais l'âme plus que le corps. Donc, 0 Marie, c'est ainsi que vous aimez Jésus. Certes, vous aimez son humanité, car elle est pour tous, et pour vous plus que pour tous les autres, souverainement aimable. Mais vous aimez plus encore sa divinité : car c'est par elle qu'il est la source infiniment féconde de toute bonté, de toute grandeur, de toute beauté. Et, ce faisant, vous modelez votre amour sur celui du Père. Lui n'a pas séparé l'homme du Dieu, l'humanité de la divinité dans ses affections. Quand il disait : « Celui-ci est
(1) S. Bernard.. Serai. 29, in Cant., a. 8. P. L.clxxxui, q*}3. (i) Luc, 1, 33, 45. "
mon Fils bien-aimé. en qui j'ai mis toutes mes complaisances »; de qui parlait-il? De Jésus-Christ tout entier, de ce Dieu revêtu de chair, qui se montrait transfiguré et resplendissant aux jeux des Apôtres (i). Ainsi en est-il pour l'amour maternel en Marie.
D'autant plus que cet amour est un écoulement de celui du Père. Quand, par un conseil admirable, Dieu voulut associer la bienheureuse Vierge à son éternelle génération, et mettre dans son sein virginal Celui qui est éternellement dans le sein du Père, il fallait bien qu'il fit jaillir de son cœur paternel au cœur de Marie quelque étincelle de l'amour infini dont il est embrasé pour ce Fils unique. Ainsi l'amourde Marie pour Jésus lui vient de la source même d'où elle a reçu la fécondité. C'est que tout se tient dans les desseins de Dieu. Nous pouvons, nous, si grande est notre misère, manquer aux plus nécessaires convenances; Dieu ne le pourrait sans déroger, et sa perfection ne permet pas qu'il déroge. Donc, en Marie l'amour maternel est poussé jusqu'aux dernières limites de la nature et de la grâce, puisqu'elle aime en son Fils un Homme- Dieu*
C'est la pensée que développait le bienheureux Amédée de Lausanne dans une homélie sur le Martyre de la Vierge. « Ce fils était son Dieu, et voilà d'où son amour prenait un accroissement incroyable. Seule, en effet, dans toute la suite des siècles, elle a mérité d'avoir une seule et même personne pour fils et pourDieu.Donc, comme l'abîme appelle l'abime(2), deux dilectious s'étaient fondues chez elle dans une seule dilection.et de deux amours il s'était fait un seu
(i) Matth.,111, 17. xvii, 5.
(2J Psalm., xli, 8.
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et même amour : la Vierge Mère aimant Dieu dans son fils, aimant son fils dans son Dieu. Aussi, continue le bienheureux, plus grand était son amour, plus grande fut sa douleur; et l'immensité de cet amour n'eut d'autre effet que d'augmenter comme à l'infini les tortures de son àme » (i).
Dans la même homélie, je trouve encore une réflexion qui, bien méditée, fait mieux concevoir l'amour de Marie pour son fils et pour son Dieu. « C'est que ce fils, à la différence des autres enfants, n'avait pas été conçu, pour ainsi dire, à l'aventure dans ses maternelles entrailles. Lui-même, cet Unique du Père, par une élection pieuse et par une bonté toute gratuite, l'avait choisie pour mère, et s'était volontairement et librement coulé dans son sein. Et voilà pourquoi elle l'aimait encore davantage » (2).
Reprenons les mêmes considérations sous un autre point de vue. L'affection commune des mères pour leurs enfants n'est pas, de sa nature, l'amour parfait de charité que saint Paul a nommé le lien de laperfeclion. Ces deux amours sont distincts et séparables; trop souvent ils ne vont pas de pair dans un seul et même cœur. Que de mères n'aiment pas leurs enfants ou parce que Dieu est en eux, ou pour que Dieu soit en eux ! D'autres que la bienheureuse Vierge entourèrent son Jésus de leur affection : telle était sa grâce enfantine, la pureté qui rayonnait sur son front, sa candeur et son amabilité, que c'était une même chose de le voir et de l'aimer. Nous en avons la preuve dans la scène racontée par saint Luc (3), où le Christ
(1) B. Amed. ep.Lausan ,hom.5, de Martyr. B. F.PJL. clxxxvhi, i32q. (2)1(1., ibid.
(3) Luc, 11, 47.
enfant apparut au temple, assis au milieu des Docteurs émerveillés de sa prudence et de ses réponses. Mais ceux-ci ne voyaient en lui que l'homme, et celles-là n'ont pour enfants que de simples créatures. Marie, nous l'avons déjà considéré, voyait dans son Fils un Dieu fait homme, et l'amour que la nature donne aux mères pour leurs enfants la menait à l'amour que la grâce donne pour Dieu même.
Suivant la loi de notre vie terrestre, nous devons pour monter aux choses invisibles prendre notre point d'appui sur les choses visibles. Aussi le Verbe s'estil incarné « pour que Dieu visiblement connu nous ravît en l'amour des beautés invisibles » (i). « Le Christ fait homme nous conduit au Christ Dieu; le Verbe fait chair au Verbe qui, dès le principe, était Dieu en Dieu » (2). Quiconque a médité le mystère de notre nature aura l'intelligence de cette économie du salut; et, pour le dire en passant, la dévotion au Cœur Sacré de Jésus, considérée sous cette lumière, lui paraîtra souverainement apte au but de son institution, c'est-à-dire à l'accroissement du divin amour. Mais voyez la conséquence de ces vérités pour la Vierge, Mère de Jésus. Ce passage du visible à l'invisible, si nécessaire même aux Saints que Thérèse de Jésus versa longtemps des larmes amères pour l'avoir négligé, trompée qu'elle était par une direction mal entendue; ce passage, dis-je, était devenu pour Marie comme un besoin de sa nature; car, encore une fois, le fils qu'elle avait engendré comme homme était en même temps et son fils et son Dieu. Les autres mères, quand elles sont vraiment chrétiennes, aiment
(ij Préface de Noël.
(2; S. August., in Joan. Tract. i3, n. 4- P. L. xxxv, 1 49 4 •