‹ La mère rivale: comédie en trois actes et en versChapitre 15 sur 44 · M«« GERTRUDE, M" DORVAL · texte numérisé non relu

M«« GERTRUDE, M" DORVAL

M*»» DORYALj montrant le papier qu^elle tient,

Tai surpris ce matin un étrange message.

Tespère que par vous j'en saurai davantage , Madame ; j'avais cru pouvoir compter sur vous. Quoi ! sous vos yeux, ma fille aurait des rendez-vous ?

M>" GERTRUDE

Des rendez-vous, Madame ! .... erreur ! fausse nouvelle ! Jadis j ai dirigé plus d une demoiselle ; Et , grâce à ma prudence , à mon activité , Un scandale pareil n'a jamais existé.

M'*^ DORVAL

Vous prétendez nier...?

M»** GERTRUDF.

Je ne réponds pas d'elle ;

Mais je réponds de moi. Ma vigilance est telle,

Que.... Ton vous trompe enfin , c'est moi qui vous le dis.

Jadis....

M^K DORVAL , V interrompant.

Eh ! laissez là , Madame , vos jadis !

Il s'agit du présent. Lisez, femme incrédule,

Et sachez à quel point vous êtes ridicule !

Lisez.

M«** GERTRUDE , apres avoir lu.

Les jeunes gens de nos jours sont maudits!

C'est une vérité. Certainement, jadis....

M«*« BORVAL.

Jadis! toujours jadis! quelle étrange personne ! £h ! croyez-moi , jadis tous radotiez, nia bonne , Et radotez encor beaucoup plus aujourd'hui.

M*" GERTRUDE , déconccrtée.

Madame permettez.... ce discours....

M«*« I>ORVAL

Oh! Fennui!

Bon Dieu ! quelle fureur aujourd'hui vous possède ! Gonçoit-on qu'à ce point cette femme m'excède? . Je n'y puis plus tenir ; sortez.

3I»«« GERTRUDE

Parler ainsi A madame Gertrude , et la chasser d'ici !

Lui dire en termes clairs....

M^K DORVAL

Bavarde impitoyable î

^MB GERTRUDE.

Qu'elle est.,.. Ce procédé vraiment n'est pas croyable. Et;, dût-on m'accuser d'injustice , je dis Qu'on n'a jamais rien vu de semblable jadis.

O le siècle ! le sièple ! (Elle sort,)

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