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LA KABBALE

I.e mot kabbale est tiré d'un mot hébreu qui signifie tradition , une acception purement religieuse. C'était une espèce de théologie secrète enseignant à découvrir le sens mystérieux des livres sacrés; mais, dans le moyen-âge, et même à une époque plus reciilée, on en fit plus spécialement l'art de commercer avec les esprits qui animent le monde invisible, et celui de se rendre semblable à eux par la contemplation.

On divisait autrefois la kabbale en deux sections : la première est désignée sous le nom de beressith; c'est la science proprement dite des vertus occultes renfermées dans le monde; l'autre, appelée mascara^ est la connaissance des choses surnaturelles.

Il y a une espèce de kabbale, d'un ordre infiniment moins élevé, qui consiste dans la combinaison de certains mots mystérieux que l'on porte sur soi, et qui ont, entre autres vertus, celle de chasser les démons oude rendre invulnérables. C'est sans doute dans cette série qu'il faut ranger le fameux mot ahracadabra. Parmi les formules kab-

balistiques de ce genre, on révère surtout le mot agla. Ce mot puissant, prononcé en se tournant vers l'Orient, fait retrouver les choses perdues, découvre ce qui se passe aux pays lointains, et opère encore mille autres merveilles; mais les savants qui ont sondé toutes les profondeurs de la kabbale n'ajoutent point foi à ces espèces de formules talismaniques, qui nous sont peut-être parvenues sous une forme altérée, et dont l'origine religieuse est entourée de mystères.

Questions.

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