‹ La messe (volume 2)Chapitre 10 sur 245 · Migne, t. LXIX, col · texte numérisé non relu

Migne, t. LXIX, col

Bull, monum., 1870, 6« art. de l’abbé Barraud.

donne. Le diacre se retire, après avoir salué l’autel, l’avoir baisé, il prend le livre des Évangiles, il sort et s en va aussitôt au jubé. L’alleluia étant chanté, le prêtre dit : « Sagesse : demeurons debout ; écoutons « le saint Évangile. L’archidiacre ajoute : Soyons « attentifs... »

Le poète Prudence, né à Saragosse, en 348, décrivant dans une de ses hymnes l’église du martyr saint Hippolyte appelle «tribunal» le lieu d’où parlait l’évêque ’, mais on doit entendre par ce terme la chaire absidale.

Saint Paulin, évêque de Noie (jjjfqji), parlant de saint Ambroise, s’exprime ainsi : « Sanctus « vero Ambrosius, cum ignorasset quod factum esset, « ne diutius, posset plebem tenere, ascendens pro « tribunali de eadem quæstione. quæ fuerat proposita « sermonem adorsus est dicens, debitum fratres euro « solvendum, sed hesternos meos non invenio credi- « tores. »

Dans la vie de saint Paulin, Uranius rapporte que ce saint évêque apparut à Jean, évêque de Naples, pour le prévenir de sa mort prochaine et l’appeler à entrer dans la gloire éternelle (1440). Le Vendredi- Saint il resta en prière ; le samedi il alla avec joie à l’église et monta à l’ambon ou tribunal. Après avoir salué le peuple et en avoir été salué, il lui adressa de là un discours et récita plusieurs prières, après quoi il rendit son âme à Dieu.

« Sabbato secundo hora diei lætus ad ecclesiam « processit Paulinus et ascenso tribunali ex more « populum salutavit 2. »

Saint Augustin (354 f 430) nous a laissé dans ses écrits plusieurs témoignages de l’existence des ambons; dans le 220 sermon : « Quamquam prop- « ter commoditatem depromendæ vocis altiore loco « stare videamur, tamen in ipso altiore loco vos judi- « catis et nos judicamur. »

Dans le sermon 49 [De diversis) : « Fratres mei,

« numquid non ascendit aliquando aut presbyter aut « episcopus? Et non dicit aliud de superiore loco « nisi ne rapiantur res alienæ. »

Saint Augustin raconte que Victorin, le fameux

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