‹ La mère et l'enfant dans les races humainesChapitre 71 sur 107 · Desc. of Guinea · texte numérisé non relu

Desc. of Guinea

en haut et en arrière des os du tarse ; le déplacement de l'astragale et du calcanéum, dont l'axe principal tend à se mettre en rapport avec l'axe du tibia (Fuzier) K — Plus grave était l'habitude de comprimer la tête des nouveau-nés au moyen de planchettes et de cordelettes , dans l'intention de donner au crâne une forme allongée, pyramidale, ou de déprimer le front, chez les anciens Péruviens, chez les Caraïbes, chez plusieurs tribus indiennes de l'Amérique du Nord et en plusieurs îles de la Polynésie. Mais cette habitude n'existe plus guère aujourd'hui que chez de très rares peuplades, appelées à la perdre ou à disparaître au contact de la civilisation. Celle-ci, cependant, n'est pas toujours exempte de pratiques aussi condamnables. Les Orientaux préfèrent, dans le crâne, « la forme que fait prendre une bandelette dont on entoure fortement la tête, parce qu'alors le turban se place mieux. » Les Arabes, pour donner au crâne une forme globuleuse, « compriment la tète du nouveau-né, en pétrissant de bas en haut, à plusieurs reprises, avec la paume de la main, les régions latérales correspondantes aux joues et aux tempes. » (Bertherand ^) Foville a signalé la mode des habitants de Normandie, qui soumet-

1. Déformation du pied chez les femmes chinoises {Mém. de méd. et de chii\miL, 3» s., VII, 1862).

taient, il n'y a pas encore bien longtemps, la tête de leurs nouveau-nés à une constriction circulaire prolongée *. Une coutume analogue a longtemps régné dans le pays toulousain.

G. — Maladies infantiles.

Anomalies congénitales. — De Humboldt a prétendu que les difformités congénitales sont rares chez les peuples à peau colorée. Gomme ces peuples habitent les régions comprises entre les tropiques, on a pu rapporter ce fait au libre développement physique que prenait le corps, dans les races qui ne. font usage d'aucune vestiture. Mais, avant de chercher une explication au fait, il serait nécessaire de vérifier le fait lui-même. De ce qu'un voyageur n'aperçoit aucun sujet difforme dans les nations qu'il parcourt, il ne s'ensuit pas que celles-ci n'en produisent pas en plus ou moins grand nombre. Seulement, chez divers peuples, l'être mal conformé échappe aux regards de tous, parce qu'il est sacrifié sans pitié dès sa naissance, comme autrefois à Sparte , ou parce qu'il est en*

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