‹ La mère et l'enfant dans les races humainesChapitre 7 sur 107 · En rouge, d'après Sinely, Man. de gynéc, 26 el · texte numérisé non relu

En rouge, d'après Sinely, Man. de gynéc, 26 el

Chez les Kamtschadales, le vagin serait au contraire agrandi outre mesure par l'usage d'une sorte de pessaire en écorce de bouleau (Virey).

La plupart des naturelles américaines auraient les organes sexuels fort resserrés (Virey).

Chez la Chinoise, chez la femme arabe, etc., on observe en général un développement très prononcé des organes génitaux externes. Chez les indigènes d'Algérie, les grandes lèvres sont exubérantes, le clitoris est volumineux et saillant, le vagin très ample, ce que Bertherand attribue à la précocité dans la puberté, hâtée par une vie sédentaire et le climat, et dans la dépravation des mœurs, favorisée par la polygamie et les unions conjugales prématurées *.

Il serait curieux de rechercher quelles particularités dans sa forme et dans ses dimensions présente Vhymen chez les différentes races. On sait que cette membrane est spéciale à l'espèce humaine, d'après Linné a.

Les organes génitaux externes subissent parfois des altérations sous des influences endémiques

i. F2.-L. Beriherand, Médecine et hygiène des Arabes. Paris, 1855. 2. Sinéty dislingue 5 types, dans la conformation de l'hymen :

l» Diaphragme k fente verticale ;

2** Oiapbragme irrégulier^ perforé à SOD tiers supérieur ;

3° Diaphragme régulier, perforé au centre ;

4* Croissant à échancrure supérieure ;

.'i» Simple bandelette circulaire, ou repli doublant les petites lèvres à l'entrée du vagin.

(tumeurs éléphantiasiques ou lépreuses). Ils sont susceptibles de déformations consécutives à la pratique de la circoncision (que nous étudierons plus loin) ou à certaines coutumes barbares, comme l'infîbulation (Nubiens), ou celle que rapporte Daniell : en quelques contrées de TAfrique occidentale, affirme ce médecin, quand une fille de haute naissance s'est rendue coupable de prostitution, on lui introduit dans le vagin des piments écrasés; il en résulte une inflammation très intense et très douloureuse, et souvent des adhérences partielles, ou même Toblitération permanente du vagin *.

Mentionnons en passant, chez les femmes hottentotes, le développement considérable des masses adipeuses de la région fessière {stéatopygié). Cette particularité est bien spéciale au sexe féminin, dans la race boschimane ; elle existe chez les enfants; mais on ignore à partir de quel âge elle commence à se montrer; on sait pertinemment qu'elle apparaît avant toute grossesse. On retrouverait la stéatopygie chez certaines races de l'Afrique orientale (A. Bantus, Nigritiens dû Nil, Bongos, d'après Hartmann) et occidentale (Ouolove, d'après de Rochebrune). « On a même prétendu que les Boers auraient une tendance à cette déformation. Ce fait est bien incroyable, puisque les Boers sont

— laies descendants des premiers colons européens du Gap; le métissage seul pourrait expliquer cette anomalie. Mais d'autre part Knox a affirmé que ces gibbosités des fesses disparaissaient par le croisement des Bochimans et des Gafres, ou avec les Européens. » (Thulié.)

c. Bassin, — Le Bassirf a été étudié dans diverses rafiespar Vrolick, Weber, Stein, Pruner Bey, Joulin, Verneau, etc. \

Le plus grand nombre des observateurs ont conclu à l'existence, dans le bassin des dififérentes races^ de caractères particuliers^ non moins importants à considérer que ceux des autres régions du

