‹ La messe (volume 2)Chapitre 137 sur 245 · IV SIÈCLE. — ROME. — RAVENNE. SAINT-JEAN-ÉVANGÉLISTE · texte numérisé non relu

IV SIÈCLE. — ROME. — RAVENNE. SAINT-JEAN-ÉVANGÉLISTE

Les bases de ces colonnes étaient reliées entre elles par des chancels : Ugonio nous dit qu’ils y subsistaient même après la translation des colonnes de bronze. Nous n’avons plus aucun fragment des clôtures antiques, les plus anciens qui nous restent, appartiennent à l’époque carlovingienne. Ce sont des panneaux de marbre blanc conservés dans le cloître, composés d'entrelacs et de feuilles d’eau, ils ont un peu plus de om 80 en hauteur. Nous en avons parlé à propos des chancels.

Comme dans beaucoup d’autres églises, nous voyons l'iconostase de Sainte-Marie-Majeure renouvelé au ix'siècle. Onne doit pas conclure du récit d’Anastase qu’il n’existait pas dès les premiers temps, mais seulement qu’on le remania à l’époque carlovingienne, où le goût des riches clôtures et surtout des trabes magnifiquement ornées se répandait de plus en plus. Le pape Pascal fut l’auteur de ces embellissements dans cette basilique. « Erexit sane sex inibi ante confes- « sionem sacri altaris purpureo colore columnas, quas k super et candidi marmoris trabem posuit, purpureis « dextra lævaque marmoribus nectens, illas scilicet, « celaturisque exornans satis commode decoravit. « Presbyterium quoque ipsius Ecclesiæ diversis mar- « moribus, quampridem fuerat, in melius reparavit1.

Ces clôtures étaient souvent de cuivre ou de bronze.

L’église des Saints-Apôtres construite par Constantin, à Constantinople, possédait un inconostase de bronze doré 2.

Le docteur Weale cite, comme un des plus anciens exemples, la crypte d’une église à Tépékermann, en Crimée, qu’il croit pouvoir dater de 350. Dans un angle de cette crypte, l’autel est environné d’une rangée de colonnes qui lui tiennent lieu d’iconostase. Ces colonnes s’élèvent sur un stylobate où l’on voit des croix vigoureusement taillées. Les chapiteaux supportent le plafond de l’oratoire; les intervalles étaient probablement fermés par des rideaux.

On nomme encore la grotte de l’Apocalypse à Pathmos, parmi les monuments les plus anciens. C'est un mur percé d’une porte et de fenêtres accouplées, le tout surmonté d’un Christ byzantin 3. Il est possible qu’une clôture de ce genre ait existé fort anciennement, mais ici, selon la gravure, les chambranles,

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