‹ La mère rivale: comédie en trois actes et en versChapitre 16 sur 44 · BELCOUR, GERMON · texte numérisé non relu

BELCOUR, GERMON

BELCOUR

JlLih bien! Germon, je viens de tenir ma promesse; Te voilà présenté , reçu chez la comtesse.

Ce moment fut par toi vivement désiré ; Tu dois être content?

GERMOlf.

Je suis désespéré !

C'est ici que Sophie a, dis-tu, sa demeure; Mais je l'attends en vain , Belcour , depuis une heure. Lœil et l'oreille ouverts, j'écoute : au moindre bruit, Je crois qu'elle paraît ; tout mon corps en frémit , Et je ne la vois point ! quelle horrible souffrance ! Tu m'avais dit pourtant...

BELCOUR

Un peu de patience !

Elle viendra bientôt , je puis te l'assurer.

On nous la cache ; eh bien ! moi , je vais la montrer. Sa présence au salon est toute préparée , Et tu vas voir comment j'amène son entrée.

GERMON

Je meurs d'impatience !

BELCOUR

Ah ! voilà les amans !

Le plus léger retard les irrite , et le temps

Page 1