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Arch. bysantine, p

AMBONS

madone n'est pas nimbée et comme dans les mosaïques de Sainte-Marie-Majeure, l’enfant Jésus porte le nimbe; ne pouvons-nous d’après cela préciser la fin du ve siècle, pour ce beau et curieux monument 1 ?

Nous devons encore à M. Paul Durand le dessin d’un autre ambon de Salonique.

Cousinéry, qui a résidé plusieurs années à Salonique comme consul de France, semble nous le signaler en ces termes : « Il y a un bloc de vert antique qui servait de chaire, la tradition portejque saint Paul a prêché sur cette pierre en montant dessus par de petites marches taillées dans l’intérieur. »

Ce monument nous présente en avant une plateforme hexagonale où l’orateur montait par quatre marches de om29 de giron. Cepulpitum orné de chrismes sur cinq côtés est soutenu par autant de niches avec coquilles dans la calotte et colonnettes garnies de bases et de chapiteaux. Sur les flancs de l’escalier, on voit sculptés en relief quatre arbres lesquels, selon M. Durand, symbolisent les quatre Évangélistes. Une sorte de bouclier est appliqué au-dessus, il affleure la surface des arbres et est orné d’un chrisme. Le départ de l’escalier est accusé par deux pilastres cannelés, malheureusement fort mutilés aujourd’hui, mais qui devaient être couronnés de deux pommes en marbre. On remarquera le peu de hauteur de l’appui ; il s’agit ici d’une de ces pierres pour les orateurs à peu près comme on en voit dans les bas-reliefs antiques où le corps paraît découvert.

Si nous cherchons encore ici nos points de comparaison dans les monuments de Ravenne, nous trouverons dans les mosaïques de Saint-Vital, un des soldats de Justinien qui tient un bouclier circulaire avec le chrisme, dans le genre de celui que nous voyons appliqué aux arbres symboliques; les moulures, les pilastres, nous rappellent les ambons que nous y

i. On peut consulter pour ce monument les ouvrages suivants : °

Heuzey, Voyage en Macédoine.

Texier, lArch. bysant.

Egger, Rapport de la commission de l'École française d’Athènes

Bayet, ^Archives des Missions scientifiques, III, 447 1876

Garrucci, Stor. dell'arte,V I, pl. CCCCXXVI, p. ji.

étudierons ; nous pensons donc pouvoir attribuer celui-ci au vie siècle.

On a vu d’après les divers témoignages que nous avons rapportés , que l’Orient et Constantinople avaient été depuis longtemps pourvus d’ambons, mais on peut assurer que Justinien, si désireux de vaincre tous ses devanciers en magnificence, dépassa pour l’ambon de Sainte-Sophie tout ce qu’on avait vu jusque-là de plus splendide. Nous n’en avons malheureusement conservé aucun fragment, mais les descriptions de Sainte-Sophie nous prouvent que c’était une merveille ; nous rapporterons dans l’ordre des temps, ces précieux témoignages.

L’ambon, suivant Paul le Silentiaire, s’élevait vers le milieu de l’église mais plus rapproché vers l’est : Une des deux entrées regardait l’occident, l’autre l’orient. Deux voies contraires et opposées conduisaient au même lieu circulaire. Voici le texte même qui désigne ce double escalier :

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L’Anonyme, à une époque lointaine, mais sur des renseignements qu’on peut croire exacts d’après leur précision, complète la description du Silentiaire en nous racontant sa ruine et sa reconstruction sous l’empereur Justin :

« Pendant la deuxième année du règne de Justin, « cinquième férié, heure de sexte, la coupole de Sainte- « Sophie s’écroula; le merveilleux ambon, avec ses « sardoines, ses saphirs, ses perles, ses colonnes « d’or fut écrasé par cette chute. Les moyens man- « quèrent pour le relever avec une pareille magnifi- « cence, on supprima la coupole et on remplaça les « colonnes d’or par des colonnes d’argent. »

En 610 Heraclius, en 796 Stauracius, sont couronnés dans l’ambon.

(755) Selon saint Germain, patriarche de Constantinople, l’ambon se trouvait devant les portes du béma.

Simon de Thessalonique 2 nous confirme que l’ambon s’élevait devant le béma.

(804) Michel Curopalate y couronne son fils.

Scylitzès 3 : « L’ambon s’élevait de telle sorte,

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