Gaz. méâ. d'Algérie, 20 août
2. Demeunier, Uesprit des usages et des coutwnes des dÀfftreihU peuples, Londres, 1776, I, liv. IV.
gâtions religieuses, qu'on retrouve chez les peuples les plus anciens. La loi juive exclut la mère du temple pendant quarante jours après la naissance d'un garçon, et pendant quatre-vingts après la naissance d'une fille *. La femme arabe cesse d'être réputée impure seulement au bout de soixante jours, et après des ablutions purificatoires *. Chez les Hindous, Tinterdit est prononcé pendant dix jours sur l'accouchée et sur tous ceux de sa maison ; le onzième jour, « on donne au blanchisseur tous les linges et vêtements qui ont servi durant cette période, et la maison est purifiée... On fait ensuite venir un brahme pourohita. L'accouchée, tenant son enfant dans les bras et ayant à côté d'elle son mari, va s'asseoir sur une espèce d'estrade en terre, dressée au milieu de la maison et couverte d'une toile. Le pourohita s'approche d'eux, fait le sancalpa, oflfre le poudja au dieu Vignessouara, et fait le pounia-ava-chana, ou la consécration de l'eau lustrale. Il verse un peu de cette eau dans le creux de la main du père et de la mère de l'enfant, qui en boivent une partie et répandent l'autre sur leur tête. Il asperge avec cette même eau la maison et tous ceux qui l'habitent, puis va jeter dans le puits ce qui en reste. Enfin, on donne au pourohita du bétel et quelque présent, et il se