‹ La mésentente, roman de moeurs conjugalesChapitre 10 sur 22 · JOURNAL DE CIIRISTIANE : U.NE AMBASSADE · texte numérisé non relu

JOURNAL DE CIIRISTIANE : U.NE AMBASSADE

« — La rue des Fleurs. Est-ce là? » Il m'a répondu « avec le pur accent de Paris : « Là derrière. Vous « en êtes à eune minute, «

« Cette minute je l'ai fait durer. Je distinguais « l'atelier du peintre, tel qu'il m'avait été maintes « fois décrit. Je ne prêtais aucune attention au « paysage, ni à l'admirable perspective qui fait de « Paris un océan de pierres et de clochers. Je son- « geais seulement : « Cette stupide Valentine San- « dral sera là. Comment ferai-je pour l'évincer? « Que supposera-t-elle si je demande à son amant (( un entretien particulier? »

« Son amant! Le mot, entendu par mon âme, « lui fit mal. J'insistai : son amant. En d'autres « termes, cet homme n'était pas libre et la courte « scène du bateau n'était de sa part qu'une brusque « fantaisie sans lendemain, donc sans péril.

« Si lente que fût mon allure, j'arrivai à la « ruelle des Fleurs, à la porte basse de la maison. « Il y avait un jardin étroit et mal entretenu, un « perron et une seconde porte, celle de la demeure, « haute, solitaire, blanche, telle la voile de pierre « d'une barque immobile au sommet d'une vague,

« Je sonnai. Il y a une seconde où l'on domine « encore sa destinée, une autre où on ne la domine

« plus. Le bruit de ce grelot me fut témoin que « j'avais franchi le passage. Je pouvais encore me « sauver, mais l'attraction était trop forte et je « restai là sur le seuil, ne sentant plus la terre sous « la plante de mes pieds, paralysée d'effroi et de « joie. Si la servante à la démarche lente qui vint « m'ouvrir m'avait répondu que « Monsieur n'était « pas là », je crois que je me serais évanouie.

« Elle me dit, prenant ma carte : « Je vais voir », « et je compris qu'il était là. J'entrai dans le petit « jardin à odeur de rose et de toile d'araignée. « Ce fut long. Puis la même servante m'introduisit « dans une pièce nue donnant sur l'antichambre, « où il y avait un fauteuil et des appareils de gym- « nastique... sans doute pour Henri de Rovel. « Ceci me rappela mon ambassade. Tandis que je « patientais encore, une femme passa, jeune, brune, « jolie, dans cet apprêt irréprochable de la toilette « qui indique qu'on vient de se rhabiller. Un « modèle sans doute. J'en eus le cœur bouleversé de « jalousie, comme si François eût été déjà mon « amant.

« Enfin j'entends son pas pressé, agile. Le voici, « lui, avec sa mine souriante, ses yeux clairs, sa « taille souple et ce souci de sa personne qui irrite

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« tant les autres hommes. Il est cérémonieux. Il « s'incline et me baise la main. Il n'a pas l'air sur- « pris de me voir. On dirait qu'il m'attendait. Il est « en gilet et pantalon blanc, avec une petite veste « bleue comme en mettent les ouvriers, mais déli- « cieusement propre et nette. Il a sur lui un parfum « très discret. Il me dit de sa voix un peu hésitante « et chantante, aux inflexions polonaises : « Il n'y « a même pas de quoi s'asseoir ici. C'est une salle « de gymnastique. » Puis d'un ton modeste et « gêné : « Vous excusez mon costume de travail. « Comment va Julien? Voulez-vous avoir la bonté « de monter dans mon atelier. »

« Je devais avoir l'air d'une sotte. Je répondais : « oui » très vite à tout. Nous grimpons l'escalier, « moi derrière lui, et il me montre un certain « nombre d'estampes, de gravures, de kakémonos (c qui représentent des navires, des lutteurs, des « batailles. J'aurais donné je ne sais quoi en cette « minute pour être un de ces personnages, une de « ces gravures, un de ces bateaux aux voiles de coûte leur.

« L'atelier est vaste, lumineux, mais non aveu- « glant, grâce à de grands stores qui courent sur « des tringles. J'aperçois confusément plusieurs

« esquisses de Valentine Sandral en robe de ville, « à la scène, minaudant, riant, caquetant, l'éven- « tail à la main. Me voici devant le portrait de « Lola, plein de vie et de feu, une Lola décolletée, « superbe, en toilette éclatante, étendue sur un « canapé avec son petit chien à ses pieds.

