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D'HISTOIRE PHILOSOPHIQUE

Professé à l'Albénée royal de Paris PAR M. S. LAMBERT.

Analyse de la première Leçon.

Le ])."ofesseur, après quelfjues parolrs sur rét.i!)lissement de l'Athénée, qui nan-

(*) Ce cours d'iiisloire universelle, qui résume toules les œuvres capitales des principaux historiens j;rccs, latins, français, italiens , anglais, allemanils , etc. , est en vente chez Moutardier , libraire, 2S, rue des Grands-Augusiins. Il formera 2 gros vehimes , in-S" , de 500 pages chacun, sous le titre ^''Histoire des Histoires. Les 20 livr.Ti<ions coûteront fS francs; on peut ne souscrire que pour 10 livraisons à la fois.

mit besoin que d'une gén<'reuse impulsion pour recommencer ses beaux jours, est entré en matière.Iladitqiie l'histoire était nonseulement l'enseignement des princes, mais encore l'enseignement de tous les hommes; il a cherché à intéresser, selon les hautes vues du gouvernement, les femmes elles-mêmes à cette simple et solennelle connaissance des temps passés , enfin au mouvement passionnel de l'humanité. Adoptant pour ce cours le titre à'flistoirr des Histoires, il a

déclaré qu'il s'efforcerait d'en justifier le titre en suppléant aux Incunes des histoires universelles qui s'arrêtent à la Jiulée ou à l'Egvpte , et se taisent sur les civilisations de la Chine et de l'Inde, dignes des recherches de l'histoire et des considérations de la philosophie; et que, pour atteindre ce but de réhabilitation orientale et de haute . moralilé historique, il réunirait dans cet ouvrage laborieux, qui n'est national que parce qu'il est social et (jue toute nation est une partie de l'humanité, il réunirait et comparerait entr'eux les divers systèmes des Vico, Herder, Bossuet, Guizot, Thiers, etc., elles soumettrait, en les conciliant, aux vastes formes de son nouveau système dont il a du reste puisé les principes dans les ouvrages des principaux philosophes. Prenant la vérité comme il la comprend par sa seule bannière, il ne pliera, a-t-il dit, ni devant l'amitié, ni devant les pensées hostiles , convaincu qu'on ne peut accomplir une tâche utile qu'avec la liberté de discussion et d'examen qu'il revendique pour lui comme pour tous.

« Loin de nous, a-t-il ajouté, le manque de respect pour nos laborieux devanciers, pour les hommes éloquents qui ont apprécié diffc'rents les civilisations et les progrès du genre humain ; mais aussi , loin de nous toute flatterie nuisible à la cause de la vérité, »

Après avoir signalé celte ignorance de l'Orient d'où tout vient, religions, sciences, langues et peuples, contes et philosophes, objets précieux et fléaux, il a manifesté le désir de voir étudier l'histoire sous trois aspects principaux, géogray)hique, historique, pliilosophique. D'abord le théâtre des événemcnls, les événements sur ce théâtre ; au-dessus de ces événements, l'apprécialiori de la philosophie.

Puis , arrivant à rhistôîré chez les anciens, il la divisa en deux genres, l'idéalogiqne et le positif. Le premier, dans les « mythes antiques et les poésies sacerdo- « taies , semble, dit-il , planer au-dessus du «monde matériel qu'il avait à décrire; « plus sotivent dans les hauteurs des cieux «que parmi les enfants des hommes , « il s'occupa des systèmes qui s'élabo- 't raient dans la région des idées. » Ce genre d'histoire fut le premier qui parut et qui donna dans la suite naissance au second, qui, suivant une route contraire, s'attacha à l'individu, puisa jusque dans son intérieur et rendit compte des moindres actions de son héros. Enfin naquit Hérodote , heureux mélange de ces deux écoles entre le ciel et la terre, entre les idées et les hommes, qui s'attacha pour ainsi dire à cacher sous des emblèmes ingénieux et des allégories transparentes la vérité que la Grèce savait toujours discerner, malgré tant de bx-illants ornements.

Descendant aux historiens des temps modernes, le professeur constata l'ordre fautif des civilisations successives des peuples, ordre mal disposé dans la plupart des historiens qui préposent la .Tudée à l'Egypte, l'Egypte à l'Inde et à la Chine, et qui donnent à croire à l'élève que l'histoire de la Grèce commence après celle de l'Egypte, celle de Rome après celle de la Grèce.

Enfin, ne partageant exclusivement ni le système fataliste ou providentiel, il s'est attaché à concilier tous les systèmes et à les réunir dans le vaste cadre où paraissent successivement les trois grandes puissances de l'univers, la Providence, le destin et la volont»' de l'homme.

LITTÉRATURE

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