M«« GERTRUDE, M" DORVAL
M*»» DORYALj montrant le papier qu^elle tient,
Tai surpris ce matin un étrange message.
Tespère que par vous j'en saurai davantage , Madame ; j'avais cru pouvoir compter sur vous. Quoi ! sous vos yeux, ma fille aurait des rendez-vous ?
M>" GERTRUDE
Des rendez-vous, Madame ! .... erreur ! fausse nouvelle ! Jadis j ai dirigé plus d une demoiselle ; Et , grâce à ma prudence , à mon activité , Un scandale pareil n'a jamais existé.
M'*^ DORVAL
Vous prétendez nier...?
M»** GERTRUDF.
Je ne réponds pas d'elle ;
Mais je réponds de moi. Ma vigilance est telle,
Que.... Ton vous trompe enfin , c'est moi qui vous le dis.
Jadis....
M^K DORVAL , V interrompant.
Eh ! laissez là , Madame , vos jadis !
Il s'agit du présent. Lisez, femme incrédule,
Et sachez à quel point vous êtes ridicule !
Lisez.
M«** GERTRUDE , apres avoir lu.
Les jeunes gens de nos jours sont maudits!
C'est une vérité. Certainement, jadis....
M«*« BORVAL.
Jadis! toujours jadis! quelle étrange personne ! £h ! croyez-moi , jadis tous radotiez, nia bonne , Et radotez encor beaucoup plus aujourd'hui.
M*" GERTRUDE , déconccrtée.
Madame permettez.... ce discours....
M«*« I>ORVAL
Oh! Fennui!
Bon Dieu ! quelle fureur aujourd'hui vous possède ! Gonçoit-on qu'à ce point cette femme m'excède? . Je n'y puis plus tenir ; sortez.
3I»«« GERTRUDE
Parler ainsi A madame Gertrude , et la chasser d'ici !
Lui dire en termes clairs....
M^K DORVAL
Bavarde impitoyable î
^MB GERTRUDE.
Qu'elle est.,.. Ce procédé vraiment n'est pas croyable. Et;, dût-on m'accuser d'injustice , je dis Qu'on n'a jamais rien vu de semblable jadis.
O le siècle ! le sièple ! (Elle sort,)