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Il m’a permis de le reproduire dans nos gravures. (PI. CCXLII.) La présence des marbres, le style de la trabe et surtout le plan de l’église, nous engagent à ranger ce monument parmi ceux de l’époque justinienne 1 .
Clavijo décrivant l’église monastique de Saint-Jean Ev EëSôfiw (septième), à Constantinople, dit : « Et aux portes de la clôture, il y a quatre colonnes de jaspe 2. »
VIT— VIIIe SIÈCLES.
Le vu6 siècle nous ramène en occident et au Dôme de Torcello; la grande nef de cette église est coupée par des chancels et un iconostase composé de six colonnes ; les dalles de marbre sculptées s’élevant à peu près à la moitié du fût interceptent les deux entre-colonnements latéraux et laissent à celui du milieu le passage libre. Les colonnes centrales sont beaucoup plus espacées ; on remarquera la variété des chapiteaux, comme forme et dimensions. (PI. CCXXIX et CCXLIII.) Deux marbres de chancels portent des lions affrontés au pied d’un arbre; du tronc de cet arbre sortent des rinceaux et des feuillages au milieu desquels se jouent des oiseaux et des lièvres; un quart de rond orné de dessins peu en relief et une bande de feuilles d’eau inclinées encadrent le panneau; les deux autres dalles montrent des paons affrontés debout sur des rinceaux, mangeant dans un calice, au-dessus d’une colonne ; des feuillages et rosaces remplissent le champ du cadre.
La trabe qui surmontait les colonnes n’existe plus, et M. Benouville m’a dit qu’il n’en avait pas retrouvé la moindre partie; elle a été remplacée par un large châssis de toile peinte tout moderne et sur lequel sont figurés la Madone et les douze apôtres; nous avons restauré le couronnement en nous inspirant d’une miniature du couvent des Arméniens. Les chapiteaux ;t, on ne peut en douter, remontent comme