Voy. le beau travail de M. Müntz sur cette chapelle
chapelle du Saint-Sacrement, et, prise à l’échelle, leur dimension semble correspondre avec celles de la confession. Elles furent mises là, nous dit Ciampini, par Jean VII 1 , c’est-à-dire quelques années seulement avant les travaux que Grégoire III appliqua à l’iconostase.
On remarquera aussi dans les angles, des colonnes vitinées, surmontées d’un vase, mais droites et dépourvues de chapiteaux.
Il est difficile de hasarder une opinion sur l’âge des colonnes de l’iconostase. Sans aucun doute elles sont antiques et paraissent taillées dans du marbre grec, mais viennent-elles de Jérusalem et peuton les faire remonter jusqu’au temps d’Hérode ? M. de Vogué, une autorité si compétente dans les antiquités juives, n’en fait aucune mention 2. De plus, au dire de Winkelman et d’après les monuments, cette surabondance d’ornements n’apparaît dans l’architecture qu’au temps de Néron ou de Titus. On ne peut dire davantage que ces colonnes furent faites sous Constantin à l'imitation du temple, car aucun ouvrier de ce temps n’eût été capable de produire des sculptures aussi parfaites. Quand on les compare au linteau de porte que sainte Hélène, dit-on, rapporta de la maison de Pilate, et qui dut en être une copie que l’on conserve à la Scala-Sancta, on ne trouve aucune analogie, tellement ces derniers objets sont grossiers.
Comment supposer aussi que des colonnes à sculptures si délicates se soient conservées dans l’effroyable destruction du temple et aient pu résister à cette catastrophe qui ne devait pas y laisser pierre sur pierre. Il est difficile de résoudre la question, on peut dire seulement que les colonnes sont incontestablement antiques, et d’autre part que les traditions romaines reposant presque partout sur un fond de vérité ne peuvent être niées à la légère.
Il ne nous est resté aucun souvenir de l’entablement primitif au-dessus de ces belles colonnes; on peut même poser en doute qu’il y eut d’abord un entablement quelconque. Ces colonnes figuraient le collège des douze apôtres debout comme des gardiens devant la confession ; j’aime mieux croire qu’elles étaient simplement surmontées de statues. Dans