HsBckel, Hist, nat. de la création, p
gaiement distribués en touffes ou en petits pinceaux chez les Lophocomes (types papou et hottentot), également répartis sur toute la surface cutanée chez les Eriocomes (types soudanien et caffre). Ils sont lisses chez les Lissotriques , rares et simplement onduleux chez lesEuthycomes (races australienne, américaine, mongolique, etc.), plus abondants et bouclés chez les Euplocomes (races nubienne, dravidienne, méditerranéennes). Chez un grand nombre de peuples, les poils du pubis sont rasés ou épilés (Mauresques, Javanaises, etc.).
Les grandes lèvres sont moins développées chez la négresse que chez la blanche. « Chez la Ouolove, un repli de quelques millimètres seulement de hauteur les représente... L'ensemble de la vulve se distingue par un aplatissement antéro-postérieur de l'organe, dont le plan superficiel est limité extérieurement par deux replis ellipsoïdes, étendus de la partie inférieure et médiane du pénil à la partie antérieure du périnée ; les bords internes accolés ne dessinent quiune ligne légèrement ondulée, même chez les femmes d'un certain âge... Extérieurement, la teinte diffère de la couleur générale de la peau par un aspect plus pâle... » (De Rochebrune.)
Les petites lèvres sont entièrement dissimulées chez les blanches non mariées ; elles le sont aussi, mais un peu moins, après l'union sexuelle. Dans
d'autres races, elles augmentent, ce qui a donné lieu à leur excision chez certains peuples. « Guvier raconte qu'un des premiers effets de rintroduction du christianisme en Abyssinie, au xvi* siècle, ayant été d'interdire cette opération, qui se pratiquait avant le mariage et qui rappelait de loin la circoncision des Juifs chez les sujets du sexe masculin, les filles converties ne purent plus trouver de maris; le pape fut obligé d'intervenir, pour autoriser le retour à l'ancienne coutume. » (Top.)*. Chez la boschimane, l'allongement des petites lèvres atteint jusqu'à 15 et 18 centimètres : c'est cette particularité qu'on désigne sous le nom de tablier des Hottentotes. La meilleure description qui en a été faite est due à Guvier, qui put étudier cette curieure disposition sur le cadavre de la Vénus hottentote du Muséum. « A l'examen nécroscopique, dit l'illustre naturaliste, on vit nettement que le tablier n'était pas, comme l'avait cru Perron, un organe particulier, mais le jiéveloppement des nymphes; les grandes lèvres n'étaient pas prononcées; elles interceptaient un ovale de 4 pouces de longueur. De l'angle supérieur descendait entre elles une proéminence demi-cylindrique d'environ 18 lignes de longueur sur environ un pouce de largeur; chacun des replis la constituant est arrondi par le bout; leur
base s'élargit et descend le long du bord interne de la grande lèvre et se change en une crête charnue qui se termine à Tangle inférieur de la lèvre. Si Ton relève les deux appendices, ils forment ensemble la figure d'un cœur dont les lobes seraient étroits et longs, et dont le milieu serait occupé p»r l'ouverture de la vulve. Chacun de ces lobes a, à sa face antérieure, tout près de son bord interne, un sillon plus marqué que ses autres rides, qui monte, en devenant plus profond, jusqu'au-dessus de leur bifurcation; là, les deux sillons se réunissent, de sorte qu'il y a, à l'endroit de la bifurcation, un double rebord entourant une fossette; il y a une proéminence grêle, qui se termine par une petite pointe, à l'endroit où les deux rebords se réunissent. Donc, les deux lobes charnues se composent en haut du prépuce et de la connuité des nymphes, et tout le reste de leur longueur ne consiste que dans le développement des nymphes seules *. » Chez des négresses ordinaires, L. Vincent a fréquemment rencontré un allongement de 5 à 8 centimètres. Cependant le grand développement des petites lèvres n'est pas un caractère général dans la race noire; il existe incontestablement dans quelques fractions du groupe, provoqué peut-être (comme en d'autres
1. Thulié, La stéatopygie et le tablier chez Us ffinufim hottentf>t$$ (Rev, int. des se, biol, 15 décembre 1881).
races), par des habitudes particulières *; mais il manque souvent, comme chez la Ouolove, où les nymphes, « en quelque sorte rudimentaires, mesurent m. 004 de largeur sur 0,021 de longueur, » quand elles offrent 0,010 de largeur et 0,030 de longueur chez l'Européenne (de Rochebrune)*. Le tablier s'observe d'ailleurs en diverses races, comme anomalie individuelle (quelques Européennes) .
Le clitoris est (comme le prépuce chez l'homme) très développé dans les races nègres et sémitiques. Chez les Ouoloves, il proémine d'une façon constante, mesurant, dans sa partie libre, 0,013, en moyenne (0,005 chez l'Européenne), d'après de Rochebrune. Dans un grand nombre de nations africaines, on excise cet organe; mais, chez d'autres, on provoque son élongation artificielle, au moyen de petits poids suspendus à une ficelle liée à sa base; dans le pays de Jamboo, Daniell a eu à pratiquer l'amputation du clitoris, profondément ulcéré par le lien employé *.
1. Nous tenons d'une personne très au courant des mœurs madécasses, que la reine de Madagascar est très fîère de la longueur excessive de ses nymphes, artiflciellement obtenue par la traction d'esclaves favorites, d'ailleurs forcées à se montrer complaisantes auprès de leur farouche et cruelle souveraine.
2. Toutefois, dans celle comparaison, il convient de rappeler que les Européennes observées par M. de Rochebrune appartenaient à la prostitution (dispensaire d'Angoulôme).
3. Daniell, Skeiches of the médical topogr, and natives diseases of the gulf of Guinea, London, 1849, p. 52.
De Rochebrune mentionne, chez la Ouolove, quelques particularités très intéressantes de la vulve, du périnée et du vagin.
La vulve serait reportée plus en haut que chez l'Européenne, et la longueur du périnée serait considérable. « Tandis que Ton obtient une moyenne de 0,012 pour TEuropéenne, on trouve 0,025 pour la Ouolove, ce qui donne une différence en plus de 0,013, » disposition difficile à concilier avec cette opinion trop répandue de l'aisance et de la rapidité extraordinaires avec lesquelles accoucheraient les négresses. « L'entrée du vagin se caractérise par une grande étroitesse. La colonne médiane des parois antérieure et postérieure , élevée, proémine au niveau de sa première moitié antéro-postérieure et forme deux volumineux renflements, un peu au-dessus de l'orifice du conduit; les prolongements tuberculiformes (rides de quelques anatomistes) acquièrent un développement exagéré et donnent à la cavité une rigidité particulière, tout en diminuant son diamètre. La profondeur moyenne est de 0,160; la muqueuse est colorée en gris brun*. » Gomme on le voit, il ne faut plus accepter sans réserves cette opinion classique du grand développement de la vulve et de l'ampleur du vagin chez les femmes de race
noire.