XIV INTRODUCTION
toute autre, on peut, on doit même apporter comme arguments, des raisons fondées sur les principes venus à nous par la tradition, sur la nature des choses, voire même sur les convenances ; car les unes et les autres sont d'un grand poids et d'une grande force en théologie, comme il est démontré par l'usage des plus illustres Docteurs, saint Cyrille d'Alexandrie, saint Augustin, saint Anselme et bien d'autres encore. Combien de fois ne les avons-nous pas vu faire appel non seulement à l'autorité directe de la parole de Dieu, mais aux raisons, aux analogies, aux conjectures même, partout où ils ont traité des mystères et des perfections du Christ (i) »? Voilà donc quelles seront nos sources principales : la Sainte Ecriture, les Pères avec la Liturgie de l'Eglise et les théologiens.
V. — Quelques remarques sur chacune des sources. Dans l'emploi que nous ferons des Saintes Ecritures, nous nous attacherons de préférence au sens littéral. Toutefois nous n'excluons pas absolument toutrecours au sens accommodatice ; et cela pour deux raisons. La
l'égard de sa sainte Mère, Il l'a proposée aux siècles chrétiens comme l'éternel sujet de leurs contemplations. Mais il s'est contenté d exposer sommairement par son Esprit le premier principe de ses grandeurs avec quelques points plus fondamentaux : comme s'il leur avait dit: Voilà quant à la substance quelles sont les grâces que j'ai faites à ma Mère. C'est à vous maintenant d< réfléchir sur ces vérités principales, de les creuser pour en extraire les richesses qu'elles contiennent. Je vous donne pour guide mon Eglise; pour aides, mes Docteurs et mes Saints; pour moteur dans cette recherche, l'amour de ma mère et de votre mère. A mesure que vous mettrez en relief un nouveau privilège, vous participerez à l'ineffable joie que j'ai goûtée dans mon cœur en la couronnant au ciel.
(i) Suarez, de Myster. vitae Christ i, in Praefat.