‹ La mère et l'enfant dans les races humainesChapitre 61 sur 107 · VIrey, /. c · texte numérisé non relu

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par des négresses, dit Bajon; il est bien difficile que le lait de ces femmes, dont les mœurs, les habitudes , la manière de vivre , les exercices , la constitution et le tempérament sont si dififérents des nôtres, puisse avoir quelque analogie avec celui de la mère dont elles vont nourrir l'enfant. De plus, quelque attention qu'on ait à chercher des négresses bien saines et bien portantes, il est rare d'en trouver qui n'aient dans le sang le germe de quelqu'une de ces maladies qui leur sont propres. J'en ai vu qui pendant qu'elles nourrissaient de petits blancs, étaient grasses et paraissaient jouir de la meilleure santé possible, mais qui, peu de temps après avoir sevré les enfants, sont devenues couvertes d'ulcères depuis la tète jusqu'aux pieds, tourmentées de douleurs continuelles dans les membres, enfin dans un état si triste que les ressources de l'art étaient insuffisantes. » Les enfants nourris par Qlles commençaient par maigrir cx)nsidérablement, devenaient faibles et languissants, sujets à un grand nombre de maladies, auxquelles ils succombaient souvent *. »

Il convient donc de réserver la question des modalités quantatives et qualitatives de la sécrétion lactée, dans les difierentes races.

A propos des maladies qui peuvent suspendre ou amoindrir la lactation chez la mère, nous nous

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