« Afin de me mettre à mon aise sans doute, mon « hôte me donne des explications : « C'est Dutemps « qui Ta voulue ainsi. Moi, je trouvais ça un peu « contorsionné, comme les tétaniques de Boldini « qui ont l'air toujours crispées par la souffrance, (( même quand elles sont assises de travers sur un « tabouret invisible... Brave Dutemps, il a fait « avec sa petite chérie presque toutes les séances de « pose et l'on sentait que toute sa clientèle aurait « pu mourir pendant ce temps-là; il ne se serait pas « dérangé. Ah! c'est un amoureux comme on n'en (f fait plus!

« Je ris. Je plains Dutemps, je plains aussi Lola « de Vie qui tenait tellement à sa liberté.

« — Elle la reconquerra, soyez tranquille. Mais « vous allez vous croire forcée de l'examiner pen- « dant un quart d'heure pour me faire ensuite dos a compliments. Regardez plutôt mes animaux.

« Cette fois, il m'a prise par la main, et je n'ai

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« pas retiré ma main. Je suis comme une petite fille « qu'un monsieur promène dans une basse-cour « en lui faisant admirer les bêtes. Le fait est « que ces projets de chiens, de chats, d'ours, d'élé- « phants en carton et en bois sont d'une admirable « justesse, d'une vérité extraordinaire. Il les « manœuvre avec ses doigts aux ongles plats et « soignés, qui sont à la fois gros et adroits, il les « fait jouer dans la lumière. Il m'explique : « Voilà « ce qui nuit à ma peinture. Je n'aime plus que ça : « fabriquer des jouets. Mon truc est simple. Il « n'exige pas le flair mystérieux dont rabâche « Dutemps. J'achète des albums à un sou, vous « savez, — il prononce v'savez — de ces albums « où il y a des animaux rangés selon les lettres « alphabétiques, A, âne, B, bétail, C, corneille. « Parce que les détails zoologiques, je ne les ai pas « dans la tête. Une fois ça, je modèle d'autres ânes, « un autre bétail, d'autres corneilles d'après mes « souvenirs. En art, il n'y a que les souvenirs. Ceux « qui croient travailler directement d'après nature « se trompent. Ils travaillent d'après les vestiges « que la nature a laissés en eux... »

« Je me garde bien d'interrompre. Il paraît a croire que je suis venue chez lui à seule fin d'exa-

« miner ses travaux. Je profite de la chute d'un « carton qu'il relève et remet en place et je dis très « vite, avec une aisance assez feinte : « Tout cela « est très gentil, vous avez beaucoup de talent et « votre ménagerie est fort ressemblante. Mais je « suis pressée et j'ai un renseignement important •(( à vous demander, en mon nom. comme au nom « de Julien. »

« Cette évocation de mon mari me semble tuté- (f laire. François s'incline : « En ce cas, asseyons- « nous. Et pardonnez-moi de vous avoir fait fairo « ainsi le tour du propriétaire marchand de jou- « joux. »

« Un grand divan de cuir est là. Nous prenons « place assez loin l'un de l'autre. « Vous permettez », « demande mon interlocuteur. Pour me rassurer « tout à fait, il prend dans un étui doré une petite « cigarette d'Orient, avec un « Je ne vous en oiïre^ « pas » de bon camarade, l'allume, croise les « mains sur un genou : « Je vous écoute... »

« — Vous n'êtes pas sans avoir remarqué la « sympathie réciproque de ma sœur Jeanne et de « votre frère Henri. »

« Léger mouvement de surprise. Il ne prévoyait pas « du tout, évidemment, la tournure de la conversa-

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« tion. D'ailleurs, j'ai en horreur les faux-fuyants « et les biais. Je ne compromets pas ma petite « chérie en allant droit au but. Au contraire. Je « suis un peu sa maman et je désire être fixée sur les « sentiments du jeune homme qui a su lui plaire, « afin de prendre mes mesures en conséquence.

« François de Rovel a très bien compris. Il « devient rouge de plaisir et traduit son embarras « par un léger balbutiement qui me paraît délice cieux. Contrairement à l'opinion courante, rien « ne remet un timide comme la timidité d'autrui. « Il évite autant que possible toute allusion à la « promenade en bateau. Mais il a mieux qu'une « indication, quant au sentiment de son frère. « Celui-ci lui a avoué l'impression très forte et très « franche que lui ont faite la grâce de Jeanne, sa « rêveuse gaieté, sa beauté. Il ne parle que d'elle. « Il en est fou. Persuadé qu'il ne serait jamais « agréé, vu la modicité de ses appointements, il « voulait partir pour Trouville et de là en Anglece terre, s'absenter trois mois, ne revenir qu'après « un long intervalle.

(( — Mon Dieu, qu'il va être content, ce cher « garçon, quand je vais lui annoncer que...

