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dans le cas de cet homme de 54 ans relaté dans notre observation XII. :
2° Chez l'adulte.
D’après nos observations, les causes les plus fréquentes de la rétraction du mésentère sont : la péritonite tuberculeuse ou syphilitique et les hernies ; puis les artérites d'origines diverses et les lésions de la muqueuse intestinale.
a) Tuberculose. — Depuis longtemps on connaît le rôle de la péritonite tuberculeuse de forme fibroadhésive dans la production de la mésentérite sclérosante et rétractile ; on la considérait même à peu près, nous l'avons dit, comme en étant l'unique cause.
Nous l'avons étudiée, plus haut, dans un cas de péritonite fœtale et nous n'y reviendrons pas puisque ses effets de rétraction sont les mêmes chez l’adulte que chez le fœtus. Plusieurs de nos observations le confirment.
b) Syphilis. — D’après le P° Letulle « la syphilis frappe le péritoine et les viscères sous-jacents d’une manière beaucoup plus fréquente qu'on ne le pense ». Il fait ressortir l’épaississement et le ton blanchâtre de diverses régions du péritoine, tant pariétal que viscéral.
« La péritonite syphilitique peut déterminer, ditil, le long du côlon, des déformations singulières, inattendues, redoutables par leurs conséquences une coudure du côlon ascendant, par accolement de
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plusieurs franges épiploïques ou par rétraction cicatricielle d’une partie de son méso, peut avoir transformé en G ou en U le segment pathologique du conduit intestinal, d'où la possibilité d'accidents d’obstruction ».
Ce qui fait tout naturellement penser à la rétraction que la syphilis peut occasionner sur le mésentère aussi bien que sur le méso-côlon, puisque, du reste, une des régions préférées de la péritonite syphilitique est précisément la région péri-Jéjunoiléale. |
Nous ne pouvons cependant citer à l'appui de cela que notre observation XX qui, d’après Abadie, relèverait, et avec quelques réserves, de la syphilis.
c) Artérites. — Les plus fréquentes sont d'origine tuberculeuse, syphilitique, éthylique, souvent du reste associées. à
Dans la tuberculose, l’artérite succède souvent aux ulcérations intestinales.
Scheib cite un cas typique d'oblitération des artères du mésentère par la syphilis.
L'alcool est un poison sclérosant : voir l’observation XX où il Le dispute à la vérole.
IL en est de même des poisons formés dans l’intesün : indols, phénols, corps aromatiques.
Rappelons aussi l’intoxication saturnine, les artérites typhoïdiques.
Pour peu fréquentes, d’après Huchard, que soient les atteintes des artères mésentériques et intestina-
les dans l’artério-sclérose, celle-ci n’en semble pas : moins avoir un rôle dans nos observations VI et VII.
d) Citons encore l’entérite, la dysenterie.
En somme, toutes les lésions de la muqueuse intestinale, quelles que soient leurs causes, peuvent provoquer de la lÿmphangite qui elle-même sera cause de sclérose du mésentère.
e) Hernie. — Nous arrivons enfin au rôle mécanique prépodérant des irritations occasionnées par elle, et qui peuvent même contribuer à l’étranglement.
Plusieurs cas figurent dans nos observations, et, coïncidence curieuse, les 5 dernières s’y rapportent exclusivement. |
Le mésentère inclus dans le sac herniaire est d’abord œdématié avant de subir ensuite la rétraction cicatricielle à rapprocher de la rétraction musculaire ischémique de Volkmann.
Dans le chapitre suivant, nous essayerons d’expliquer la sclérose et les cicatrices étoilées.