Hooper's vade mecam
exemple, dans répidémie étudiée par le D^ Morgan (Inde), sur 600 cas, il y en eut 36 fournis par les hommes, 223 par les femmes et 341 par les enfants.
La grippe, ou catarrhe épidémique, est au contraire assez rare dans les pays chauds et presque exclusive aux zones tempérées et froides : elle est surtout' redoutable pour les jeunes enfants.
La diphthérie existe dans les pays chauds. On ne saurait prétendre qu'en dehors d'Europe on a toujours pris l'angine striduleuse pour sa manifestation laryngée (croup). Nous avons observé un cas de diphthérie du pharynx et du larynx, à Saigon, avec paralysie consécutive du voile du palais. Au Sénégal, le D' Ghassaniol a rencontré le croup chez les négrillons. En Algérie, cette maladie n'est que trop bien connue des indigènes, qui la désignent sous les noms de djadja ou de faroudj (poule ou coq, selon l'intensité de Taffection, qui donne à la voix de la ressemblance avec le cri de ces volatiles) et la combattent par la peur. « On dit au malade qu'on va l'égorger, on lui lie les pieds et les poings ; on l'étend. Un individu, armé d'un rasoir, se présente : il applique d'abord le tranchant, ensuite le dos de la lame qu'il fait agir sur le cou de l'enfant, comme s'il lui coupait la gorge. On pense que les efiForts, les cris, les pleurs et l'effroi du malade amènent une crise
favorable. » (Bertherand *.) — Sous le nom de fièvre diphlhéroïde^ Harrison Gray a décrit une maladie qu'il a observée sur les bords du Yang-Tse- Kiang (FI. Bleu), puis h Shangaï et à Ningpo, et qui serait caractérisée, d'une façon générale, par une fièvre plus ou moins intense et par l'inflammation exsudative de différentes muqueuses, surtout des muqueuses pharyngienne et intestinale ^. Watson a décrit , de son côté , une affection diphthéroïde particulière, qu'il a étudiée à Newchwang et qui ne diffère peut-être de la précédente que par la localisation du processus exsudatif au pharynx ^
Vérysipèle^ d'ailleurs commun sous les tropiques, n'atteint que rarement les enfants.
3® Maladies vermineuses, — Elles sont partout d'une grande fréquence chez les enfants, niai-s principalement dans les races dont l'hygiène alimentaire est le plus défectueuse.
Les ascarides lombricoïdes sont très communs parmi les nègres, les Arabes, les Indo-Chinois, les Hindous, etc. Aux Antilles, on les combat par le sirop de Brinvilliers (spigelia anthelmintica), remède susceptible de déterminer quelquefois des