« — Pas si vite. Je m'adresse maintenant à l'ami

« et je vous demande de me dire, en toute sincé- « rite, si nous pouvons donner en toute confiance « ce que nous avons, avec Pierrinet, de plus cher « au monde, à votre frère Henri de Rovel.

« — Vous le pouvez. D'ailleurs Julien connaît « Henri presque aussi bien que moi. Il n'y a pas « de garçon plus loyal. »

« Un silence. François a soupiré, et le voici qui « continue, les yeux dans le vide : « Aura-t-il de la « chance, cet Henri, de faire partie de votre famille. « de vous voir chaque jour à sa fantaisie! »

« Je prends la chose gaiement : « Diantre ! nous « ne nous verrons pas tous les jours. Les jeunes « mariés ont besoin de solitude.

« — De solitude à deux. »

« Ça se gâte. Je veux revenir au fait du mariage, « à des points précis et rassurants, à la démarche « indispensable de Henri de Rovel auprès de Julien, « tuteur de Jeanne, à des questions de date, de « chiffres, à n'importe quoi qui ne me concerne pa&. « Plus je me sauve et plus le bel ouvrier en cote « bleue, à la fine moustache blonde, aux yeux « devenus ardents, me poursuit. A chaque tournant « de phrase, il me guette avec son douloureux sou- « rire passionné. Je réponds plutôt mal que bien.

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« Comme un duelliste mal engagé, je me désorienta « et, désirant combler des silences qui me font peur, « je les remplis avec des bêtises. Je voudrais m'en « aller et je ne puis pas. Mon cœur bat comme « dans le jardin tout à l'heure. Ce rideau de la con- « versation mondaine tiré entre les personnes de « bonne compagnie et sur lequel sont peintes des « attitudes correctes, des phrases insignifiantes, « devient un léger voile, de plus en plus ténu. Je « sens qu'il va craquer. C'est atroce et c'est ado- « rable. Il n'y a pas de plus doux vertige. »

« — Que vous êtes bonne d'être venue me parler « de cela vous-même !

« — Cette bonté-là n'était pas pour vous. Elle « n'était destinée qu'à ma sœur. »

« Je veux rire. Mais les muscles raidis de mon (' visage ne s'y prêtent guère. Il s'est rapproché, lui, « mon maître, et tout à coup entre nous deux « passe ce courant irrésistible qui est comme une « impulsion matérielle, une bourrasque. Avant « que j'aie pu m'écarter, il s'est jeté à mes pieds, il « m'a saisi les genoux vivement, voluptueusement, « hélas! à la place même de l'autre soir, sur le « bateau. Tel un oiseau blessé deux fois dans la « même plaie par le cruel chasseur, je sens que je

« tombe et que rien, ni mari, ni enfant, ni pudeur « ne me soutient plus. Je n'entends pas sa prière, « ce balbutiement du verbe irrésistible, qui équi- « vaut pour mes sens à un ordre; mais son haleine « parfumée monte peu à peu vers mon visage, « tandis que ses mains me frôlent, me caressent et « m'étreignent. La barque entraînée vers la haute « mer, sa voile gonflée et désemparée..., je suis « cela en cet instant.

« Jamais, jamais, jamais, je n'avais soupçonné « tentation si profonde, si âpre, et pourtant il me « faut lutter; et, tout en écartant de moi celui avec « qui je voudrais être confondue, en qui je voudrais « m'abîmer, je me dis que ma perte est là, que la « mort de mon âme est là, que cette griserie c'est « pour demain la torture sans nom, ma dégrada- « tion, le malheur de trois êtres.

« Devant ma résistance, mon suprême soubre- « saut, il m'a lâchée, il s'est écarté. Sa bouche allait a rencontrer ma bouche. Elle a encore dans la « déception la forme du baiser. Il insiste éperdu- « ment, mais ses « je vous aime » n'ont plus la force « brisante du premier. Alors, debout devant moi « et me tenant les poignets, tandis que je me lève « à mon tour : « Vous m'aimez cependant. Vous

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« m'aimez. Osez jurer que vous ne m'aimez « pas. »

« Je me dégage et lui réponds : « J'aime mon « mari. Vous regretterez dans une seconde cette « scène ridicule et déplacée. »

« Où va-t-on chercher des mots qui correspon- « dent si mal aux sentiments? Ils doivent sonner « faux, car François ne marque ni regret ni honte. « C'est le chasseur qui a manqué la bête, mais qui « se promet une revanche. Il m'explique qu'il a eu « un moment de folie, que je ne dois pas partir... « que depuis longtemps il m'adore... qu'il rêve de « moi tout éveillé... qu'il a gardé de la promenade « sur l'eau un ruban que j'avais dans les cheveux. « Il joint à ses excuses des audaces nouvelles, des « serments, des phrases brûlantes, et moi, qui tout « à l'heure ai triomphé de lui, j'hésite maintenant à « parachever ma victoire, à m'en aller fière et « digne — comme je le devrais — sans regarder « derrière moi.

