I. VlOLLET- LE-Duc, Dict., III
CHANCELS.
rer ie grand autel d’une fort belle clôture de treillis de fer faite par compartiments
A Assise (pl. CCXLVII), à Prato, à Pérouse nous trouvons des grilles fermant les sanctuaires, et composées ordinairement de volutes accouplées. Notons surtout l’admirable chancel de l’église Sainte- Croix de Florence, chef-d’œuvre de forge et de travail repoussé.
RÉSUMÉ
Résumons en quelques lignes les principaux caractères de la collection que nous venons de parcourir. Comme pour les différents monuments liturgiques que nous avons examinés, l’origine de nos chancels remonte aux basiliques profanes et aux grilles de marbre dont les anciens environnaient leurs prétoires. Leur usage est antique et ils commencèrent par être copiés sur ces modèles.
On a montré que les imbrications étaient l’ornement le plus ordinaire dont les Romains les garnissaient. Nous en avons signalé un fragment à Saint- Laurent-hors-les-Murs, au cimetière Saint-Sixte, à Saint-Paulin de Noie encore garni des légendes bibliques, enfin sur les parois des sarcophages en souvenir des transennes qui défendaient les approches des saints tombeaux.
Peu à peu les constructeurs de chancels s’émancipent et se séparent des traditions antiques ; dans la mosaïque du baptistère de Ravenne, nous saisissons à côté des imbrications ordinaires des ajours qui préludent aux charmantes transennes du vie siècle et des panneaux ornés qui se couvriront bientôt de feuillages et de sujets symboliques.
Au vie siècle la révolution est faite et la croix devient d’un emploi très-fréquent dans la décoration des chancels. Alors surgit une forme nouvelle et caracté. ristique de l’époque, la couronne encadrant un monogramme, et laissant dans le bas se détacher les nœuds de rubans qui balancent pour ainsi dire avec respect leurs glands pour les soumettre aux pieds de deux