1. Consulter : Muller, De causis cur feminœ in Germania partibus laboriosis prœ aliis gentibus magis sint obnoxiœ. Uelmsludt, 1769. — Unzer, De femineis europeis et illustribus an eorum partus prœ aliis gentibus sunt laboriosiores ? Gceltini;, 1771. — Vrolick, Sur la diversité des bassins des différentes races humaines, Amslerdam, 1826. — Webcr, La doctrine des crânes et des pelvis primitifs du genre humain, Dasselùoi-f, 1830. - Slein, De la différence du bassin suivant les races {Journ. de Buschy 1843). — Lnmbi, Notes anatomiques sur le squelette de la Vénus hottentote du Muséum (Gaz. hebd.y 1860). — Bourgarel, Du bassin néo^^lédonien {Mém. Soc d'anthrop.y I, 1860). — Hureau, De l'accouchement dans la race jaune Th. de Paris, 1863. — Joulin, Mém, sur Vanat, et la phys. comp du bassin des mammifères {Ârch^ gén, de méd., 1864)^ — Pruner- Bey, Étude sur le bassin considéré dans les différentes races humaines {But. Soc, d'anthrop,, 186»). — Bacariisse, Du sacrum suivant le sexe et suivant les races. Th. Paris, 1873. — Vern&iu, Le bassin dans les sexes et dans les races. Th. Pari^, 1873. — Maurel^ Sur un bassin de femme coolie {Bul. Soc. d'anthr., 1879). — Mondière, Monogr. de la femme cochinchinoise {Bul. Soc. d'anthrop.j 1880). — Anthropométrie d'après les travaux de Weisbach (Bec. d'anthrop., 15 juillet 1881). — Allas de Lenoir, Tr, d'oc, de Joulin^ Man. d'anthrop. de Topinard, p. 314. — De Qnali-erages, L espèce humaine, p. 29 i.

- Femmi boachiiiMne (d'aprèa ThuliéJ.

squelette et même de la tête, et admis que ces caractères accusaient une infériorité progressive, à mesure qu'ils s'éloig^ai^nt du type aryen. Audessous de la race bl^iiche, le bassin tend à devenir plus allongé, eii même temps que plus étroit; au détroit supérieur, les diamètres obliques et transverse s'amoindrissent, tandis que le diamètre antéro-postérieur ^.ugmente relativement, ou même prédomine j Les ps deviennent moins graciles, et les fosses iliaques perdent leur transparence. — Pour les uns, les dififéreRces ethniques doivent être recherphées daqs le bassin de l'homme fPruner) , pour les autres, dans le bassin de la femme (Vrolick). — Pnfln , l'on explique les différences constatées d^ns les races inférieures tantôt par une sorte de retour aux caractères d'animalité (Vrolick, Pruner, etc.), tantôt par un arrêt et la persistance des Cjaractères infantiles; cette dernière opinion, soutenu^ par d^ Quatrefages, se préoccupe évidemment d'affirmer la doctrine de l'unité de l'espèce humaine, contre les arguments que la doctrine adverse pourrait tirer des analogies existantes entre certains bassins humains et certains bassins de singes anthropomorphes.

Les différences dans la forme et les dimensions du bassin impliquent des différences corrélatives dans le volume de la tête fœtale. Aussi Pouchet

ne manque-t-il pas de faire remarquer que, si le bassin de la négresse est le plus petit, la parturition n'en demeure pas moins très facile dans la race, « à cause de la petitesse relative encore plus grande de la tête du fœtus. » Là, ajoute-t-il, tout se passe à l'état normal, « et c'est l'accouchement laborieux chez nous qui est une exception, un phénomène particulier , anormal et peut-être inexpliqué... La parturition difficile est un phénomène acquis par la civilisation *. »

A peu près seul dans son camp, Joulin nie qu'on observe, dans le bassin des différentes races, aucun caractère susceptible de constituer des particularités vraiment ethniques. Si l'on peut distinguer, d'après quelques caractères, le groupe aryen des autres types, il n'existe aucune disposition importante, qui peripette de décomposer ceux-ci en leurs groupes secondaires, les seules différences qu'on relève consistant dans un amoindrissement relatif de la proportion des diamètres obliques et transverse.

La vérité est sans doute entre les deux opinions que nous venons d'exposer. Il existe, dans les bassins des différentes races, des caractères qui les distinguent nettement les uns des autres; mais quelques-uns de ces caractères ont été beaucoup exagérjés, par exemple l'épaississement des lames

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