ACTE II, SCÈNE X. 5i
Jbdàme; gardez-vous d eii juger autrement. * Tenez! si vous pouviez lire au fond dé son âme^ Son amitié pour vous vous toucherait , Madame. Ah ! daignez-y répondre, et combler notre espoir. Daignez....
M*» DORVAL j furieuse.
Retirez-vous ! je ne puis plus vous voir.
SOPHIE, a part.
Que vas-tu devenir , malheureuse Sophie !
(Elle sort.)
M»* DORVAL , seule.
J*étouffe de fureur ! je meurs de jalousie !
Il semble qu apprêtant ses phrases avec art , La perfide , à plaisir , enfonce le poignard ! .... A qnel rôle , grand Dieu ! je me vois descendue ! Quand il venait me faire une cour assidue , Quand il m*environnait d'hommages et de soins, n paraissait m*aimer : je le croyais du moins ! De tant d'empressement je me sentais flatiée; J'écoutais ses discours! glorieuse, enchantée. J'accueillais un amour.... que je n'inspirais pas! Crédule que j étais ! c est pour d'autres appas Qu'éclatait tout le feu qui dans ses regards brille ; Ses vœux passaient par moi pour aller à ma fille! Cet air , que j'ai cru tendre, était respectueux;
Et, quand il me flattait j'étais mère à ses yeux ! ....
(Elle sonne.) Ah ! je saurai punir Tingrat qui ma trahie.
(Au laquais q ui se présente, J . ( Lo valet sqH.Jl * Que Ton mette à Tinstant les cheyaux. Que Sophie , De Paris et de moi s*éloignant sans retour, Soit o6iuluite à ma terre , avant la fin du jour.
flN DU SECOND ACTE.