« Au moins faut-il utiliser ma lâcheté. Je la « tourne en un petit sermon. Nous allons être « presque parents. Il faut que nous puissions nous « fréquenter sans l'aigreur réciproque que laisse, « après elle, une pareille alerte. Je lui pardonne au

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« nom d'une amitié prochaine et solide. Mais il va « me jurer de ne plus jamais recommencer.

« Tandis que je tenais ces propos raisonnables « il était visiblement distrait, combinant sans « doute une attaque nouvelle. Mais soudain me « revint à la mémoire son surnom de Don Juan « Montmartrois, et, je ne sais comment, le ridicule « de la situation, de cette audace amoureuse gref- « fée sur une demande en mariage rompit le charme « dangereux. L'espace d'une minute; le côté belce lâtre satisfait, qui jadis m'avait tant agacé, « réapparut en ce faux ouATier; je le détestai. « J'étais sauvée. D'un ton cette fois tout à fait net « je le priai d'avertir Julien, par un mot, du jour où « Henri de Rovel viendrait à Bellevue, s'il devait' « y venir. Mon changement d'attitude et mon « air décidé lui en imposèrent. Il redevint le mon- « sieur, à qui la dame a fait une visite délicate, au « nom d'un tiers, et qui la raccompagne poliment, « aimablement, sans plus, avec les « amitiés à votre « mari » de circonstance.

« Amour, peintre merveilleux," qui prêtes tes « couleurs aux choses et aux êtres! L'escalier, « comme je redescendais, me parut banal, sur- « chargé d'estampes inutiles, bric-à-brac; le jar-

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« dinet ne sentait plus que le moisi et je me retrou- « vai dans la ruelle des Fleurs avec une impression « de délivrance. J'avais approché le flamboyant « danger. J'avais encore son reflet sur la face, « comme d'un brasier ouvert, puis refermé. Une « infinie tendresse pour Julien, si bon, si indulgent, « une passion renouvelée pour mon beau et précoce « petit garçon, une reconnaissance émue envers la « Providence qui venait de m'être tutélaire, tels « étaient les sentiments que j'éprouvais, mêlés, « puis distincts, puis confondus de nouveau tandis « que je dévalais les pentes caillouteuses du vieux « Montmartre. Je me répétais, avec un contentece ment où il entrait pas mal d'orgueil, que la résis- « tance à l'appel de l'instinct est chose possible, « même in extremis^ même alors que tout semble « désespéré, que seules les faibles succombent, que « les romanciers et les poètes mentent en décri- « vant comme inévitable ce qui peut être évité a Je ne regrettais plus de m'être exposée volon- « tairement au péril, puisque je l'avais victorieu- « sèment affronté.

« Le trajet de retour, en automobile cette fois, •(( à l'heure, entre toutes apaisante, du déliement « crépusculaire, me fortifia dans mes excellentes

1/iO I.A MESENTENTE

« résolutions. L'éventualité du mariage de Jeanne « avec le frère de François ne m'effrayait plus. « Dans ma vie incomplète de femme, une illusion « s'était glissée, avait pris un visage, puis venait « de s'évanouir. Voilà tout.

« Comme je rentrais chez moi, légère et délivrée, « mon Pierrinet, qui jouait dans la cour près de son « père et de sa tante, courut à ma rencontre et se « suspendit à mon cou avec son ardeur passionnée : « Maman, maman, que je suis heureux... Je te « croyais partie, loin, loin, loin! » Cette exagération « enfantine prenait un sens si précis que j'en ai eu « les larmes aux yeux. Mais Jeanne et Julien « avaient hâte de connaître le résultat de l'ambas- « sade. Confiant Pierre-Marie à Fidèle, je les emme- « nai dans le parc, et là, dans la belle lumière finis- « santé, je leur racontai ma visite ou plutôt ce « qu'il m'était possible de leur en raconter. Le « bonheur de Jeanne fut ma récompense. Elle bat- « tait des mains. Elle ne touchait plus terre. Elle « faisait mille projets d'avenir, d'installation en « commun, car jamais ni elle ni celui qu'elle appe- « lait déjà son fiancé ne consentiraient à nous « abandonner. Elle composait un Henri de Rovel « conforme à son idéal de jeune fille, noble, gêné-

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