Topiourd, /In^/ir
il est vrai, fréquemment stériles pendant les premières années ou donnent lieu à des grossesses interrompues dans leur cours; mais, après une première couche normale, les grossesses se succèdent rapidement et de la façon la plus régulière (Morache *).
Certaines conditions sociologiques doivent aussi exercer une grande influence sur la fécondité. Les travaux excessifs, imposés à la femme, chez les peuples sauvages, la vie sédentaire, oisive et licencieuse des harems, chez les peuples musulmans, doivent amener un rapide épuisement de l'organisme et l'arrêt prématuré des fonctions du sexe, les premiers en amoindrissant directement les forces physiques, la seconde en affaiblissant le système nerveux qui leur sert de régulateur.
Dans quelques races, les habitudes d'ivrognerie sont une cause fréquente de stérilité. En Australie, dit Taplin, les femmes indigènes qui s'adonnent aux boissons alcooliques perdent vite leur fécondité, ou, si elles deviennent enceintes, leur enfant est chétif et meurt vite. D'après le même observateur, celles qui fument beaucoup durant leur grossesse donnent naissance à des enfants remarquablement gros; mais cet embonpoint est de la bouflBssure, un signe de mauvaise santé *.
2. Caavio, Esquisse démogr, sur la Nouvelle-Galles du Sud {An, de démogr. intem., 1881).
{IoAq, r^mbonpoint, cbfiz la fem^^j dimiaue ou supprime souvent la fécoaditéf Ë»t-ce pour cette raison que, daps plusieurs natbns nègres (Gameron) et che:; les Arabes (Bertberand), une forie corpulence est très recherchée dans le sexe? Cette particularité d'esthétique n'aurait-elle pas pour ori^e une simple remarque physiologique, et ce goût pour les femmes grasses cacherait'il, chez l'homme* le désir de pouvoir multiplier les occasions des rapports sexuels sans ea retirer d'aussi lourdes charges pour la communauté *? Le Chinois, qui ne recule jamais devant les charges de la Camille, au moiiis qqand il s'estime en puissaoee de les supporter, et pour lequel la privation d'en&nts est un malheur, recherche au coutraire les femmes maigres.
Un grand nombre de peuples limitent volontairement leur population, et, dans les nations le plus civilisées^ un grand nombre de familles restrei* gnent le chiffre de leurs enfants, Gependaut» partout, U fécondité est tenue en honneur, et, souvent, la stérilité entraîne pour la femme toute une via d'opprobre ou la répudiation. Aussi, pour eam«battre la stérilité, a^t^on recours auK moyeus les plus variés. Quelquefois, on s'adresse au mede^çiu, plus fréquemment aux sorciers, surtout aui^ prê^ très, les intermédiaires entre l'humaiod natufe et