‹ La mère et l'enfant dans les races humainesChapitre 88 sur 107 · Traité d*hgg · texte numérisé non relu

Traité d*hgg

Bjfesiation convulsive , sévir avec une étonnante fréquence sur les petits enfants. « L'éclanapsie, chez les enfants noirs, a écrit Chassaniol, m'a paru •faire plus de victimes que chez les enfants, «a France \ n C'est qu'en Afrique le défaut de soins, qui laisse le nouvel être aux prises avec un si grand nombre d'influences irritatives, multiplie, dans la race, les sollicitations de l'appareil nerveux à la morbidité. Dans Flnde, les convulsions emportent beaucoup d'enfants indigènes (Huillet) ^. Il en est de même dans l'Amérique intertropicale. Aux Antilles, d'après Levacher, les convulsions seraient souvent l'expression d'une intoxication malarienne, d'une fièvre pernicieuse méningitique [méningite rémittente), a A l'époque où les miasmes marécageux vicient l'atmosphère , dans certaines années, tous les enfants, depuis la naissance jusr* qu'à l'âge de la puberté, sont moissonnés épidémiquement par les convulsions. . . Les petites filles surtout sont plus sujettes à cette maladie... » La cause essentielle est le miasme paludéen; les causes occasionnelles sont la dentition, l'insolation, les travaux intellectuels trop précoces. « Les prodromes sont des douleurs de téte^ que les enfants accusent en portant les mains à leur front, la chaleur de cette région et de tout le cuir chevelu,

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te baHoAnement d,u vçntre, quelquefois la constipation, la teistesae interrompue par dea pleurs ou des cris, la fixité des yeux et la dilatation des pupilles* — St/m^tame$> Lorsque la congestion cérébrale a lieu, l'enfant se renverse instantanément eu arrière; les muscles du cou, de la poitrine, du ventre sont raides et tendus, les paupières tressaillent, le globe de TceU est contourné et porté sous la paupière supérieure, la respiration est suspendue convulsivement : spasmes de Forbiculaire dea lèvres, salive spumeuse, lèvres bleues, contraction dea m^séters, grincements des dents, qui s'ébranlein^ et, peuvent se briser, faciès pâle et rapetissé, mouvement contractile^ des muscles d'un côté, quelquefois de l'articulation de l'épaule, du bras et de Tavant-bras, trismus des doigts; les fléchisseur^ feirm.ent la main et la font se contracter par se^r cousses sur les objets qu'on lui présente. Si cette agitation continue pendant la rémission, ce sympr tome est fâcheux et indique une iuflamroatiw profonde du côté opposé du cerveau. Le pouls ejftt si rapide et son trouble si grand, qu'il est souvejxt difficile de saisir le nombre de ses pulsations, qui peuvent s'élever jusqu'à 160 et davantage. A cet état, succède une rémission plus ou moins. iQUgivp^ Le retouy du paroxysme est annoncé par dea inquiétudes, par des évolutions, par Tétat fixe des yeux, par une teinte animée du visage et du front

à laquelle succède immédiatement une pâleur maie et complète. Les autopsie^ ne démontrent d'autres lésions que l'inflammation des méninges, de l'arachnoide, et quelquefois du cerveau lui-même, avec un épanchement séreux plus ou moins considérable; j'ai quelquefois rencontré quelques traces d'inflammation vers l'iléon et le cœcum. » Un seul médicament efiBcace, le sulfate de quinine. Le calomel peut aussi donner de bons résultats K

Le tétanos est une des aflections qui enlèvent le plus d'enfants aux Indes (Huillet), aux Antilles (Dazille, Levacher), à la Guyane (Bajon) et au Sénégal : dans cette dernière colonie, Chassaniol estime qu'il fait périr plus des 2/3 des nouveaunés. Il se manifeste de la naissance au neuvième jour chez les enfants de toutes races, mais surtout chez les négrillons. On l'attribue généralement aux conditions défectueuses de la section et du pansement du cordon, à l'action du froid et de l'humidité. Bajon fait remarquer qu'à la Guyane la maladie est très rare dans l'intérieur des terres et qu'elle ne sévit guère au delà de la zone littorale ; sur le littoral, elle est plus fréquente dans les localités élevées, qui reçoivent directement les brises marines, que dans les localités basses, marécageuses et boisées, plus ou moins abritées contre ces brises;

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