Rapport maDUScrit
boutons sont plus précoces dans les pays chauds que dans les pays tempérés ou froids : au cinquième jour en Gochinchine , les pustules présentent souvent l'aspect d'un bouton au septième ou au huitième dans nos régions ; dès cette époque, elles fournissent une lymphe excellente ; mais c'est au sixième jour qu'elles acquièrent leur maximun de virulence. D'après Ghédan, sur iOO vaccinations pratiquées en Annam, on compte en moyenne :
10 insuccès, avec la lymphe d'un bouton de 6 jours.
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Dans l'Inde, comme en Indo-Chine, on a parfois remarqué des périodes d'insuccès que Ton a rapportées tantôt à l'excessive sécheresse, tantôt à l'excessive humidité de l'atmosphère. Nous avons pu nous convaincre, un jour, de l'influence d'une cause moins soupçonnée, et peut-être plus réelle, des résultats variables de l'inoculation. Chargé de la vaccination à Bin-hoa, près de Saigon, nous fumes surpris du nombre considérable des piqûres frustes que nous eûmes à constater, en deux séances consécutives de vérification: nous eûmes l'idée de nous demander si l'insuccès ne tenait pas simplement à une moindre attention que nous apportions dans notre opération, sous
l'influence des déplorables conditions où nous étions placé (hangar mal abrité, presse difiBcile à réprimer, faute d'auxiliaires intelligents, fatigue excessive, etc.;) : nous pratiquâmes une nouvelle série de piqûres, avec un soin particulier, et, bien que l'inoculation eût été faite sur des sujets de même âge et de même provenance, avec un vaccin de même qualité, et sous l'influence des mêmes conditions météorologiques que les précédentes, nous obtînmes la plus belle vaccination que nous avions encore vue. Toutefois, il est des cas où l'on ne peut expliquer les insuccès par aucune influence extrinsèque. 11 nous est arrivé, dans un même canton, d'échouer sur tous les enfants d'un même village et de réussir sur ceux d'autres villages, avec un même vaccin, inoculé le même jour et dans des circonstances uniformes. Une fois, nous avons pu établir que nos vaccinations frustes portaient sur les enfants d'un village qui avait été fortement éprouvé par la variole les années précédentes; les enfants avaient-ils acquis une immunité, sous l'influence d'une atteinte antérieure d'une excessive bénignité, ou sous rinflueoce de l'hérédité, les parents portant, pour la plupart, les stigmates de la variole?
Nous avons eu l'occasion d'observer une petite épidémie àervaricelle, en pleine mer des Indes, sur des enfants hindous : Téruption était franchement
huileuse; mais, dans quelques cas, elle demeura pustuleuse, les boutons présentant à leur centre l'apparence pseudo-ombiliquée mentionnée par Bouchut.
La rougeole et la scarlatine existent dans tous les climats et dans toutes les races. Toutefois, elles sont moins communes dans les pays chauds que dans les pays froids. Peut-être cette rareté relative n'est-elle qu'apparente et n'a-t-elle été établie qu'en raison de la difficulté de reconnaître l'exanthème chez les sujets à téguments fortement colorés. Chez le nègre, l'éruption échappe souvent à l'observateur; mais les symptômes généraux, l'angine, le coryza, la bronchite et la coloration spéciale de la muqueuse bucco-pharyngienne permettent d'établir le diagnostic (Ghassaniol). Il serait même possible de constater avec évidence l'exanthème rubéoleux sur la peau du noir, d'après le D' Manger. « La peau paraît plus tendue, la face surtout est bouffie, luisante ; en promenant la main sur diverses régions du corps, on sent de légères saillies; une différence de niveau existe entre les points envahis et ceux qui sont épargnés; en examinant les surfaces du corps obliquement, sous un angle d'incidence assez prononcé, ces saillies peuvent aussi être aperçues par l'œil... La desquamation, qui est très manifeste chez les nègres, vient encore confirmer le
diagnostic; cette desquamation est formée de débris de Tépiderme ; elle donne naissance à une poussière blanche, qui tranche nettement sur la couleur noire des téguments. La peau elle-même paraît avoir perdu son poli ; elle est complètement sèche et n'oflFre plus cette sécrétion abondante et odorante caractéristique chez les sujets de la race * . »
Dans rinde, Huillet signale V Urticaire comme fréquente chez les enfants; dans un cas, il lui sembla que la maladie avait été déterminée par ringestion d'amandes d'acajou (anacardium occidentale) ^.
L3,dengue (fièvre courbaturale, fîè^Te articulaire, fièvre rouge) est une pyrexie rémittente, caractérisée par des douleurs articulaires intenses et par une éruption ou une inflorescence écarlate, ressemblant à de la rougeole, apparaissant d'abord à la paume des mains, et s'étendant ensuite rapidement sur le reste du corps (Guy et Harley) '. Elle est spéciale aux régions chaudes, où elle frappe toutes les races et tous les âges; il y a cependant des épidémies où l'enfance comme le sexe féminin paraissent accuser une remarquable prédisposition vis-à-vis de l'infection : par