‹ La mère et l'enfant dans les races humainesChapitre 8 sur 107 · PluralUé des races humaines, p · texte numérisé non relu

PluralUé des races humaines, p

iliaques et la perte de leur transparence , qui ont fait comparer le pelvis des types nègres les plus dégradés au bassin des singes anthropomorphes (sur le magnifique squelette de gorille que possède l'Ecole de Brest, nous avons pu constater un amincissement et une transparence des fosses iliaques au moins aussi prononcés que sur les bassins de race blanche); et, si d'autres ont une grande valeur au point de vue anatomique, ils sont loin de présenter, au point de vue des phénomènes parturilifs, rimportance qu'on a voulu leur accorder. Dans toutes les races, l'accouchement s'accomplit suivant un mode identique ; il est impossible de lui assigner dans aucune une particularité différentielle en un temps quelconque de son mécanisme, ou, si l'on en mentionne quelqu'une, elle est bientôt effacée par une observation plus attentive. Après avoir longtemps répété, sur la foi de voyageurs et de médecins qui n'avaient peut-être assisté qu'à un très petit nombre d'accouchements dans la race noire, que la parturition était exceptionnellement rapide chez la négresse, on reconnait aujourd'hui que celle-ci n'accouche ni plus facilement ni plus vite que l'Européenne, et que, chez l'une comme chez l'autre, on rencontre les mêmes causes de dystocie.

On a expliqué les différences ethniques, observées],dans le pelvis, parles différences de la mus-

culature générale, du genre de vie, des attitudes habituelles, etc. Chez les Arabes, dit Bertherand, le bassin est naturellement très ouvert pour trois motifs : « le premier, c'est que les nouveau-nés sont portés à dos, par leurs mères, presque tout le temps de l'allaitement; le deuxième, c'est que les indigènes montent à cheval de très bonne heure; le troisième tient à la manière particulière de s'asseoir, qui, exactement semblable à celle de nos tailleurs, a pour efifet de tendre à écarter les plans coxaux l'un de l'autre, sous l'influence de tout le poids de la portion supérieure du trône. » En admettant que, pour ces raisons, le bassin présente une conformation particulière chez les Arabes, conformation que transmet et entretient l'hérédité, quellesmodalités préme^détermine-t-elle au cours de la parturition ? — Ghassaniol * attribue à l'habitude qu'ont les jeunes négresses de porter de très bonne heure des enfants à cheval sur leur région lombaire, une cambrure exagérée que nous croyons bien réelle ; mais nous verrons que cette déformation ne saurait guère exercer une influence . sur la parturition qu'en certains cas sans doute exceptionnels.

Néanmoins, il peut se faire que diverses particularités du bassin, dans les races nègres et mongoles,

1. Ghassaniol, Contrib. à la pathol. de la race nègre {Ârch, de méd. nav., UI).

— !8 ~ eotraîneat quelques modalités de la parturitioD qui nous échappent encore, mais que découvriront plus tard des observateurs plus sagaces, ou plus favorisés dans leurs conditions d'étude, que leurs devanciers. Il n'est donc pas inutile de retracer les différences anatomiques les plus remarquables signalées dans les bassins des principaux types ethniques.

Dans la races européennes :

i' La ârconférence du bassin est intermédiaire entre les chiffres que fournissent les races nègres et polynésiennes (Weisbach) .

2' La largeur du bassin est exprimée par la distance entre les deux crêtes iliaques, = 270-280, et la distance entre les deux épines iliaques antérieures et supérieures, = 260-270*.

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