Hev. d'anthrop.f 51 janvier
les maladies. Au Bénin, en même temps que l'on circoncit les enfants, « on leur ouvre de chaque côté trois grandes raies sur le devant du corps, depuis les épaules jusqu'au nombril. » (Artus*.) A Biafra, on enlève avec l'instrument tranchant, au l'on détruit par le feu la peau du front, afin de provoquer la formation d'une cicatrice indélébile et bien apparente (Daniell) *.
Ailleurs, ce sont des ouvertures qu'on pratique aux lèvres, aux narines et aux oreilles, pour suspendre des ornements (mutilations des lèvres, chez les Botocudos, chez plusieurs tribus du haut Niger et du haut Nil, etc.; du nez, chez les Mélanésiens et jusque chez les Hindous; des oreilles, chez la plupart des peuples, sans en excepter les nations européennes).
A côté de ces mutilations, nous avons à mentionner certaines déformations^ que Ton s'efforce d'obtenir chez l'enfant, sous l'influence d'idées esthétiques ou bizarres ou monstrueuses. — Chez les Chinoises de haute classe, où la petitesse du pied est considérée comme un caractère de beauté, on cherche, de très bonne heure, à obtenir une forme aussi appréciée par une compression méthodique. Celle-ci a pour résultat : l'atrophie des parties molles et des os du pied; le refoulement