‹ La mère rivale: comédie en trois actes et en versChapitre 14 sur 44 · ACTE I, SCÈNE VII. a · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VII. a

LISETTE

Justement. Nous allions terminer cette affaire y Quand tout à coup Sophie arriva chez sa mère.

COMTOIS. 1

Mais c'est, en "vérité , fort mal choisir son temps.

LISETTE

N'est-il pas vrai? cela dérangeait tous^nos plans. Madame le sentit. Ordre à Mademoiselle , Depuis qu elle est ici , de demeurer chez elle. Par cette rase adroite , on retient les Amours ^

Que Ton craignait de voir s'envoler pour toujours.

COMTOIS

Il faut en convenir , l'invention est bonne.

Et personne ne sait qu elle est ici ? personne ?

LISETTE

Non, sauf Belcour , à qui Ton voulait le cacher..

COMTOIS

Le chevalier ?

LISETTE

Lui-même. On ne put empêcher Que , dès le premier jour ^ il n'apprit cette affaire. Dire comment il a pénétré ce mystère , Je ne le puis , Comtois; mais Madame déjà Commence à soupçonner....

COMTOIS

Ah ! bien , nous y voilà»

Moi je soupçonne aussi que cet amant volage De la mère à la fille a porté son hommage.

LISETTE

A te dire le vrai, je ne sais qu'en penser, Et là-dessus encor je n'ose prononcer.

COMTOIS

Que dis-tu là ?

LISETTE

Je tiens de Sophie elle-même Que depuis fort long-temps c'est un autre qu'elle aime ; Et quant au chevalier , il est dune froideur! .... Si son cœur est épris , son air est bien trompeur. Dieu ! quel bruit !

COMTOIS

C'est Madame ! .... Ah ! je crains que ma vue...

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